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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La déliquescence du débat politique

La cellule Riposte fait des émules.


 


 

 



Un billet anodin, un récit de vie que je livre à la connaissance de mes contemporains. Un garçon qui se retrouve seul à 14 ans parce que sa mère a été incarcérée pour des dettes routières. J'évoque la solitude et la détresse du garçon, je ne prends pas position sur les fautes de la mère, je déplore seulement que la justice n'est pas pris en compte l'existence de son fils.


Voilà le point de départ d'un invraisemblable déchaînement de haine, d'attaques et d'invectives abominables. La vérité est insupportable à ceux qui en tiennent pour l'ordre, la prison, le marché et l'argent roi. Alors, ils s'y emploient par tous les moyens, usent de mots insupportables, de bassesses innommables.


Tout est bon, prétendre que rien ne peut être vrai dans ce beau pays de cocagne, que la loi est juste, que la loi s'applique pareillement à tous et qu'il est impossible qu'il y ait la plus petite trace d'injustice dans ce merveilleux pays. Ils vomissent, usent des arguments les plus sordides, travestissent chacune de vos phrases, refusent le dialogue et vous promettent déjà au bûcher de leur prochaine victoire.


Plus de compassion, plus de paroles douces. Le climat idéologique ne lmaisse aucune place au débat, aux arguments ou simplement à l'écoute de l'autre. Ils attaquent en bande,pardon en meutes, c'est ainsi que se comportent les loups. Ils hurlent à la mort, à la vengeance, au méprtis de tout ce qui n'est pas à leur image. Ils crient de fort loin, mordre rarement de près; n'acceptent jamais l'échange.


Ils fondent sur leur ennemi, (il y a longtemps que ce n'est plus un adversaire) à plusieurs, il faut lui faire rendre gorge, lui rabaisser son clapet, obtenir qu'il dérape pour tomber sous le coup de la censure ou de la diffamation. Ils ne font rien d'autre mais en petits artisans que ceux qui agissent dans le comité Riposte du grand homme qui se pense chef d'état.


Je sors abasourdis de la médiocrité des remarques, de la vulgarité des remarques, de la mauvaise fois de ces personnages qui n'ont d'autres méthodes que de crier plus fort, de mentir et de salir. C'est ainsi que se conçoit la politique, c'est ainsi que se déroulera la campagne. Une bataille en rase-campagne, une guérilla de mots et de petites phrases.


Les idées, les systèmes, le programme, les orientations, balayés au profit des forts en gueule, des ciseleurs de saloperies, des attaques personnelles, des détournements de sens. Les élites ont montré le chemin, il sera jonché de cadavres symboliques : ceux de la démocratie, de l'intelligence et de l'humanité.


Plus ce sera bas, plus ce sera vulgaire et plus les coups porteront. Cinq années du petit homme ont transformé notre société. À force de diviser les uns contre les autres, de montrer du doigt telle catégorie puis telle autre, de stigmatiser les différentes composantes de notre société, il n'y a plus de tissus social, il n'y a plus d'identité d'esprit. C'est un fort joli résultat, une catastrophe dont les conséquences se feront sentir longtemps encore.


Je vous invite à prendre le temps de la lecture des commentaires jetés parfois comme des bombes puantes. Derrière ces mots épouvantables, ce sont pourtant de braves gens sans doute, des pères ou des mères de famille, des employés modèles ou de petits commerçants, des électeurs et des membres de la communauté des humains.

 

Pourtant, à les lire, on est en droit de s'interroger. On cherche désespérément les traces d'humanité. Il ne faut grand chose pour que nous en arrivions à la guerre civile si nous accréditons leurs discours belliqueux. Mais quand vont-ils retrouver la raison ?


Ripostement leur.


 

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