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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Le monde des NI...NI

L'incertitude des pleutres et des apprentis sorciers.




Ni l'un, Nil'autre ! Vous espériez le Travail et l'argent, la sécurité et la tranquillité, la retraite et le pouvoir d'achat, la santé et l'éducation, vous voilà rassurés, vous n'avez rien eu de tout ça.  Ni les promesses,  Ni les engagements de campagne ne furent tenus, l'homme était déjà adepte du Ni…,  Ni … mais nous n'en savions rien !

Aujourd'hui, il a levé le masque, il reste fidèle à sa politique de la terre brûlée, du pillage et de la profitation. Notre petit Attila hexagonal ratisse large, détruit tout ce qui faisait notre cohésion sociale, casse le pays intérieur, met à bas l'héritage du Conseil National de la Résistance. Rien de neuf jusqu'alors dans son appétit de détresse, sa volonté de ne rien laisser en état tout en préparant son enrichissement personnel.

Mais cette fois, le monstre est sorti de sa tanière. Il se dévoile quelque peu avant le grand jour de la trahison sublime. Les acquis du CNR à bas, il pourra endosser les habits de la Révolution Nationale, nouvel et ultime affront au Gaullisme dont il se réclame encore sans honte  Ni dignité. Le Petit Prince de la mesquinerie a franchi la dernière barrière protectrice, il lâche les chevaux de la réaction, il libère les vieux phantasmes d'une droite de notable et de nantis.

Ni la gauche Ni le front national est le dernier gadget du président. Il affirme sans rougir qu'il est impossible de choisir, qu'il y a là absence d'alternative et qu'il n'y a pas lieu de se réclamer d'une défense des valeur républicaines. L'homme abjure sa fonction régalienne, il nie ainsi les idéaux d'une République que jusqu'alors, il a défendu du bout des lèvres. Il réfute l'abjection de ses prédécesseurs pour les thèses xénophobes de l'ennemi de l'intérieur.

Pire encore, il place la gauche institutionnelle au même rang d'infamie que l'immonde clique extrémiste. Il ne peut choisir ce qui est pareillement nuisible à sa notion du bien public. Mais ne vous y trompez pas, le dégoût ne lui vient que d'un côté, de l'autre, il se garde de trop en dire pour préparer son union prochaine avec Marine, la belle frontiste !

Il est suivi dans cette monstruosité par une flopée de petits potentats locaux, de vieilles badernes installées depuis si longtemps à la tête de conseils généraux qu'ils considèrent en être propriétaires. Ceux-là emboîtent le pas de la rhétorique élyséenne. Nifront républicain, Ni vote pour des candidats de gauche. L'horreur n'a pas d'odeur, pour durer il faudra bien un jour se fiancer avec le diable.

Maintenant nous savons ce que de demain sera fait. Aujourd'hui, ces notables véreux cassent le réflexe démocratique, demain ils tendront la main aux thèses d'exclusion et d'inégalité nationale. Ils retrouvent là ce qui fit la grandeur de leurs ainés quand ils déclarèrent leur fidélité au vieux Maréchal pour conserver leurs postes.

Il y avait beaucoup de naïveté dans l'empressement du peuple de gauche en 2002 quand il se leva presque comme un seul homme pour porter ses voix au grand menteur. Je me souviens qu'il ne fallait pas évoquer l'idée qu'ils n'avaient qu'à se débrouiller entre-eux, que cela ne nous concernait pas et qu'il n'y avait objectivement aucun risque à ne point se déplacer.

La situation inverse montre à quel point il ne fallait pas s'attendre à un retour de bon procédé. La droite demeure trop attachée à ses prérogatives pour envisager la réciproque. Pire même, elle se prépare au baiser de Satan pour continuer à jouir d'un pouvoir sur lequel elle se sert allègrement. Nihonneur Ni dignité sera leur dernier slogan !



NiNilternancement leur.

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