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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Gaston Couté soutient les Libé-chiens d'Orléans

Quèques Berdouillements de ch'eux nous !

Journal d'un bouseux d'Orléans.




J'vons vous conter les aubours qui nous arrivent à c't'heure, nous'autes les pauv'bouseux de not'province. An'huy nous n'avons plus qu'à clabauder, nous les p'tiots geigneux d'Orléans. Dans not' hotteziau, on nous a persurré not' journal à nous, not LibéO, là où tout à loisir, nous jaspolions sur les bourgeoisiaux et  tout ceuss du grand'mond !

Notre brav » colleux, le p'tit gâs Mourad, d'avoir trop emberné les notabilités, de magner les mots de travers, de point s'abaisser d'vant ceuss d'en haut, de s'gausser des Mossieux d'icit sur son baveux, y'on fait fermer sa goule y'a pas plus tard qu'le premier mai.



Nous aut ' nous v 'la ben embistrouillés. Parce qu'l'Demorand s'est entr'aponté avec nos malfaisants à nous, nous n'avons plus ren pour geuler not' colère. Nous voil'a bon qu'à rester les deux pieds dans le fient à tarper dans la marde des ceuss' qui s'engrassent sur not' dos ! Sa pratique il n'en a ren à fiche le parisien tout affairé à remplir son bas d'laine.

Les Libé'chiens, nous avons grimpé jusqu'à not' capitale. Une belle
assemblée de braillards, de baladins ou de ch'mineux, des moins que pas grand chose devant les bureaux pour que decesse notre LibéO. L'Nicolas, pas fier pour deux soldes, y s 'présenta à nous pour r'garder nos affiches. Et vl'a que je t'promets de nous écouter, de réfléchir itou et de nous donner réponse, parole d'arracheux d'dents ou de vicaire à pognon !



Les belles paroles. Y'nous a pris pour des berlauds et des berlaudines nous au bas  de son atéyier,pour s'prom'ner un peu. Y' a ben bagosser un brin, preuv'qu'il était pas fierot le gâs à Rotechild, lui qui va à Hue ou à Dia au gré du vent. Puis s'est rengorgé un peu, a fait queques sourires , s'est barlancé pour amadouer les poques ! J'vous donnerai répons, parole de moué. Juré craché, si j'mens, j'm'retrouve à TF1.

Quant'à la Collin, A s'en est ensauvée ben plus vite, frayant son ch'min sans un regard pour la plétaille. ! A l'était point benaise la donzelle qui bouchonnait l'devant de sa biaude.  Y'avait du charnisson sur son ch'min. Des ch'tiots de la campagne, des drôles qui lui f'raient ben queques caberioles pour lui faire entendre raison. A ben détalé dans sa cariole ! « Va au diable briffrerÉcœurdés d'la tête d'vieau ! » y'avons geulé à son train, d'ce comportement. « Faut ben crér qu'A s'en fout d'nous, la pécorde  !»



Nous étions tous gaïtieaux, les autes du journal, ils n'étaient pas là pour nous j'ter la pierre. Les magnes de leurs patrons: des ouésieaux qu'le journal engrèss dans son sein, ça les faisaient ben marrer. Ils venaient quérir nos raisons de colères. Ben vite, s'disaient qu'leur tour viendra. Faisaient pouah en r'gtchant l'nez.

Nous, la faim nous tenaillait l'vente. Nous avons décampé pour nous j'ter une rinçounnette puis roigner dans une gargotte du coin. Fallait rentr'er chez nous. Y'a du ch'min de la Capîtale à not'' pauv carré de terre. Y'en avait assez de ces sournoués'ries et ces mauvais'têts. Fallait continuer la bataille, on s'rtrouvrait tertous sur la place du Martroué pour r'meuner not goule !



Le premier Mai, point question de brailler au champ de naviots pour entarrer not LibéO. Nous voulions mettre une roustée à nos villotiers. quérrier not' désappointement et sufler les bâveux qu'y s'parlottent, se berlancent quand le vent est mauvais. Nous les bouseux, nous vourin entend'e, notre LibéO, y nous l'faut quitte à baîller un ch'tio peu de jaunets pour continuer à beugler itou des tauzieaux alouvés.

GastonCoutément leur.



Si vous voulez comprendre un peu ce billet
Utilisez ce glossaire de Gastion Couté
http://gastoncoute.free.fr/patois.htm

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