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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Et la souris accoucha d'une montagne ...

Le sommet émoussé !

 





Le plan communication a fait long feu. Pourtant jusqu'à présent, nous avions eu droit à tout ce qui se faisait de plus impudique pour nous rabaisser au rang de spectateurs émerveillés. Nous devions baver devant nos écrans de « décervelisation » en admirant à distance les grandes heures et les petits heurts de la vie d'un homme qui fit don de sa personne à la France et au monde de la finance.

Nous eûmes l'intronisation en famille, le presque début d'une présidence en couple avec ce petit parfum supplémentaire de la famille recomposée, des enfants d'une autre qui sont d'abord ceux du grand homme. Puis, allant jusqu'au bout de cette envie de tout changer, de tout distordre pour rentrer dans les manières si peu commune de notre président, on confia à sa femme des missions diplomatiques. Elle libéra les infirmières bulgares pour le plus grand honneur de la France !

Hélas la vitrine se fendillait, la réalité d'un quotidien si pauvrement banal s'imposa à tous. Les aléas d'un couple mis au grand jour, c'était la première conséquence de cette exposition nouvelle. La rupture en directe, les aveux d'un mari défait, la compassion générale pour le cocu sublime, l'opprobre pour la femme volage, tout rentrait dans l'ordre.

Habilement, on nous fit croire à la belle histoire d'amour. L'eau de rose coulait dans les allées de Mickey land, la patrie des grands enfants et de ceux qui refusent de grandir. Le plan marketing fonctionna à plein, Jacques en fidèle ami de ceux qui occupent le poste suprême se mêla de jouer les entremetteurs. La dame était fort belle, riche à souhait et célèbre pour donner à l'idylle des allures de roman de gare !

Il y eu alors la confession impudique, la déclaration d'amour du président redevenu homme. Il y eut surtout le changement définitif de statut : le cocu magnifique devint le séducteur jalousé par la terre entière. Il ne restait qu'à officialiser l'union de la carpe aphone et du chaud lapin. Un mariage dans le Palais, entre témoins de bonne société, porteurs de valise et  de casseroles, mais ceci est une toute autre histoire …

Le bonheur c'est simple comme la visite des lectrices de Elle dans l'intimité de ces deux-là. La chanteuse reçoit ces dames, évoque de belles banalités quand son cher mari revient de son footing dans les jardins de leur luxueuse maison de fonction. Un petit mot qui fleure bon la passion folle et notre Président devient le chouchou de la nation !

Les vacances des époux, le soleil, les belles demeures et les photos judicieusement étalées sur des papiers glacés. Les émeutes, c'est du moins ce qu'on nous fait croire, quand la première dame suit son conjoint en voyage officiel. L'image de la France passe par le sourire figé de la belle Italienne, le nouveau joyau de la couronne.

Les péripéties pathétiques du rejeton de notre homme ne touchèrent guère l'image du moment. Pourtant, ce fut le début de la fin. Chacun comprit progressivement que ce spectacle permanent de la vie intime, cette confusion entre le privé et le public, entre la famille et les intérêts de la nation n'avait que trop duré. C'est en cette période de désamour que le dernier étage de la fusée devait être mis en branle.

La dame allait donner un héritier et surtout, la France entière le lui souhaite, une fille à notre homme. Mais la fatigue avait gagné toutes les ménagères. Les citoyens trouvaient de plus en plus amère cette opérette à paillettes quand leur réalité quotidienne était de plus en plus sombre. Le président avait lassé, la grossesse devait se passer dans la plus grande discrétion ! Il y eut bien quand même ; chasser le naturel, il revient en photo, quelques clichés sur les magazines bidons !

Maintenant la dame accouche. La  « représidentialisation » de son géniteur de mari est passée par là. Il faudra mettre bas en catimini et ne point trop en faire. La montagne accouche d'une souris à moins que ce ne soit l'inverse et, définitivement, on s'en contrefout ! La chanteuse aphone s'offre la clinique de la Muette, seul bonheur que nous allons partager ; son silence !

Désarmement leur.

Vidéo :
Yves duteil prendre un enfant par la main par jc761

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Didier Rochon 10/10/2011 20:29



Bien le bonjour à tout le monde. Oui cher Bernard, on nous prend, ou du moins on essaie, pour des demeurés. Pendant des siècles l'église a fait ses messes en latin. pratique, personne n'y
comprenais rien, c'était bien pratique. On prenait donc les gens pour des demeurés. A l'heure actuelle bien des choses ont changé. Est-ce bien vrai? Je vais prendre en exemple les dernières
déclarations de Dame Sarkozy (je vous évite le nom complet, et puis je ne suis pas sûr de l'écrire comme il faut, et par les temps qui courent un procès est si vite arrivé....), oui donc, c'était
lors d'une interw, non, je vais dire entretien, avec Dame Kouchner sur la radio de la perfide Albion, qu'elle était tombée sous le charme du petit bonhomme car il lui sortait tous les noms de
fleurs qu'il y avait dans les jardins du palais: là c'est une tulipe, là c'est une rose, etc. Mon dieu, s'exclama t-elle, il faut que j'épouse cet homme! Franchement, à tomber sur le cul!!!!!! Et
il y a eu des journaux pour relayer ça!!!!!!!!!! Là encore, on nous prend pour des demeurés. Rien n'a changé depuis le Moyen âge et ça continue à me chauffer les oreilles


Didier



BR 11/10/2011 06:39



Didier


 


Voilà un retour qui fait plaisir et le ton n'a pas changé. L'indignation au cœur et la colère en action. Merci, je ne me sens pas seul. Notre botaniste nous fait perdre notre latin et s'offre une
italienne dernière langue. Berlusconi et lui font une jolie paire.


 


Bonne journée