Partager l'article ! Fleury laisse filer le bonus et Denis: Vendanges tardives d'Alsace. ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Vendanges tardives d'Alsace.
Une fois encore, une fois de plus, le Cercle joue, produit des actions de qualité qui avancent, qui ouvrent de réelles possibilités de marque mais l'individualisme ou le manque de lucidité font avorter des actions qui devraient aller à dame. L'habitude est trop ancrée pour évoquer des raisons conjoncturelles (froid – nouveaux joueurs – arbitrage tâtillon). Il y a bien un état d'esprit qui ne donne pas priorité au schéma collectif, la passe se fait par défaut, le soutien est mal placé et le porteur trop pressé de conclure.
J'avoue ne plus savoir que dire pour être compris par d'autres que les quelques joueurs qui tiennent la baraque et qui, eux aussi, se trouvent démunis pour passer du statut d'une équipe joueuse et sympathique à une formation impitoyable et efficace. La nuance est de taille, elle demande un changement d'état d'esprit quand un joueur commet une erreur. Il doit passer du « C'est pas grave, je vais me rattraper la prochaine fois ! » à la colère contre lui-même et l'exigence absolu de corriger définitivement le travers constaté. C'est peut-être cela un compétiteur, un joueur en colère et perfectionniste.
Ajoutons que nous manquons cruellement de vitesse même si l'arrivée de Lucas donne de réels espoirs dans ce registre, qu'il y a des garçons trop gentils au moment de devoir faire l'action déterminante et que la discipline n'est pas notre point fort. Il y a au total beaucoup à faire individuellement d'abord dans une remise en cause de l'approche de votre pratique et collectivement dans l'intégration des demandes simples que l'on ne cesse de vous répéter.
Je suis désolé de terminer le passage de Denis dans ce club qui restera j'en suis certain son deuxième club de cœur après Thann avec un bilan aussi sérieux, lui qui nous apporta sa bonhomie, son vin d'Alsace, son humour, sa chaleur et son sens de la fête et de l'amitié. Cependant, le responsable qualité, le cadre de haut niveau ne reniera pas cette analyse et c'est ma manière de lui rendre hommage que de terminer son parcours à Fleury par des propos consistants.
Pour revenir bien vite sur un match qui aurait pu tourner à la démonstration de jeu au large et qui finit en bouillie de rugby, les statistiques donnent des idées assez contrastées de l'après-midi. Nous avons joué 26 ballons en première mi-temps pour 58 temps de jeu et 73 passes. Vous êtes passés 24 fois par le sol dans un souci d'avancer très positif à ce moment là tout en vous organisant 6 fois en maul. L'arbitre a sifflé 20 pénalités, ce qui ne favorise pas le jeu.
Lors de la seconde mi-temps, coupée par une arrêt de jeu de près de trente minutes dans le froid où la stupidité du règlement nous empêcha de passer au chaud, vous vous avez joué 24 ballons avec seulement 41 temps de jeu et malgré tout 51 passes. Mais vous n'êtes passés que 9 fois au sol, preuve que l'effort de défier l'adversaire avait quitté certains pour seulement 3 mauls. Monsieur L'arbitre siffla encore 23 fois de plus et fit du hachis de cette partie.
Les données attestent d'une belle envie de déplacer le jeu avec 124 passes, un record cette année. Mais l'évitement ne fut pas garant de conservation et de continuité et le défi individuel s'étiola au fil de la rencontre. Il y eut trop de jeu au pied non pertinent et un manque de liaison entre les avants et les arrières. Ceci s'expliquant par les changements et devant se corriger.
Le premier essai fut marqué derrière une mêlée jouée sans complication avec 3 passes. Le deuxième après une DSK S et 6 passes très
fluides. Le troisième derrière une mêlée et un dépa
rt 8 - 9. Rien de compliqué, rien de sophistiqué et surtout tout en première main. Ce qui signifie également qu'en multipliant les temps de jeu : 99 lors du match, nous perdons toute efficacité et de nombreux ballons en cours de route.
Il faut revenir à un jeu simple, direct et collectif pour franchir ce pas qui semble se dérober à chaque fois. Le match contre Salbris sera significatif et loin d'être évident. J'attends une réaction de tous et de chacun. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à souhaiter bonne chance à Denis pour son nouveau challenge professionnel à Compiègne et pour son intégration avec l'équipe de Senlis. Qu'il sache qu'il y aura toujours une porte ouverte (et une cave) pour lui dans le coin et pas qu'une d'ailleurs.
Alsaciennement sien.
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