Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La fin des grandes vacances ...

Ils assassinent Ferry !




Nous avions beau nous y attendre, deviner le noir dessein de ce gouvernement félon, voir au fil des décisions se détricoter ce bel édifice qui faisait jadis notre fierté, nous n'avons que nos yeux pour pleurer et nos poings pour contenir la rage qui nous étreint. Le grand service national de l'Éducation Nationale est en sursis, sa lente agonie débutera en juin 2012.

Les grandes vacances, ce rendez-vous unique, cette longue plage de liberté pour tous les enfants de France seront du passé. Nicolas Sarkozy sera le fossoyeur de cette noble institution. L'homme sans culture, le président qui martyrise notre langue, le people fat vient sans doute de régler son compte à l'intelligence de ce pays.

À l'initiative de Luc Chatel, le petit valet de son maître, une réflexion sur les rythmes scolaires a été entreprise pour, belle hypocrisie, replacer l'enfant au cœur du système. Ce sont les marchands de vacances, les professionnels du tourisme qui vont sortir grands vainqueurs de cette farce scélérate..

Trois secteurs pour élargir l'amplitude des départs en vacances : du 15 juin au 15 septembre, nos agences de voyages et autres loueurs pourront appliquer les tarifs « pleine saison » sur une période élargie. La belle affaire que voilà, l'argent, toujours l'argent comme unique. On devine les petits arrangements derrière ce coup de poignard dans le dos de l'égalité territoriale.

Les enfants sont une fois encore les grands oubliés de l'histoire. Qu'importe puisqu'ils ne votent pas. Imaginez d'abord qu'ils perdent quinze jours de congés ce qui peut être acceptable avec un autre découpage de l'année et de la journée, mais ceci se fait avec des risques énormes de complication pour les familles.



Qu'en sera-t-il pour les familles recomposées ? Que deviendront les examens ? Comment se passeront les déménagements ? Que deviendront les ouvriers qui ne peuvent choisir leurs congés ? Les questions sont multiples et l'on devine le mépris pour les petites gens, pour les enfants d'origines modestes qui resteront encore plus dans leurs cités.

C'est la casse du service public de l'éducation qui est en marche. C'est aussi l'abandon du baccalauréat, le coup de grâce en fait pour cette énorme machinerie trop chère, trop complexe, trop encombrante. C'est le moins disant scolaire qui est en marche pour une frange de la population qui n'a pas les moyens de choisir son école.

Les problèmes techniques sont eux aussi incommensurables. Comment garder des enfants dans des locaux inadaptés en plein été ? Déjà qu'en juin, les classes se font fournaise ! Comment se dérouleront les mutations des enseignants entre secteurs ? À moins que ce soit la fin du service unifié. Que deviendront les enfants qui déménageront en cours d'année et qui perdront un mois et demi de cours avant un examen ?

On devine une envie d'abattre le mammouth, de tuer la profession enseignante, trop turbulente, trop politisée, trop pas assez docile si je puis me permettre une tournure digne de notre chef. On mesure le mépris des classes laborieuses, la négation des principes d'égalité. On apprécie la soumission de notre gouvernement aux puissances de l'argent dans le mépris des usagers.

Cela est à vomir et va passer aux votes fin juin quand plus personne ne se souciera de contrôler les décisions du parlement. Les députés UMP ne se rebelleront pas, il y a moins de risque à tuer l'école qu'à toucher aux radars. La mort de l'école républicaine votée à la sauvette, en catimini, voilà ce que feront nos immenses démocrates qui soutiennent ce gouvernement.

Le temps de l'indignation est venu, il n'est plus possible de voir tous les pans de ce qui constituait la gloire de notre protection sociale, et de notre système éducatif s'effondrer sous les coups d'une bande de voyous qui discréditent la devise de notre République.

Touristiquement leur

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article