Partager l'article ! Esvres 36 - Fleury 10: Une belle leçon ! L'impuissance évidente. Au regard de la premièr ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Une belle leçon !
L'impuissance évidente.
Au regard de la première opposition entre les deux formations, il était possible d'espérer un voyage favorable en Touraine. À l'aller, le jeu avait été d'une grande médiocrité
; Esvres n'avait alors dû son succès qu'à la faveur d'une impuissance congénitale de Fleury. Depuis, les verts
avaient enregistré quelques progrès qui les faisaient rêver à des jours meilleurs !
Pour les espérances, il faudra attendre. Les abeilles tourangelles nous ont fichu le bourdon pour quelques temps encore. Ils se sont littéralement promenés dans un jeu de
mouvement auquel nous fûmes parfaitement incapables de répondre. Profondeur, vitesse, soutien et surnombres seront les ingrédients d'une journée galère, d'une belle claque et de nouvelles
interrogations !
Pourtant, les trente premières minutes furent serrées. Le score n'évoluant que très peu jusqu'à ce que le naufrage se produise. Trois essais par mi-temps, une avalanche de
situations favorables marquèrent alors une implosion psychologique que nous n'osions redouter en début de partie, quoique …… !
Car l'échauffement, d'après Nicolas qui le mena, l'inquiéta. Des garçons amorphes, incapables de se faire violence, de mettre les habits de combattants. Le syndrome du mille-feuilles d'après mon associé, qui avait la pâtisserie en travers du gosier. La suite lui
donna raison et Fleury continua de manger sans modération.
Le début du match, le vent dans le dos, atteste notre incapacité à sortir de l'emprise des jaunes et noirs. Des relances en première main dans nos 22 mètres, l'inexistence du
jeu au pied, des ballons perdus lors des points de rencontres, une pénalité qui ne va pas en touche, …, la liste trop habituelle des défauts de l'année.
Fleury essaie bien mais ne provoque ni danger ni déstabilisation tant le jeu est lent et malhabile, que le manque de soutien au porteur reste rédhibitoire. Il faudra pourtant
attendre le quart d'heure pour que Esvres marque ses trois premiers points. Fleury réussissant même à recoller au score sur l'un de ses rares franchissements de la ligne médiane. 3 à 3 à la
demi-heure et puis la panne !
Une touche gagnée, un ballon immédiatement perdu au passage par le sol et un premier essai transformé. Le temps d'exploiter un second ballon qui sera encore perdu au sol et
Esvres marque dans la foulée une seconde fois pour assommer des garçons qui n'en pouvaient déjà plus. Pour conclure cette période et changer un peu la modalité, c'est encore un ballon exploité
par Fleury qui sera à l'origine du dernier essai : un ballon qui change de main, cette fois lors d'un maul et qu'on retrouve derrière les perches : 3 à 20 aux oranges.
Lors de cette première partie, Fleury a eu à exploiter 23 ballons pour 37 passes seulement pour 41 temps de jeu, 5 ballons perdus au sol, 3 sur mauls, 1 sur mêlée, 2 sur
touche, 3 au pied. Il y a un déchet trop important et une impossibilité de continuité qui ôte vraiment tout espoir de victoire.
La suite sera plus indigente encore pendant trente minutes. Sur le coup d'envoi, Esvres marque d'entrée sans que les fleuristes n'aient touché le cuir. La suite continuera dans
la morosité. Les ballons changent de main avec une régularité confondante : 5 fois au sol encore, plus souvent au pied avec un changement de stratégie qui s'avère trop tardif et parfaitement
improductif tant la défense dans le désordre est en échec.
Les plaquages manqués se multiplient et Esvres marque encore deux essais et en manque quelques-uns parce des joueurs ne renoncent pas quand les autres ont baissé les bras. Il
faudra attendre le sursaut de la fin de match pour marquer enfin notre premier essai de l'année civile ! C'est le plus ancien qui portera l'éteuf derrière la ligne pour montrer aux autres qu'il
n'est pas question de renoncer. 10 à 36, la note est sévère et elle aurait pu l'être beaucoup plus !
Lesbrasm'entombement vôtre
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