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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 06:31
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Les rugbymens

Sept fois ! Ce fut la bonne ….


Enfin !


    Vaillants, les fleuristes le furent pour empocher enfin leur première victoire au terme d'un combat qui finalement ne vaudra que par son issue favorable. Il en fallut de la vaillance pour combler les maladresses et renverser une situation compromise d'entrée de jeu par deux essais cadeaux offerts à des visiteurs qui en profitèrent pour se sentir en territoire facile. Deux actions en première main, deux occasions où notre défense collective fut catastrophique.

    Inconstants, les locaux alternèrent les temps forts et les moments de total flottement, preuve s'il en était de leur difficulté à acquérir cette confiance indispensable au succès. Il y eut des déchets dans de nombreux secteurs et seule la volonté d'échapper à la spirale de l'échec permit de trouver les ressources de la révolte.


    Courageux, ils le furent en diable en refusant de plier dans les dernières minutes alors qu'ils se trouvèrent à portée de fusil et d'essais de Solognots ragaillardis par leur supériorité numérique. Un carton jaune fut attribué au capitaine pour deux plaquages destructeurs. Ils eurent pourtant le mérite de briser des situations dangereuses et marquèrent plus les esprits que les corps.

    Traqueurs. Ce fut incontestablement ce qui perturba les décisions de fin de partie. La peur de connaître à nouveau la défaite bloqua les joueurs qui avaient une fâcheuse tendance à effectuer les mauvais choix, les gestes les moins adaptés à la situation et au rapport de force. Salbris profita de cette période d'angoisse pour camper dans le camp de Fleury sans autre profit qu'un retour à distance de bonus, ce qui peut s'avérer crucial à l'avenir.

    Orgueilleux !   En voilà une belle qualité pour qui veut porter des crampons et fouler une pelouse de Rugby. Cet orgueil qui fit serrer les poings au moment opportun et montrer ainsi que les verts de rage étaient aussi rouges de colère. Belle réaction collective qui pour les connaisseurs de ce jeu est un signe de cohésion retrouvée quand ses détracteurs ne voient qu'un pugilat lamentable.

    Impatients,l'éternel grief quand le joueur ou l'équipe confond vitesse et précipitation, jeu rapide et décisions trop hâtives. S'il était bien de jouer vite les pénalités, ils ne fallait pas ensuite poursuivre à ce rythme par trop endiablé pour espérer construire une action cohérente. Le vite du départ ne doit pas être suivi d'un n'importe quoi informe et souvent individuel.

    Réalistes, les joueurs de Fleury le furent de deux manières. D'abord en se regroupant sur ce maul qui fit naguère la force du collectif pour marquer deux essais collectis par la force des joueurs unis derrière la volonté de marque. Ensuite, ils doivent leur succès à la botte retrouvée, celle qui hier encore nous laissait à distance de nos vainqueurs et fit de nous, aujourd'hui des sportifs qui levèrent les bras au ciel au coup de sifflet final.

    Enthousiastes, enfin car ils mirent tout leur cœur et leur énergie pour décrocher cette récompense indispensable au compétiteur. Ils le firent avec bien-sûr des maladresses et des imprécisions, des fautes évitables et des confusions malencontreuses, mais sans jamais se départir de cette flamme intérieure qui permit à certains même de dépasser leur limites physiques.

    Victorieusement leur !

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