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Le monde selon C'est Nabum

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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 09:46
- Publié dans : Fable - Communauté : Les chroniques de la meute

Le pire n'est que certain …

 



Un petit homme a pris le pouvoir en un pays. Il a raflé la mise lors d'élections où il a fait preuve d'un redoutable savoir-faire. Il promettait alors monts et merveilles, une nouvelle gouvernance, des temps nouveaux où le pays sortirait décomplexé de sa lumineuse action.

Mais hélas, le ciel s'est obscurci, le Monde n'a pas daigné se mettre au diapason de son indestructible conviction. La crise est venue se mettre en travers d'un chemin qui devait être de roses, de deniers et de lauriers.

Le petit homme a poussé quelques colères, insulté de braves citoyens, remué ciel et terre pour renverser l'inéluctable cours des choses. Il croyait qu'il suffisait de claquer des doigts ou bien de la langue pour que ses semblables s'inclinent devant son infaillible don de bête politique. Mais hélas, les faits sont plus têtus que lui, la réalité ne se plie pas toujours aux caprices des puissants.

Notre petit homme s'est réfugié dans l'ombre des puissants, ces êtres de tant de biens qu'ils ne savent plus qu'en faire et se désespèrent de trouver paradis fiscal à leur goût. Pour complaire à ses idoles de toujours, petit homme leur a offert en cadeau un bouclier fiscal que les pauvres gens portent comme un fardeau insupportable.

Petit homme ignore tout de la vie des humbles, des miséreux, de ceux qui ne sont pas nés une cuillère dorée dans la bouche. De la Province, il ne sait rien, il a grandi sous les lambris et les dorures des palais, des palaces et des yachts.

Quand petit homme a compris que ses gesticulations n'avaient , bien au contraire, rien changé à la vie des manants, il lui vient l'idée affreuse de semer la peur et la haine dans les cœurs pour continuer à profiter de sa vie princière.

Il a montré du doigt, jour après jour, une minorité, un groupe, une catégorie de ses gens. Il y eut les habitants des quartiers de misère, les chômeurs qui ne veulent bien sûr jamais travaillé, les jeunes désœuvrés, les fonctionnaires inutiles, les enfants de moins de treize ans, les femmes voilées, les jeunes retraités, les gens du voyage et tous les étrangers qui ne sont pas désirés.

Chaque jour, la liste des exclus de son monde est un peu plus longue. La haine transpire dans son pauvre pays à coups de bulletins d'information, de faits-divers montés en épingles, d'annonces immédiates, de solutions simplistes qui flattent les lâches et ceux qui ne sont pas vraiment concernés.

Quand son monde s'effondre, quand les affaires, les malversations, les petits arrangements entre amis se multiplient à l'envie, il tapent à tour de bras sur des cibles passives, des victimes commodes et des innocents certains. Le bruit qu'il fait est ainsi destiné à couvrir le tumulte de ses œuvres impies, de son amour immodéré pour l'argent.

L'écran de fumée qu'il dresse ainsi ne devrait tromper personne. Hélas, il a insinué dans le cœur des gens ce poison affreux qui porte bien des noms. Qu'on le nomme : Ostracisme, Xénophobie, Racisme ou bien encore Islamophobie, il pervertit les hommes et détruit les principes qui permettent de vivre en paix dans un pays.

Petit homme se moque de ce poison immonde, il se joue des plus terribles sentiments que d'autres avant lui manièrent avec les résultats que l'on sait. Il sème la haine, (pour ?) récolter la tempête. Il espère simplement qu'elle se détournera de lui pour anéantir des victimes innocentes. Fasse qu'il se trompe et que les braves gens de ce pauvre pays se réveillent avant qu'il ne soit trop tard !


Boucémissairement sien.

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