Partager l'article ! Et la souris accoucha d'une montagne ...: Le sommet émoussé ! Le plan communication ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Le sommet émoussé !
Le plan communication a fait long feu. Pourtant jusqu'à présent, nous avions eu droit à tout ce qui se faisait de plus impudique pour nous rabaisser au rang de spectateurs émerveillés. Nous
devions baver devant nos écrans de « décervelisation » en admirant à distance les grandes heures et les petits heurts de la vie d'un homme qui fit don de sa personne à la France et au monde de la
finance.
Nous eûmes l'intronisation en famille, le presque début d'une présidence en couple avec ce petit parfum supplémentaire de la famille recomposée, des enfants d'une autre qui sont d'abord ceux du
grand homme. Puis, allant jusqu'au bout de cette envie de tout changer, de tout distordre pour rentrer dans les manières si peu commune de notre président, on confia à sa femme des missions
diplomatiques. Elle libéra les infirmières bulgares pour le plus grand honneur de la France !
Hélas la vitrine se fendillait, la réalité d'un quotidien si pauvrement banal s'imposa à tous. Les aléas d'un couple mis au grand jour, c'était la première conséquence de cette exposition
nouvelle. La rupture en directe, les aveux d'un mari défait, la compassion générale pour le cocu sublime, l'opprobre pour la femme volage, tout rentrait dans l'ordre.
Habilement, on nous fit croire à la belle histoire d'amour. L'eau de rose coulait dans les allées de Mickey land, la patrie des grands enfants et de ceux qui refusent de grandir. Le plan
marketing fonctionna à plein, Jacques en fidèle ami de ceux qui occupent le poste suprême se mêla de jouer les entremetteurs. La dame était fort belle, riche à souhait et célèbre pour donner à
l'idylle des allures de roman de gare !
Il y eu alors la confession impudique, la déclaration d'amour du président redevenu homme. Il y eut surtout le changement définitif de statut : le cocu magnifique devint le séducteur jalousé par
la terre entière. Il ne restait qu'à officialiser l'union de la carpe aphone et du chaud lapin. Un mariage dans le Palais, entre témoins de bonne société, porteurs de valise et de
casseroles, mais ceci est une toute autre histoire …
Le bonheur c'est simple comme la visite des lectrices de Elle dans l'intimité de ces deux-là. La chanteuse reçoit ces dames, évoque de belles banalités quand son cher mari revient de son footing
dans les jardins de leur luxueuse maison de fonction. Un petit mot qui fleure bon la passion folle et notre Président devient le chouchou de la nation !
Les vacances des époux, le soleil, les belles demeures et les photos judicieusement étalées sur des papiers glacés. Les émeutes, c'est du moins ce qu'on nous fait croire, quand la première dame
suit son conjoint en voyage officiel. L'image de la France passe par le sourire figé de la belle Italienne, le nouveau joyau de la couronne.
Les péripéties pathétiques du rejeton de notre homme ne touchèrent guère l'image du moment. Pourtant, ce fut le début de la fin. Chacun comprit progressivement que ce spectacle permanent de la
vie intime, cette confusion entre le privé et le public, entre la famille et les intérêts de la nation n'avait que trop duré. C'est en cette période de désamour que le dernier étage de la fusée
devait être mis en branle.
La dame allait donner un héritier et surtout, la France entière le lui souhaite, une fille à notre homme. Mais la fatigue avait gagné toutes les ménagères. Les citoyens trouvaient de plus en plus
amère cette opérette à paillettes quand leur réalité quotidienne était de plus en plus sombre. Le président avait lassé, la grossesse devait se passer dans la plus grande discrétion ! Il y eut
bien quand même ; chasser le naturel, il revient en photo, quelques clichés sur les magazines bidons !
Maintenant la dame accouche. La « représidentialisation » de son géniteur de mari est passée par là. Il faudra mettre bas en catimini et ne point trop en faire. La montagne accouche d'une
souris à moins que ce ne soit l'inverse et, définitivement, on s'en contrefout ! La chanteuse aphone s'offre la clinique de la Muette, seul bonheur que nous allons partager ; son silence !
Désarmement leur.
Vidéo :
Yves duteil prendre un enfant par la main par jc761
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