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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La sécurité bat de l'aile

Détecteurs de supercheries !



La récente entourloupe menée par des journalistes de France Deux n'en a pas fini de poser des questions sur la sécurité dans les aéroports. Qu'une arme à feu puisse franchir les différents contrôles et voyagent ainsi sans billet peut choquer et mérite effectivement de faire la Une de nos journaux. On se gaussera de la faiblesse du dispositif, on prendra de nouvelles mesures très onéreuses et l'affaire restera dans le sac !

Mais il m'est venu spontanément une question qui n'a pas eu le bonheur d'être posée par ceux qui font professions de s'en poser pour nous éclairer. Il est vrai qu'elle concerne directement la sus-dite profession et qu'il est peu probable qu'on nous explique les ficelles du métier.

Qu'aurai risqué nos enquêteurs investigateurs en question et peut-on considérer qu'une arme à feu dans en avion ne soit qu'une simple expérience journalistique ? En d'autres termes, il y a t-il une autorisation spécifique de transgresser à qui veut établir une preuve, obtenir un exclusivité, démontrer une hypothèse ?

Je doute que les journalistes en question puissent risquer ainsi de passer de longues années en prison pour éclairer nos lanternes et montrer du doigt les dysfonctionnement des services de sécurité. La vérité ne vaut pas encore la réclusion dans ce pays et il doit exister une couverture juridique pour couvrir de pareilles expériences.

L'expérimentation journalistique pourrait ainsi devenir prétexte à un groupe mal intentionné, muni de cartes de presse pour justifier l'intrusion d'une arme à feu dans un cokpit. En cas de problème avant leur mauvaise intention, ils affirmeraient sourire aux lèvres : «  Bravo messieurs, cette fois le système de sécurité est au point ! ». Ils repartiraient alors sans être plus inquiétés.



Cessant de divaguer, j''apprends le même jour qu'un député chargé justement de ce dossier a mené à titre personnelle dune bonne dizaine d'expériences de ce genre qui ont toutes conclu là encore à l'inefficacité de la barrière sécuritaire qui n'a jamais arrêté un véritable commando terroriste.

Pour notre homme, seul le renseignement est digne de foi pour lutter contre ce fléau et ce n'est pas en confiant les contrôles à des organismes privés que l'on va rassurer la population.

Alors, une autre question me brûle les lèvres. Étrangement, notre brave député la formule dans un silence assourdissant : « À quoi sert tout ce déploiement de gadgets électroniques ? ». L'homme y répond tout de gogo : «  À faire perdre inutilement du temps aux candidats au voyage ». Puis il ajoute comme s'il s'adressait à lui-même pour ne point être entendu : »Tout cet attirail sécuritaire rapporte bien de l'argent à quelques-uns ! »

Tiens tiens, les mêmes principes de la vente forcée, du petit arrangement en famille, de la bonne affaire imposée fonctionnent aussi dans ce domaine si sensible. Notre homme reconnaît d'ailleurs que nos amis américains imposent des procédures de plus en plus drastiques et curieusement proposent sur le marché les nouveaux dispositifs qu'ils rendent obligatoires dans les aéroports du monde entier.

Les chantres du capitalismes sont à cet égard les plus forts pour imposer à tous et encaisser en privé. Le problème de l'efficacité des mesures ne semblent pas se poser, c'est la rentabilité du commerce qui prime à toute autre considération. Tout est prétexte à bénéfice et le terrorisme sert tout autant les intérêts de quelques firmes que d'autres niches de rentabilité.


Aériennement vôtre

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Le ch'timi 15/01/2011 18:55



Bonsoir Cher BR...


un petit lien..pour un très bon wee-end..


http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=6285


 


Amities


Patrick



BR 15/01/2011 19:25



Bonsoir Patrick


 


J'y vais de ce pas !


Merci de continuer à me rendre visite avec les petits (gros je n'espère pas) soucis qui vous poursuivent.


Fraternellement vôtre