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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 07:23
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Le grand n'importe quoi !
Les mots en mêlée !




  
À l'heure du coup d'envoi, c'est sûr, le monde entier (à l'exception d'un petit coin de du comité du Centre) parlera ovale, c'est dur  pour les béotiens! Tant de braves gens n'y comprendront rien, le lexique du Rugby exige initiation complexe et métaphore leste. La langue s'y délie, le mot vagabonde et les expressions fusent tout autant que les coups tombent sur le pré comme à Gravelote. Ne donnez pas votre langue au chat, prenez le temps de parcourir ces quelques lignes pour apprécier la langue de chez nous, celle qui se pratique après quelques abus, une langue de gueule de bois, en quelque sorte.

C'est à la lumière d'une chandelle, que vous devrez découvrir la chose. Le parler d'Ovalie fait grand raffut, ne riez pas sous cape. Il faut se vêtir d'une combinaison  et d'une cravate pour entrer dans la confrérie et surtout ne sauter aucune ligne. Derrière le rideau de vos paupières, vous découvrirez un ballon mort, tué d'un coup de marteau placé entre les deux yeux.

N'ayez crainte, si le combat fait rage, on se restaure aussi. Venez avec fourchettescuillères de bois et ou non, pour participer à la fête. C'est un jeu de passe de maçons auquel se livrent ces drôles de voyous, déménageurs de piano à la mine patibulaire, le cuir chante quelques chansons paillardes, c'est le rugby champagne qui se consomme sans modération.

Prenez alors un peu de hauteur, l'ascenseur vous tend ses bras, de solides menottes d'étayeurs farceurs, pour éviter que la cabane tombe sur le chien. L'animal a sa place dans ce jeu de mulet, d'ânes supposés et de gros cochons qui n'aiment rien tant que se perdre dans le maïs. Si un mammouth passe par là, méfiez-vous de son coup de pied, seul celui du rossignol ne vaut pas tripette !

Vous aurez alors à relever la mêlée à jolis coups de marteaux pour une belle générale. Vous avez, par mégarde, ouvert la boîte à gifles, une belle salade de phalanges vient vous remettre les pendules à l'heure. Bon prince, vous passerez l'éponge magique sur ces débordements qui ne sont que gentil folklore, ça brasse de l'air plus que tarin !

Vous êtes touchés par la grâce ovale, ne piétinez pas les platebandes ni les arpions de celui qui ratisse la balle. Plongez dans la fournaise, spontanée ou ordonnée, la bataille fait rage, les piliers tiennent la barre avant que de s'installer bien plus longtemps encore au bar, à refaire le match. Ne simulez pas l'enthousiasme, vous joueriez petit bras. Bien vite, on vous renverrait dans votre camp à grand coups de godasses, de chaussons ou de tampons.

Si vous en avez assez, plaquez tout,  prenez un carton pour ranger vos abattis, du moins ceux qui sont encore intacts. Ne restez pas dans le couloir, tout ce qui encombre sera impitoyablement déblayé. Vous resteriez en rideau, tout près des perches sans aller à dame ! Pour vos contacts, il est des moments charnières, ne manquez pas le passage de la patrouille et munissez-vous d'un pack solide, la communication est essentielle dans ce jeu si complexe.

Le chat est maigre, c'est qu'il a les oreilles en chou fleur en cherchant à poursuivre une gazelle. Il a ainsi l'avantage de pouvoir passez dans un trou de souris, il pénétrera alors dans le secret des Dieux, assistera médusée à l'éjection d'un œuf pondu par une cocotte magnifique.

Victime d'un coup pas très franc, constatant alors qu'il n'a plus toute sa tête,  le pauvre lecteur se trouve sous le joug d'un cerveau diabolique. Il essuie ses crampons, se retire sur la pointe des pieds de cet univers impitoyable et si énigmatique.

Au loin, le coq, la crête altière, fait une étrange fixation.  L'animal veut, c'est pas très malin, manger une fougère. Soudain, une horde en noir aux danses guerrières se jette sur le volatile afin de mettre un point final à ce délire en ce goinfrant d'un joli coq au vin.


    Ovaledélirement vôtre

Je dédie cet étrange verbiage à deux individus qui ne doivent pas aimer le Rugby pour nous priver ainsi de la fête de la Finale de la coupe du monde. À JEAN PIERRE P ET PATRICE D. notre reconnaissance éternelle !

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