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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La réforme expliquée aux nuls par un nul

À ceux qui ont tout compris !


 


La rue défile, s'indignant contre une réforme que même des amis du pouvoir qualifient d'injuste et de cautère sur cette jambe de bois qui n'assure pourtant pas de droits supplémentaires. Cependant, des voix s'élèvent contre la stupidité de tous ces gens qui braillent au lieu de réfléchir à l'inéluctable.

J'entends ici ou là des propos condescendants : « Pas besoin de sortir de Sciences-Po pour comprendre qu'on ne peut plus faire autrement ! ». L'argument est choc, le mépris total pour des abrutis qui ne font que tenter de sauver leur peau et un minimum de bien vivre après des années de dur labeur.

Les discoureurs qui relaient le discours officiel se drapent dans leur savoir économique, l'analyse de la pyramide des âges, l'évolution de la durée de vie et les comptes désastreux de nos caisses de retraite. Sans changer de système, sans trouver de nouvelles façon de penser, la réforme de notre Grand petit Homme est sans doute une fort belle illusion pour les cadres supérieurs, les professions libérales, les emplois protégés des intempéries et des tâches épuisantes.

Mais que ces privilégiés de la feuille de paie et du confort professionnel osent mépriser à ce point les humbles, les ouvriers, les chômeurs, les précaires, les femmes seules est la parfaite illustration de la morgue et du mépris sarkosien.

Je vais tenter d'expliquer à ces préservés de la souffrance laborieuse ce qui va les attendre un jour ou l'autre quand ils auront cessé d'être du bon côté de la société. Ils vieilliront eux aussi, approcheront d'une cinquantaine qui vous relègue dans la longue et silencieuse cohorte des inutiles, des déposés sur le bord du chemin.

Ils se retrouveront eux aussi dans l'autre camp, avec les exclus du gâteau. Ils s'apercevront alors que travailler jusqu'à 62 ans n'est qu'un mirage de plus, une promesse non-tenable. Ils verront leurs revenus fondre comme la cote de popularité d'un président menteur. Il sera alors trop tard pour réviser leurs cours d'économie appliquée à la démagogie politique.

Au bout de ce long chemin de frustration, ils découvriront comme tout le monde l'a déjà compris que cette réforme n'a qu'un but direct: « baisser le montant des pensions » et un objectif inavouable : « détruire le système de solidarité et de répartition ! ».

Il n'y aura que ces maudits fonctionnaires qui découvriront le redoutable privilège de travailler jusqu'à soixante-sept ans dans un monde où les cadences, la pression, les exigences n'ont plus rien à voir avec celles d'autrefois.

Pour les autres, la fin de vie professionnelle sera un long parcours du réclamant. Plus de cotisations, pas encore de retraite et un système qui ne gagnera rien à avoir plus de 70 % de ces plus de soixante ans au chômage. Pas besoin de sortir des grandes écoles pour comprendre alors qu'il ne rentrera pas plus d'argent dans les caisses qu'aujourd'hui …

Alors, pourquoi ces deux bornes de 62 et 67 ans ? Notre président ne fait ici que de la communication historique, il brise la mesure de Mitterrand, il casse dans le même temps la limite ancienne. Plus fort que tout le monde, il se fait le champion de la réaction.

Il ne règle rien puisqu'il vide encore plus les comptes, transformant en chômeurs précaires des gens qui hier encore étaient des retraités consommant et heureux. Le malheur des humbles n'est rien comparé à l'immense bonheur de ses amis qui bientôt mettront sur le marché des retraites par capitalisation.

 


Primairement vôtre.

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BCT 11/10/2010 22:27



Bien dit !



BR 13/10/2010 06:23



Bien répondu ...



BCT 11/10/2010 13:05



Je rajoute une chose, qui n'a rien à voir avec les retraites mais qui m'a fait du bien ce matin.


Il m'arrive de regarder dans les containers à papiers, pour le tri sélectif, car j'y ai trouvé souvent des pépites, notamment tous les classiques qui ont fait le très peu de culture que j'ai
aujourd'hui. En tout cas, par réflexe donc, je regarde et je vois un des hebdos que j'achetais naguère lorsque je courrais, marathon et autres 25 kms... mes heures de gloire....


