Partager l'article ! Faut-il faire sauter les banques ?: Le chèque en bois de client ! ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Le chèque en bois de client !
Il y a des professions qui ne se mouchent pas du nez. Les banquiers viennent d'être pris la main dans nos poches et concomitamment dans un sac fort épais. Nos chers
professionnels du dépôt à vue, de crédit qu'on ne voit jamais venir et du débit plus rapide que les ajo ont été déclarés de mèche par le gendarme de la commission de la concurrence. Entente
cordiale certes mais parfaitement illicite et sur les comptes de tous les pauvres « On » de clients.
La chose n'est pas nouvelle, la profession n'a jamais brillé par sa transparence et l'opacité suisse n'est en la circonstance que l'aboutissement d'une tendance naturelle au
secret et aux coffres -forts bien gardés. La banque paie rarement et encaisse bien plus souvent. On ne peut la blâmer, c'est une garantie de sérieux et de bonne gestion.
Mais l'entente incriminée par notre contrôleur zélé n'est pas très flatteuse pour les professionnels de la profession monétaire. Ils se seraient entendus à onze officines
douteuses pour faire payer des frais de compte convenus et sans doute exorbitants aux pauvres cochons de clients que nous sommes.
Pris la main dans la tirelire, les banquiers sont sommés de payer une fort lourde amende en monnaie sonnante et malheureusement trébuchante. Trois cents quatre -vingt- cinq
millions d'euros pour les vilains fripons qui nous ont fait cracher au bassinet de la commission bancaire. Nous en serions ravis si une nouvelle fois, le dindon habituel de la farce libérale ne
se retrouve pas une nouvelle fois plumé à tous les bouts de la chaîne.
Car, qui a payé fort cher un service qui eut pu , selon les principes théoriques implacables de ce système économique de plus en plus hypocrite, (nous eussions dis-je,)
bénéficier de la légitime concurrence entre les enseignes pour réduire la sus-dite commission inter-bancaire ? Au lieu de quoi, les bandits sans cagoule ni arme, se sont régalés sur notre
compte.
Ils vont devoir payer et comment pensez-vous qu'ils vont faire ? En mettant à contribution leurs clients, nous encore, qui avons déjà été volés une fois et devrons payer d'une
manière ou d'une autre (mais je ne me fais aucun soucis sur leur néfaste imagination) la punition méritée.
Je doute que l'argent récupéré par madame Lagarde retourne aux victimes, nous ne sommes pas dans une société qui aime à distribuer de petites miettes au plus grand nombre. Il y
a bien mieux à faire et d'abord donner à ce brave et loyal Bernard Tapie la juste récompense pour ses revirements permanents et son amitié pour le patron de madame la Ministre.
C'est Nabum a décidé de suivre l'exemple donné par nos hauts dirigeants. Je ne vais reculer devant aucune bassesse et je vous donne le nom de ces affreux, sales et méchants banquiers
de la honte et de la magouille. BPCE, le Crédit Agricole, BNP Paribas, la Société Générale, La Banque Postale, le CIC, LCL, HSBC, le Crédit du Nord, le Crédit Mutuel et pourquoi ne pas se gêner :
la Banque de France elle-même !
Je tiens à féliciter le
Crédit Lyonnais qui a trouvé le moyen d'être dans tous les coups fourrés de l'actualité récente. C'est du grand art et il faut savoir reconnaître tous les talents. Bien-sûr, nous tairons la
crise récente où nous avions déjà été largement sollicités pour sauver ces sociétés sans foi ni loi qui, depuis, ont totalement oublié de partager les immenses bénéfices qui ont suivi le renflouement collectif.
Ainsi va cette merveilleuse société qui se nourrit des petits pour engraisser un peu plus chaque jour des gros de plus en plus obèses jusqu'à en devenir indécents.
Chèquenboisement
vôtre
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