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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

J’ai mal à mon Cercle …

L’adieu aux larmes !

 



    Il y a des années où rien ne va, rien ne peut ou ne veut se terminer de façon heureuse. Une fois encore, dimanche dernier, le ciel nous est tombé sur la tête, l’injuste s’est manifesté et la fin ressembla à toutes les autres avec cette fois un sentiment si amère dans la bouche que plus rien n’avait vraiment de sens et que j’ai préféré partir pour souffrir en silence.

    Oui, c’est bien le mot qui convient pour qualifier la saison, un long chemin de souffrance, de désillusions, de regrets, d’impondérables, de malchance et de tout ce qui peut venir se mettre en travers de ce bonheur pourtant si simple de la victoire. Il n’est pas temps de rouvrir les plaies de chaque défaite, il faut simplement celle-ci, la pire de toutes car elle est porteuse du poison de l’abandon pour la saison à venir.

    Pour une fois, sur la réception nous ne perdîmes pas le ballon mais en confiant le dégagement à l’ouvreur plutôt que demi de mêlée, nous nos privions de la nécessaire pression pour éviter le retour de bâton. Mais la détermination était manifeste chez les verts qui voulaient mourir les armes à la main et la tête haute. Ils s’installent dans le camp visiteur et obtiennent une pénalité qui permet d’ouvrir le score. La course en tête ne sera hélas que de courte durée. Si la réception du coup d’envoi est assurée le jeu au pied est trop long, sans pression collective et le retour est fulgurant. On commet alors une faute d’hors jeu discutable qui permet à Joué de recoller au score 3 à 3.

    Puis nous commettons la bêtise habituelle. Un coup d’envoi donné au milieu sans pression, une contre attaque avec une absence de plaquage et sans vraiment avoir besoin de faire des efforts pour marquer, l’adversaire hérite de sept points gratuits. 3 à 10, ça commence mal. C'est le moment choisi par Lilian pour se blesser et créer un peu plus de doute dans les esprits fragilisés par une année maudite.

    Ensuite, ce que les autres obtiennent sans effort, nous devons aller le chercher à la force du poignée après moult tentatives infructueuses. Nous devons multiplier les attaques pour enfin trouver la récompense d’une débauche d’énergie. Nous envoyons les gros faire des cocottes pour marquer en force. Il faudra s’y reprendre à plusieurs fois pour finir par avoir gain de cause et obtenir cet essai de l’espoir. 10 à 10 à la 20° minute.

    Puis nous passons en tête. Un départ petit côté sur mêlée, un adversaire à la faute et trois points qui font un bien fou au moral pour aborder les oranges. Nous avons même l’occcasion de nous détacher. Une consigne est donnée, elle est appliquée. Julien fait un petit par-dessus, Philippe récupère perce et donne à Mathis placé sur un boulevard. Une fois encore la maladresse annihile l’occasion.

    On ne change rien dans l’esprit et dans le groupe pour la reprise et la cerise sur ce que nous espérons être le gâteau est un belle essai derrière mêlée avec un départ 8 – 9 – 15 qui échoue de peu mais rebondit pour envoyer Jef derrière la ligne 18 à 10, le rêve se matérialise un peu.

    Mais le directeur du jeu vient se mêler de l’équilibre de notre groupe en donnant un carton blanc qui ne s’imposait pas, simplement pour montrer qu’il existait alors que tout se passait bien entre gens sérieux. C’est comme par hasard, le capitaine qui est mis au piquet pour dix minutes. Sur la pénalité imaginaire Joué recolle un peu 18 – 13.

    Les verts sont rouge de rage et investissent le camp adverse. Ils héritent de plusieurs pénalités, veulent absolument marquer un essai et ils ont raison. Sur une faute qui eut mérité un essai de pénalité, Monsieur l’arbitre se satisfait d’un carton d’équilibre et repousse la pénalité vingt mètres plus loin. Les mystères de la géométrie arbitrale m’échappent parfois. Finalement après trois tentatives infructueuses, Fleury doit se contenter de trois petits points qui ne seront hélas pas suffisants . 21 à 13.

    Puis il y a une cascade d’impondérables, de blessures qui chamboulent l’équilibre de l’édifice. Patiemment, monsieur le directeur de match donne pénalités sur pénalités à notre adversaire pour le replacer devant et le mettre un peu à l’abri. 21 à 25 après cette pluie de fautes. Il n’y a rien à comprendre, rien à espérer. Le Cercle doit mourir, autant l’achever. Si la colère est mauvaise conseillère, la mesquinerie ne calme pas les choses.


    Pleinledossement vôtre.

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