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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La liberté d'opinion ne se transige pas


Semelles ou chape de plomb ?


La censure à la vie dure …




L'ultime volet de mon aventure pédestre a subi les foudres de la censure absurde. J'ai vécu cette décision comme un affront insupportable, la négation de ma démarche et la marque évidente qu'il y avait quelque chose de pervers et d'inquiétant dans notre belle démocratie en berne.

Le sujet du délit est un portrait ordinaire, un instant de réalité quotidienne dans le café d'une gare, quelque part dans une France de l'intérieur, loin des cités et des projecteurs malsains de nos médias en mal de sensationnel. Trois quidams, des gens bien ordinaires, vomissent leur haine de l'autre, applaudissent à tout rompre aux dernières annonces du Petit Prince.

Je note scrupuleusement les propos, je ne prends pas parti. Je laisse se déverser ce flot du malêtre, de l'ignorance et du repli sur soi. Puis, on s'inquiète de ce voyageur qui écrit, on lui pose des questions et les loups se font agneaux. De braves gens apparaissent sous les masques des bêtes assoiffées de sang impur.

Je décris tout aussi honnêtement ce changement de visage, je trouve derrière les rictus, de braves gens qui savent se montrer généreux, humains, compréhensifs. Il y a de l'humanité en eux quand ils se défont des habits à la mode sécuritaire.

C'est cette métamorphose qui a provoqué les foudres d'une censure qui ne semble pas supporter le strict compte-rendu d'une réalité quotidienne. Point d'agression, point de violence ni de vedettes, simplement des petits gens qui ne savent plus que penser !

J'ai rendu cette rencontre avec la précision et la forme qui ont prévalu à tous mes textes jusqu'alors.  Je n'ai pu accepter cette coupe sombre, ce bâillon imposé au nom d'un bien pensance qui n'avait aucune raison de s'immiscer ici. J'ai changé deux mots, coupé une phrase et suggéré  une comparaison à la place d'une affirmation. J'ai remis le texte en ligne ainsi passé au fard d'une exigence de délicatesse sémantique.

Je vous invité à lire le texte originel sur mon site personnel, à comparer avec son petit frère retaillé par les ciseaux d'une censure hypocrite. Vous découvrirez alors l'espace d'un papier de cigarette, un écart minuscule qui atteste de la vacuité des contrôles qui interdisent un texte que je qualifierai d'anodin et de parfaitement bénin.

Je vous suggère alors de parcourir les flots de propos haineux, les commentaires extrêmes, les propos hideux qui ont toute leur place sur la toile. Je vous demande de comparer ce texte prohibé et les déclarations affligeantes et nauséabondes de nos dirigeants en mal de réélection. Où est le nom respect des principes  républicains ? Où est le refus de la courtoisie sociale ?

En d'autres temps, ce geste inacceptable aurait provoqué mon départ, un claquement de porte au nez des frileux de la vérité, des couards devant les forces du mal. Mais l'heure est si grave qu'il ne faut plus déserter devant l'abomination en marche. Cent fois je remettrai mes textes sur la toile, cent fois je crierai aux loups, cent fois je refuserai l'abjecte censure.

Ce sera à ceux qui veulent me faire taire qu'incombera la décision de me priver de ma liberté d'expression. Liberté que je compte toujours utiliser dans le respect de la forme et du ton, de la qualité d'un regard que beaucoup me font l'honneur de reconnaître.

Si demain cette adresse n'existe plus, soyez alors assurés des progrès inquiétants de la chape de plomb qui s'étend notre pays en danger. (J'envoie copie de ce billet à la direction de notre hôte numérique.)

Bâillonnement vôtre

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Extincteur 11/08/2010 15:23



Hello C'est


Plus on avance, et moins le post donne envie d'y rester ?


Après l'éviction de la Blonde, l'éviction de C'est Nabum ?


On est mieux sur OB finalement, même si c'est mois pratique que le post


Overbloguement vôtre



BR 11/08/2010 17:33



Extincteur


 


Non, pas éviction, mais excuses !


 


Voici le texte reçu par mail :


Re-bonjour Nabum,
 
Votre post a été, comme convenu, remis en ligne ce matin.
Il s'agissait effectivement d'une erreur de la part de l'équipe de modération.
 
A leur décharge, il faut savoir que la modération est assurée par des hommes et non des machines
et que ce sont des milliers de contenus (posts et commentaires) qui passent entre leurs mains chaque jour.
 
Je vous présente toutes nos excuses pour cette erreur et ce contre-temps.
 
Et je vous invite, si jamais vous avez une question ou une remarque à faire concernant le fonctionnement du Post,
de la modération et ou tout autre chose, à contacter La Marianne (ou quelqu'un de la rédaction) plutôt que de
rédiger un post sur le problème que vous rencontrez.
C'est plus aisé et rapide pour nous d'intervenir si nous recevons un mail.
 
Cordialement,
 
LePost.fr


 


Il faut quand on est dans son bon droit lutter de la force de ses convictions.


 


Binevenue sur mes chroniques.


Ovalidement vôtre



Patrick 11/08/2010 10:16



mais où va la démocratie . . .
Mon Ami,je découvre l'affaire. Je crois bien te connaitre et même si nous ne partageons pas les mêmes valeurs politiques, je sais que tu es un Homme sincère, pur et loyal. Ton engagement dans le
rugby et ce que tu donnes à tous ces jeunes constituent la meilleure plaidoirie pour décrire l'homme attachant que tu es.
Mais les "ARTURO" ne manquent pas dans notre pourtant si beau pays.
Gardes le moral et continues  à nous gater de ta verve littéraire, fut-elle acide de temps en temps. A trés bientôt, l'Ami
Fidèlement tien



BR 11/08/2010 11:16



Patrick


 


Les différences de sensibilité ne sont rien.


Il y a maintenant les tenants de l'ordre brun, les peits Arturo de nos pouvoirs multiples.


Il y a ceux qui défendent des idées mais respectent les gens, acceptent le débat et la contradiction et restent courtois en toute occasion.


 


Nous avons raison d'être dans la deuxième catégorie. Les premiers ne peuvent durer bien longtemps !


 


Amicalement tien