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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

L'Élysée, combien de divisions ?


Sa réélection à tous prix !


    La côte du Président est en hausse. Il a cessé de tutoyer l'encéphalogramme plat qui fut sien depuis que les Français comprirent combien ils avaient été dupés. Mais depuis quelques temps, le président a laissé la place au futur candidat. L'illusion reprend ses droits, le sortilège joue à nouveau et le frémissement des sondages annonce les prochains « ébouillantages sociaux »

        Nous allons nous bruler une fois de plus au Soleil de cette parole de haine et de division qui, paradoxalement, séduit tant de nos concitoyens. Séduire n'est certes pas le verbe qui convient, l'homme se moque de plaire, il veut effrayer, dresser les français les uns contre les autres, accuser, montrer du doigt, semer la discorde et la zizanie.

        Dans ce jeu sordide, il est passé maître. À chaque occasion, il joue une catégorie contre une autre. Il se fait briseur du lien social pour assouvir son unique objectif : « Rester en place pour servir encore des intérêts si bien servis pendant le premier mandat » Alors, il fonce, sans nuance ni souci des dégâts collatéraux. Il désacralise sa fonction en la mettant uniquement au service de l'idéologie du fric.

        Les fonctionnaires sont ses victimes préférées. Il faut à tous prix démontrer qu'ils sont porteurs de toutes les tares de la société. Illégitimes, fainéants, inutiles, privilégiés, égoïstes, aveugles aux réalités économiques, … Tout y passe dans des discours d'une rare agressivité vis à vis de ceux qui sont censés servir le pays. Curieusement, leur détracteur a oublié que c'était aussi sa fonction.

        Mais dénigrer ne suffit pas, il faut semer stigmatiser. Quatre journées de carences pour les braves travailleurs du privé et une seule pour les fonctionnaires ! Allez va, belle manière de démontrer à tous une anomalie qui n'est pas si évidente que ça parce bon nombre de grosses entreprises prennent en charge ce manque à gagner pour leurs salariés. Une vraie mesure de Président de tous les Français eut été d'instaurer deux journées pour tous sans aucun échappatoire pour quiconque. Mais ça, c'est inconcevable car le but recherché ne fut jamais l'équité chez notre chef.

        Les fraudeurs sont responsables des déficits. Non pas les grands artistes de la chose, bien aidés par leurs avocats d'affaire dont notre cher Président est un digne représentant, soutenu par des lois dans lesquelles on glisse adroitement des exceptions qui profitent toujours aux plus fortunés. Non, la fraude en question, c'est celle des petits artisans tricheurs qui grappillent de-ci de-là quelques biens mal acquis qui ne sont rien en regard des sommes englouties par les niches et combines fiscales des grands capitaines de l'industrie nationale. Ceux-là ne seront jamais montrés du doigt, ils sont fidèles donateurs, clients et amis quand les autres, sont vilains étrangers, affreux chômeurs,  allocataires du RSA en Mercédes, prestataires sociaux richissimes.

        Les malades sont également responsables des déficits abyssaux de la sécurité sociale. Il faut dénoncer les abus de toutes sortes, les excès de prescription, le désir de se soigner alors qu'il suffirait de crever en silence (c'est d'ailleurs ce que de plus de plus de nos concitoyens font faute de ressources pour payer une médecine de plus en plus chère).  Rien ne l'arrête, le recul de notre protection ne l'indispose pas, il accuse les pauvres et continue de servir ceux qui se servent allègrement sur la bête qui agonise : laboratoires pharmaceutiques, grands groupes médicaux, carabins qui usent de l'hôpital comme d'un cabinet privé. Tout pour les gros et rien pour ceux qui souffrent.

        Nous pourrions multiplier les exemples. La technique est au point, à chaque mesure, une cible, un groupe social, une catégorie, une parcelle de notre société qui triche. Il le dit, l'affirme en montrant la paille que nous avons dans l'œil et omettant de regarder la poutre qui continue allègrement de s'engraisser sur nos malheurs.

        Préparez vos mouchoirs, la campagne allant en s'amplifiant, nous allons tous, les humbles, les petits, les gens de peu, devenir des parias de sa République, des profiteurs d'un minuscule acquis. Avec son discours de division, il va devenir le seul dénominateur commun de nos exécrations. Ainsi renforcé, il s'offrira un nouveau bail dans un pays dévasté par ses querelles intestines, ses déchirures d'un tissu social incapable de se ressouder pour chasser les vrais profiteurs. Il divise pour mieux régner et, il faut lui reconnaître cela, à ce jeu terrible pour notre cohésion nationale, nul n'a son talent !

    Épouvantablement sien.




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Bibou 23/11/2011 06:57


On tâchera de suivre :))


Aussi étonnant que cela paraisse, je ne suis pas sur twit.


Belle journée.

BR 23/11/2011 07:03



Bibou


 


Un texte a été mis en ligne ce matin :


Délabrement ...


 


Histoire vraie hélas !


 


Bonne lecture



YP 23/11/2011 06:26


SVP,


je ne veux pas de Nicolas II

BR 23/11/2011 06:56



YP


 


Il ne suffit pas de ne pas en vouloir pour le battre. Il faut démontrer sans cesse ses méthodes qui flattent ceux qui aiment penser qu'ils sont supérieurs aux autres.


Et ça marche ....


Alors pas d'invocation inutile, de l'explication et de l'action pour abattre le système qui est en fait au service des puissants.



Bibou 22/11/2011 22:35


Bonsoir cher,


Dites-moi comment faut-il faire pour être prévenue de la mise en ligne d'un nouveau billet ?


Belle et douce nuit à vous.


A très bientôt.

BR 23/11/2011 06:53



Bibou


 


Un billet par jour, deux le mardi quand il y a Rugby pour mon club.


Si tout va bien, le billet est en ligne avant 7heures, un peu plus tard quand je ne travaille pas.


Bonne journée