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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La politique du pire.

              À qui profite la crise ?



Nous vivons une époque formidable où les masques tombent et le cynisme l'emporte sur toute autre considération. La dernière ligne droite (si la rectitude peut avoir un sens en ce domaine) avant l'échéance présidentielle, nous promet des grands moments de honte. Nous en avons eu un premier échantillon avec le « dérapage » (je vous avais dit que le chemin n'était pas droit !) du ministre Baroin, parfaitement maîtrisé et programmé, pour jeter de l'huile sur la braise.

Ainsi, cette effraction n'est que la première d'une longue liste d'incidents à venir, de phrases assassines, de révélations tordues (la courbe s'impose à moins que ce ne soit des circonvolutions) et de mesures injustes qui serviront le noir dessein suprême de l'homme qui tire les ficelles de cette pantomime pitoyable.

Moins ça ira, mieux ça ira pour le super héraut de la nomenclatura économique qui veut se faire passer pour le preux chevalier de la raison économique dans la tourmente actuelle. Il a d'ailleurs parfaitement mis en scène ses gesticulations lors des différents sommets, où paradoxalement, il s'est donné une stature de grand de ce monde. Les médias se sont complus ( plutôt  "plus" d'ailleurs)  à lui servir la soupe (pas de celle qui fait grandir) pour nous donner à croire que sans notre immense Président, le Monde serait à feu et à sang. Son ami Obama a remis le couvert, un petit service en vaudra un autre !



Il le pressent, il en a l'intime conviction ! Si la situation s'arrange d'ici les élections, les français voudront tourner la page sur laquelle il s'est installée. Alors, point de mesures spectaculaires et radicales, mais des mesurettes pour exacerber la colère des petits gens, leur laisser croire que rien ne s'arrangera et qu'ils seront toujours les dindons de la farce.

Alors, en désespoir de cause perdue d'avance, à quoi bon voter ! Tous pareils, tous impuissants à changer la donne, leur modeste vie. Et fort de ce renoncement massif, le locataire actuel espère voir son bail renouveler par ses amis fidèles, ceux qui peu ou prou sortent gagnants de cette crise qui n'est pas pour tous, quoi qu'on vous dise. C'est un procédé machiavélique, c'est un pari avec le diable, avec lui-même en quelque sorte que tente notre président.

Il a d'ailleurs partie belle tant se multiplient les candidatures, les hommes providentiels, les idées à faire passer, les vieux chevaux de retour. Plus la cacophonie sera grande plus les électeurs impuissants se retourneront vers celui qu'ils ont appris à détester cinq années durant, mais qui finalement n'est pas un si mauvais cheval. C'est l'attrait de l'amour vache !



Il commence ainsi sa lente remontée des enfers. Une petite fille, un festival de Cannes, le sauvetage de la Grèce contre elle-même, le courage de mesures impopulaires mais justes (ben voyons), tout est bon pour tenir le manche quand les autres ne sont que menteurs et démagogues. Alors, sans sourciller, il nous sert le langage des truismes diaboliques : «  Nous allons retrousser nos manches, nous serrer la ceinture, mettre la main à la poche et donner un tour de vis ! » Essayez donc de faire tout cela en même temps, vous m'en donnerez des nouvelles …

Il n'oublie pas de se servir un peu, lui qui a dépensé sans compter, augmenter son salaire de façon spectaculaire, il consent un gel de ses émoluments ; quelle magnificence ! Personne n'est dupe mais les effets sont toujours en sa faveur. Plus personne ne croit à la politique, plus personne n'espère, tous les lendemains déchanteront.

Nous entrons dans le cercle vicieux du désespoir, du scepticisme, de la méfiance, des désillusions, du pessimisme. Chacune de ces attitudes nous conduit immanquablement à la frilosité et au conservatisme le plus rigoureux. L'histoire a toujours démontré ce penchant naturel des nations. La politique du pire sera son meilleur allié. Ça tombe bien, le pire, c'est lui !



Pirepitrement sien.

 

 

 

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