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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La Charte du mariage réussi

Les illusions médiatiques et sécuritaires.



 



Une cité ordinaire, en temps de crise, souhaitait par la parole et le décret aplanir toutes les difficultés liées à un système qui depuis fort longtemps se meurt de ses propres défaillances. La tâche était louable, la réalisation peu convaincante tant les mots ne peuvent résoudre tous les maux et qu'ils sont assez souvent soumis aux effets du vent ; libérés qu'ils sont de la gravitation universelle !

Un ville est un lieu où se multiplient à l'infini les communications de toutes natures : notes officielles ou de service, rapports, comptes-rendus, informations aux élus, aux citoyens, communiqués et discours, journal municipal et presse au service, injonctions et recommandations, convocations, intimidations ou invitations. Le décret se prend dans les méandres d'une réglementation délirante, obèse, emphatique …

Cet incroyable afflux d'informations de toutes natures a été, il faut le reconnaître multiplié de façon exponentielle par l'arrivée de la toile, illusion absolue de la communication en temps réel. Le temps ne peut se contracter et l'humain ne peut lire à la vitesse du numérique cette montagne de caractères qui déboule des sommets de la structure.

Dans ce contexte, tout se perd bien plus sûrement qu'autrefois. Le nombre n'a jamais rien fait à l'affaire et c'est ici, une trop grande communauté humaine pour espérer que le bouche à oreille vienne suppléer les carences des écrans surchargés.

Croire que la communication peut s'améliorer c'est se bercer de la douce illusion que chaque individu va accorder un peu plus de temps à examiner l'avalanche de mots qui déboule sous ses yeux. Comment trier le bon grain de l'ivraie ? En mettant tout au niveau le plus commode à la tranquillité de chacun : la corbeille !

C'est ainsi qu'il est de plus en plus mal aisé de faire passer un message dans cette société de la soi-disant communication. Seuls les mastodontes peuvent encore obtenir gain de cause à coups de matraquage publicitaire et il est ahurissant de constater que même là, les pertes sont immenses. Alors, comment voulez-vous que nous n'échappions pas , à nos modestes place, au silence de nos mots ?

Rien ne se perd, tout s'égare dans un puits sans fond ni raison où la déraison est maîtresse de toute chose. Les messages s'envolent et vivent leur belle existence d'objets sujets à modifications labiales. C'est la transmutation du message. La rumeur l'emporte d'autant plus loin qu'elle est mensongère comme si la vérité lui donnait des semelles de plomb quand l'invention lui donne des ailes.

Les bruits circulent, les fausses nouvelles bruissent, la médisance se nourrit de déformation, la diffamation se tapit dans l'ombre. Plus le groupe humain est important, plus il se délecte de ces distorsions des messages. C'est ainsi et nous n'y pouvons rien, si nous ne prenons jamais garde à ne pas colporter propos rapportés.

Aller prendre l'information à sa source, c'est la trouver, telle la vérité nue et fraîche, dépouillée des oripeaux de la jalousie, de la méfiance, de la défiance, de la manipulation que ne manquent pas de fomenter ceux à qui profite le crime de lèse vérité.

Bannissons le « On m'a dit ... », refusons le retors «  Il paraît que ... », rejetons l'affreux : « Il semblerait que ... », évitons le si facile : « J'ai cru comprendre que ... », éliminons le redoutable : « J'ai entendu dire ... ». C'est alors que la cohérence et la sérénité retrouveront le chemin de ce lieu si mal embouché.

" target="_blank" title="">vidéo : à consulter ici

Source radio :
Le Grand Bûcher part3/3 - St Jean de Braye par Moonbloggeur

Communicablement vôtre

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Le ch'timi 20/06/2011 00:07



Cher Bernard,


Je vous communique ce soir mon éffarement sur le maire d'Orléans...j'ai écouté sur "le Grand Journal" , lintervention de Jean-Michel Apathie sur les ..disons exactions démocratiques du
maire d'Orléans..j'en suis resté bouche bée..


Il est la parfaite vitrine du F.haine d'une ville.....je me suisrenseigné auprès de Circé..le gars a été élu avec 1000 voix d'avance sur son concurrent...


Comme le dit Apathie , le seul droit qui reste aux orléanais c'est le droit ( incontrôlable ) des flatulences...


Mais qu'est'ce que je me sens bien dans ma ville..même, s'il m'arrive de critiquer certaines innovations..


On se croirait revenir sous l'ére Mégret dans le sud...Vitrolles, je crois...


Compatissement Votre


amitiés


Patrick


 



BR 20/06/2011 06:18



Patrick


 


Quand je vous disais que j'écris d'une ville dont il ne faut pas dire le nom !


Ceux qui sont capable de promouvoir pareille charte sont capable de tout pour brimer la liberté d'expression, casser les détracteurs, punir et sévir.


Il est dans notre ville un être malfaisant pire que ce Mégret. Retrouvez l'article "Derechef", il est évoqué entre les lignes. prononcé son nom est risqué et fait si mal à l'idée que nous avons
de la démocratie, que je ne préfère pas l'évoquer. Naturellement, sur les vidéos qui passent sur les chaînes nationales, l'homme pérore au premier rang.


C'est l'âme noire de cette ville ... Heureusement qu'il y a quelques Circé pour combattre de face la bête immonde aux idées brunes.


 


Désespérement vôtre