Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La cabane est tombée sur le chien ...

La frustration sublime …






    En pays d'Ovalie, on se plaît à manier la langue et les paradoxes, les coups de gueule et les coups de cœur, les comportements absurdes et les envolées lyriques. Rien n'échappe au verbe ovale et tout se prête à ses débordements généreux ou affligeants selon que l'on goûte ou non l'étrange confrérie de Rugby.

    Des expressions furent ainsi mises en avant par ces gens à l'accent chantonnant et à la langue métaphorique. Parmi celles-ci, comment ne pas évoquer la merveilleuse formule : «  La cabane est tombée sur le chien, … et le chien est mort ! ». Elle relève du folklore d'un sport qui risque fort, en ce dimanche d'octobre de s'appliquer à lui-même cette belle devise. D'autant plus que, comme vous devez aisément l'imaginer, un coq qui se prend parfois pour un dindon a eu l'idée saugrenue de monter sur la sus-dite niche à chien pour chanter à la face du monde sa prétention extrême.

    Le dindon de la farce, parlons-en par la même occasion. Il est bon de tout mêler et il me semble de la première importance de vous toucher deux mots du drame qui sourd en mon petit club amateur. Je sais emprunter des chemins obscurs pour développer une pensée bien noire, c'est que la couleur est de circonstance et que la cabane, à défaut du ciel, nous tombe sur la tête bien avant que pareille mésaventure ne survienne au quinze de France !

    Le canidé qui se prend pour un volatile si peu ailé, c'est le rugby amateur, dans le seul comité territorial de la région Centre. Des gens, d'une rare sagacité ou d'un profond mépris ont décrété que le jour de la Finale, les sportifs sous leur autorité indéboulonnable, allaient préférer le pré au canapé. Nous leur sommes reconnaissants de penser ainsi à nos santés souvent en danger dès qu'il est question de sport à la télévision ; l'abus de bières et de pizzas étant pour le moins détestable.

    Ainsi, à l'heure où la France entière profitera du triste spectacle de la probable déculottée magistrale, de notre équipe nationale, nous resterons à l'écart de chagrins éternels pour monter sereins et préservés dans un car. Nous échapperons au spectacle de la honte probable à moins que nous soyons privés, tous les espoirs sont permis, au renouveau soudain et magnifique d'une équipe capable du pire et en de rares occasions du sublime.

    Le pire, il nous est réservé. Punis de jouer au Rugby dans un comité qui navigue à vue sans regarder le calendrier international, nous allons nous nicher, dès dix heures, dans la cabine d'un car en nous déclarant à nous même : « La cabine est tombée sur les chiens galeux du sport amateur ! ». Rassurez-vous, nous garderons éternellement un chien de notre chienne à ces maudits décideurs régionaux qui nous ont privés de ce moment de communion nationale.

    Nulle récrimination ne parvient à leur porte, nul arrangement n'est possible. Gouverner c'est prévoir, ils comprendront bien vite qu'ils n'avaient pas prévu le pire ! Je vais hurler à la mort, vieux chien enchaîné dans sa niche miteuse. Je veux gueuler ma colère et mordre ces affreux bonshommes qui nous excluent de la célébration télévisuelle.

    Ils vont voir tomber sur leurs têtes toutes les plaintes de ce petit peuple en short sans lequel ils ne seraient rien. Ils vont recevoir le coup de pied de l'âne. Les mouches vont bourdonner à leurs oreilles et nous allons allumer le contre-feu de la révolte. Puisque nous n'avons pas les moyens de nous faire entendre, nous allons faire grand vacarme pour affirmer notre désappointement et mettre un « poing » final et général sur cette affaire, comme parfois on sait le faire au Rugby.

    Dimanche, si rien n'est décidé d'ici-là, nous serons privés de l'évènement le plus important de notre sport qui n'a lieu que tous les quatre ans. Les responsables de ce crime de lèse-amateur seront châtiés, foi de combattant valeureux. Le chien n'est pas mort, il se relèvera enragé !


    Aboiement leur.

Vidéo :
Tex Avery - Droopy - Senor Droopy par thenelaware

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Bernard l'autre ! 21/10/2011 18:03



Bonjour Bernard !


Décidemment la célèbre maxime d'Audiard est plus que jamais réelle : "les cons ç'a osent tout ... c'est même à cela qu'on les reconnait". Et je dois dire que dans ce cadre, MM B. JP et D. P en
font une belle paire de couillons !!!


Car quand même ... 90% des matches qui seront joués sont d'ores et déjà reportés d'une heure ... ce qui traduit bien le malaise de nos clubs ! Et devine qui a accepté ces reports : Mr B JP lui
même ... décidemment comme le chantait Brassens ... quand on est con, on est con !!! (Déols appréciera aussi !)


A ce soir !



BR 22/10/2011 07:32



Bernard


 


Je dédie cet étrange verbiage à deux individus qui ne doivent pas aimer le Rugby pour nous priver ainsi de la fête de la
Finale de la coupe du monde. À JEAN PIERRE P ET PATRICE D. notre reconnaissance éternelle !


 


Voilà l'étrange dédicace sur le texte du jour.


Je ne parle plus de ces deux personnages qui n'ont pas commis une erreur mais une Faute qui mérite maintenant et très
sérieusement que l'on réclame leur démission.


Des responsables sportifs qui viennent ainsi démontrer à la face d'une France ovale qui découvre leur forfaiture (RMC
s'est fait l'écho de cette monstruosité). Qu'un élu national cautionne ce crime contre notre passion ovale est à mes yeux d'une gravité inexcusable.


Qu'ils se rassurent tous les deux, jamais nous leur pardonneront !