Donc, je tombe sur un "Jogging", tout neuf et que vois-je dans le sommaire ?


"Quand il fait chaud, on court... mais pas comme Sarko !"


J'ai toujours dit, lorsque je voyais l'opération estivale de com de "notre" président, filmé dans toutes les positions et notamment dans celle du coureur à pieds, tel le Bush moyen, j'ai toujours
dit qu'il allait péter une durite tant il souffrait de faire bonne figure devant les caméras. En fait ce mec est un exemple de tout ce qu'il ne faut pas faire dans le domaine du sport. A montrer
à tous les jeunes ! 


En fait la suite m'a donné raison... Il a pété une durite...



BR 11/10/2010 21:49



BCT


L'avez vous vu sur un vélo ?


Carricatural au-delà du possible ! Il en est de même lorsqu'il court entouré de garde d'un corps qui se donne tant de mal à tenir le coup avec sa jeune épouse. Le malaise vagal n'éest que juste
retour de l'âge et de la réalité.


 


mais pourquoi tant de caméras lorsque monsieur se muscle le périné et le reste. Pathétique, infantile stupide orgueilleux vaniteux et quoi d'autres encore.


je m'essouflle à courir après lui en déposant à ses pieds les adjectifs qu'il mérite, je m'épuise et je risque le malaise lexical.



BCT 11/10/2010 06:34



C'est drôle la vie.


J'ai fait parti d'une grande institution pendant quelques dizaines d'années. L'armée de l'air. Et je me suis rendu compte que les réformes faites dans cette belle maison ont été par la suite
essayées et réalisées dans l'éducation nationale et dans le domaine de la santé. Pour les retraites il en est allé de même.


J'ai dit à mes amis et à ma famille "Vous allez voir ! Nous sommes le brouillon..."


Voilà le résultat. Oui cela ne sert à rien mais ils sont tellement content d'avoir trouvé un hochet pour accuper la plèbe et surtout rester en place qu'on ne va pas se gêner pour leur gâcher leur
projet.



BR 11/10/2010 06:57



BCT


La technique du ballon d'essai n'est pas nouvelle.


Orléans fut le laboratoire sécuritaire et je vous promets que ce n'est pas drôle.


Air France fut un ballon d'hydrogène et c'est l'oxygène qui viendra à manquer aux institutions qui subiront prochainement la même privatisation rampante (pardon pour cet adjectif désagréable pour
un volant).


Oui, il faut lui faire payer et je predrai une journée de salaire et de travail en étant intimement persuadé que tout est joué. Mais dire sa colère est parfois si utile ..


Aériennement vôtre



Le ch'timi 08/10/2010 16:06



Bonjour BR,


Effectivement, il est le champion du monde de la réaction à quoi ?..Un disours pas jour..pas le temps de l'analyser..un autre arrive  et dit d'une façon qui me font évaluer son
niveau d'étude au plus bas..il ressort de ses tiroirs les mêmes discours depuis 2002..je suis hors-sujet sur le sujet de votre billet...mais notre petit homme m'agaçe ( et je reste poli
)..


Une bonne fin d'après-midi...


anti-Sarkosistement vôtre..


Ps : j'ai mis en ligne mon dernier article hier après-midi..aidez par un pote malheureusement plus de ce monde...mais, il m'a laissé le choix des chansons...



BR 08/10/2010 17:16



Ch'timi


Curieusement celui que ses admirateurs prétendent si brillant est parfaitement vide de sens. Il éclabousse par son énergie folle, sa démesure, son égocentrisme, ses tics, ses colères, ses
intuitions désatreuses.


Mais d'intelligence, de réflexion profonde, je n'en vois trace.


Par contre, il ne lâche rien, manipule, trompe, feinte, esquive, frappe, frappe fort et souvent dans le dos ; un vrai sportif du combat de rue et c'est dans ce domaine où 'il excelle et qu'il
m'inquiéte.