Partager l'article ! Et l'histoire se termine encore de la même manière.: Fanny sur tous les voyages. ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Fanny sur tous les voyages.
Si la réserve termine son championnat en trombe et en beauté, notre pauvre équipe fanion n'en finit pas de traîner sa misère, son impuissance et sa poisse. À Dammarie comme
souvent cette saison, les efforts ne furent pas payés de retour et quelques petits détails ont manqué pour qu'une juste récompense tombe dans l'escarcelle des verts et rouges.
Le match s'est peut-être joué dès le vendredi avec la composition de l'équipe en fonction des présents sur le pré. En plaçant une triplette défensive trop inexpérimentée, non
seulement j'ai mis en défaut trois garçons qui ne méritaient pas pareille punition mais j'ai compromis le départ de ce match. Il aurait fallu dans ce contexte que leurs partenaires prennent
davantage conscience de ce contexte et jouent plus en occupation en début de partie.
Hélas, ce ne fut pas le cas et les mêmes défauts ont provoqué toute l'année la même sanction. Des ballons perdus au contact, des fautes dans notre camp, des maladresses qui
remettent l'adversaire dans le jeu et tous les efforts restent lettre morte au coup de sifflet final. C'est encore ce qui se passa à Dammarie avec un début de partie vent dans le dos et un jeu
qui stagne dans notre camp faute de jeu au pied long.
Une maladresse et sans jouer, les rouges mettent trois points. La défense du troisième rideau pas assurée et nous voilà contraint de sortir trop prématurément nos pauvres
partenaires, blessés par ce désaveu évident. À cela, il faut ajouter deux échecs sur des pénalités passables et nous avons les ingrédients de la future désillusion.
Heureusement en fin de mi-temps les gros trouvent les ressources pour aller à dame derrière une pénalité jouée à la main. Un maul s'organise, la poussée se réalise à treize
mais ne permet pas d'aller au bout. Le jeu rebondit et la balle finit enfin derrière la ligne. 7 à 3 le rêve est possible.
Une faute stupide, une pénalité qui fera mal au décompte final parce qu'une fois encore, après avoir marqué, Fleury n'est pas capable sur le coup de renvoi de faire ce que
réussissent toutes les bonnes équipes de Rugby : « Prendre la balle, la mettre à l'abri et retourner chez l'adversaire au pied ! ». Au lieu de quoi, Fleury laisse toujours s'installer
l'adversaire dans son camp pour qu'il reprenne tranquillement confiance.
Le début de la seconde période sera un long et incompréhensible encéphalogramme plat. Pendant près de quinze minutes, les verts ne font plus rien de bon, ne se sortent pas de
leur camp, tentent sans réussir et ne réussissent pas à s'en sortir. La sautée dans les vingt-deux mètres finit par une « cagade » et donne la possibilité aux beaucerons d'enfoncer le clou.
Heureusement leur buteur est maladroit …
Finalement à force de ne rien faire, de ne pas être à dix mètres à chaque pénalité, la fessée arrive toujours et les rouges passent logiquement devant au planchot. 7 à 9 sans
se révolter, il y a de quoi se mettre en boule. C'est le moment choisi par Fleury pour redonner du bonheur à son jeu. Des attaques, des relais, de l'envie quand elle manqua tant pendant un temps
qui parut interminable.
A force d'essayer, à force de mordre dans le ballon, le coup de sifflet libérateur survient et la pénalité passa entre les perches. 10 à 9 l'impossible était à portée de bras.
Mais la réception fut fatale une fois encore. Maladresse et faute immédiate. Immaturité ou inconstance chronique, Fleury mena au score moins d'une minute. 10 à 12 et quelques minutes d'espoir
pour renverser la vapeur.
L'énergie du désespoir à ceci de pathétique qu'elle est belle mais très rarement efficace. Des vagues farouches qui échouent sur une précipitation, une faute de main ou une
mauvaise passe. L'arbitre siffle une fois encore sur une défaite pas forcément justifiée mais expliquée par des petits détails qui sont trop systématiquement en notre défaveur.
Découragement vôtre.
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