Partager l'article ! Fleury 3 – Vendôme 17: Les Fleuristes déjà défaits dans leur jardin. ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Les Fleuristes déjà défaits dans leur jardin.
L'automne ne fait jamais le printemps et un nouvel entraîneur ne change pas immédiatement un processus de fond. Depuis quelques années, le groupe est
vieillissant avec peu de renouvellement des cadres et avec un affaiblissement considérable du nombre de chevaux légers. Dimanche ces données sont apparues cruellement malgré une débauche
d'énergie et de bonne volonté des joueurs.
La partie avait pourtant parfaitement bien débuté. Un coup d'envoi travaillé à l'entraînement avait semé le trouble dans les rangs adverses. L'ailier récupérait la balle et
adressait une passe gagnante à un flanker qui hélas laissa échapper la balle de match. Ce fut significatif des difficultés à venir avec beaucoup de maladresse dans les transmissions.
Puis nous eûmes encore deux pénalités dans le domaine du possible qui restèrent lettre morte. Une pénalité jouée à la main dans un désordre qui empêcha de pointer à dame.
Vendôme eut quelques minutes de désarroi puis, les points ne venant pas récompenser les initiatives des vert et rouge, ils firent une première incursion dans notre camp. Un plaquage haut plus
tard, leur première visite était récompensée de trois points.
La seconde fois, après une mêlée au centre du terrain, ils profitent d'un manque de communication en défense pour aller pointer sous les perches : 0 à 10, beaucoup d'efforts
pour moins que rien ! Le coup au moral était manifeste, les petites carences apparurent de plus en plus criantes : faiblesse du jeu au pied, défense trop haute et inefficace, maladresse au
contact, absence de joueurs franchisseurs …
Malgré tout, l'envie était encore présente et à la fin de la période un balle d'essai immanquable annonçait l'ouverture de la période des vendanges. Ce fut comme un signe
d'impuissance et la suite nous confirmera cette fâcheuse impression.
À la pause, nous demandions aux joueurs de se recentrer sur le jeu groupé pour concentrer les adversaires, toujours en surnombre dans toutes les circonstances. Le remède ne
fonctionna pas vraiment, les môles se structuraient bien trop lentement et ne permettaient de récompenser le seul domaine de domination de nos couleurs avec la mêlée devenue hélas parfaitement
inutile avec les nouvelles règles.
Le jeu fut plus équilibré sans pour autant offrir des occasions d'essai à Fleury. Trop de fautes et de maladresses, pas assez de jaillissements. Au contraire de Vendôme qui en
plusieurs occasions déchira véritablement un rideau défensif bien fragile. Il fallut des miracles et des sacrifices pour éviter le naufrage.
Une nouvelle pénalité face aux perches manquées confirma le mal fleurissois ! À ce bilan déjà inquiétant, il faut rajouter la blessure sans doute assez grave du leader des
trois quarts et nous avons devant nous de grosses remises en cause collectives pour retrouver un peu de compétitivité.
La fin de partie illustre à merveille la fébrilité et la faiblesse d'un groupe qui revenu à 7 points de l'adversaire après une réussite au pied donna véritablement un essai à
l'adversaire par une série de précipitations incroyables.
Le baroud d'honneur fut totalement improductif avec trop de désordre, trop de précipitation encore et surtout le manque de puissance pour gagner les duels. Il va y avoir du
boulot et une redéfinition des rôles. Il est impossible de gagner sans franchir la défense adverse !
Clairement vôtre
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