Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La politique : un parc à t'aime !

Une république moribonde.

 

 

 



Les historiens appelaient ces pratiques d'un autre régime « Le fait du Prince ». Puis, les mauvaises habitudes ont gangréné notre République, cinquième du nom, qui n'en finit pas de vivre les soubresauts d'une lente et bien longue agonie. Les exemples ne manquent pas du retour de ces décisions d'en haut pour le seul profit d'un clan ou d'une caste. Rassurez-vous, les deux camps qui s'arrogent le droit de gouverner, grâce à une loi électorale qui leur assure éternellement la prédominance par une multitude de leviers, dont le principal est économique, se sont relayés pour jouer cette mauvaise farce à notre démocratie !

Nous pensions avoir atteint un sommet de majesté avec le sphinx : le père François, le tonton de la petite combine personnelle, nous ignorions alors que le maître en la matière allait se jouer de cette belle réputation pour mettre tous les rouages de l'état et bon nombre des grands corps et institutions du pays au service de ses caprices.

Nicolas le magnifique, le petit Prince de la chanteuse aphone croise chaque jour un aviateur perdu dans le désert de son palais et lui réclame sans autre formule de politesse (l'homme n'aime pas perdre son temps en circonvolutions langagières inutiles) : « Dessine-moi un caprice ! ». Il faut reconnaître un grand talent à ce créateur des turpitudes et des passe-droits.

La succession des entorses à la morale, des fractures à la loi, des amputations des principes fondateurs de notre République est si longue qu'il serait fastidieux d'en établir une liste. Vous savez tous que le locataire du Palais prend tous ses désirs pour des réalités immédiates, c'eût été un trait de caractère merveilleux s'il s'était exprimé pour le bien de son peuple, des plus humbles notamment. Mais hélas, les désirs du bonhomme s'orientent toujours vers les plus riches et les plus puissants.

Tout est passé sous le rouleau compresseur de  pratiques que l'on qualifierait de mafieuse si nous évoquions son bon ami italien. La justice est aux ordres, le parlement au garde à vous, la police en oublie l'intérêt collectif, la presse est dans ses petits papiers, la télévision se plie aux injonctions présidentielles, l'administration perd son âme, le trésor public a renvoyé le principe d'équité aux calendes grecques...

C'est un système qui se moque de l'opinion public, sûr qu'il est de sa mainmise sur l'information. Les affaires succèdent aux affaires, elles sont évoquées un temps quand par miracle, certaines parviennent à  crever la chape de plomb du silence, il n'y a rien à voir. Mais jamais le scandale ne perce pour aller au bout de l'enquête. Tout est mis en œuvre pour étouffer ce qui dérange.



Le bal s'accélère. Les nominations suivent toujours une mise à l'écart. Les proches du château héritent de bonnes places (Versailles dernièrement), même le petit Arnaud se trouve récompenser pour son art consommé du roller en laissant Dominique sur la paille. Les niches fiscales sont pourchassées, mais pas les plus juteuses, celles qui rapportent gros aux amis du Prince. On n'oublie personne et quand une mesure vient proposer une augmentation de la TVA pour les parcs à thème et ce si cher Disneyland, ce joyau de la couronne, il faut immédiatement effacer l'injure et paradoxalement c'est Raffarin qui s'y colle au nom de son Futuroscope !

C'est la politique du Parc à T'aime ! Les récompenses, les promotions, les décisions, les grandes orientations sont décidées en fonction d'une grille de lecture de la société qui ne se fonde que sur la dimension affective d'un président qui est une girouette dans ce domaine. Les choux-choux, les opinions, les préférences d'un jour peuvent passer aux oubliettes le lendemain.

Nous assistons impuissants à cette pantomime pathétique. Les grimaces de nos princes ne nous amusent plus. Pourtant, il met tout en place pour qu'en 2012, son système lui assure la seconde manche et que cet immense « Je ne t'aime plus » qui monte du pays se casse sous les coups tordus qu'il prépare avec son art consommé de la manipulation.

Aporétiquement vôtre

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article