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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 06:44
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Les rugbymens
La rose perfide et le coq ergoteur

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    Il y a bien longtemps de cela, le coq se pensait paon. Il déployait parfois sa roue et était admiré par une basse cour simple et rurale. Il côtoyait alors les bruyères et les landes, les forêts et les côtes sans se soucier des paillettes et des poulettes. Il venait d'une France rurale qui avait encore les ergots bien plantés sur sa terre …

    La rose a toujours poussé dans les taillis et les bosquets. Elle puise sa force dans la rusticité de son île et se pique de ne pas céder à la facilité du bouquet artificiel. Elle reste elle-même sans céder aux manipulations transgéniques. Elle se pare de mille beautés pour se faire toujours plus perfide.
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    Le coq se dresse sur ses ergots et affirme sans ambages que cette fois, promis juré, il ne laissera pas déplumer dans l'aventure. Ce fier Gaulois emplumé, perché là où tout le monde sait, chante à tue crête la charge pour la victoire finale.

    La rose n'ergote pas elle, elle s'épanouit quand à ses pieds, on la couvre de fumier. De cette meurtrissure, elle va tirer sa parure et sa force. Elle désire sauver la face et retrouver ses parfums de gloire en triomphant de son ennemi intime.

    Le coq est capable de farouche bataille. Il les livre dans des bouges obscures où des parieurs misent sur sa survie. Il mène alors de terribles combats pour quelques billets, pour quelques crêtes rougies du sang de la gloire. Mais bientôt, il oublie ses joutes prohibées et devant sa cour basse il parade en oubliant les querelles passées.
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    La rose a mené quelques guerres. Elle n'a jamais fané au combat. Partout elle a tenu, tête haute et toutes épines dressées. Elle demeure en toute occasion inflexible et ardente. Point n'est besoin de propos hâbleurs, c'est au premier coup de canon qu'elle abandonne son jardin pour entrer de plein pied sur le champ de bataille.

    Le coq s'enfuit à tire d'aile, sans lutter, à la vue du premier renard britannique venu. Il est au fond de lui, honteux des défaites passées, des abandons précipités de sa nation alors que sur l'île voisine, on s'arc-boutait pour sauver la face.

    La rose ne tremble pas quand survient le sécateur, et coupée, encore elle piquera. Elle n'abdiquera jamais, c'est sa gloire, sa fierté, son danger. Elle n'a jamais perdu la face et entend bien ne pas baisser pavillon devant cette volaille ergoteuse.
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    A l'orgueil ou par vanité, notre coq peut se retourner et affronter ses responsabilités. L'espace d'un sursaut, il va donner des coups de bec, battre des ailes et se dresser face à l'ennemi. Puis sa nature reprendra le dessus et sûr de sa précédente victoire, oubliera de relever le gant du jardinier anglais.

    Toujours fière et souvent hautaine, la rose reste droite et ouverte, ferme et menaçante. A chaque fois, elle se bat comme si sa vie était en jeu. Et elle mettra encore plus d'ardeur si face à elle se présente son pire ami, ce coq gaulois qui par mépris ou ignorance l'a toujours prise pour une vulgaire pâquerette. C'est pour ça que lorsqu'elle le peut, elle ne manque jamais de l'y envoyer !

    Le coq oublie toujours que la rose peut le piquer. Quand l'aventure survient, à chaque fois il joue les poulets de grains, ceux qui sont nés de la dernière pluie d'essais. Il bat des ailes, s'ébroue et s'en retourne sur son perchoir en affirmant à qui veut bien l'entendre que c'était une étourderie et qu'on ne le prendra pas la prochaine fois.

    Qui sortira vainqueur de ce combat éternel ? Qui portera fièrement une rose au poing ou un coq en grâce ? La seule victoire qui compte pour nos amis anglais, ce Grand Chelem espéré qu'il faudra arracher à nos meilleurs ennemis. Les chemins de Marc et Martine se séparent, elle n'a d'yeux que pour la rose quand lui se prend pour un jeune coq !

     Grandchelemment vôtre
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Commentaires

Bonjour Bernard, je passe faire un coucou sur ton blog. C'est jour de fête après la victoire de la France 12 à 10 contre l'Angleterre. La rose s'est transformée en pâquerette et le coq chante bien haut et fort !!
Bonne continuation, je te souhaite de passer un dimanche forcément agréable vu l'honorable perfomance de nos bleus et à bientôt
Commentaire n°1 posté par Thierry-alias-Jean-Philippe le 21/03/2010 à 08h41
Réjuouissons nous de la victoire et de ce Grand Chelem.
Passons sous silence le manque de jeu et retroussons nos manches pour que notre formation soit meilleure.

Vive le jeu !
Réponse de BR le 21/03/2010 à 10h04
Y aurait-il là un langage codé, subliminal ?
Vite un vieux grimoire que je m'y plonge.

Ferai-je la devineresse ?
Est-ce que je choisirai entre les entrailles fumantes du jeune coq à la manières des aruspices qui prétendaient y lire quelques augures ?
Bons ou mauvais, ferai-je la Cassandre ou la sibylline Pythie ?

Regarderai-je plutôt la rose se déssécher et en colifichet la brandirai-je en ma salle à manger, tout en prenant garde aux douloureuses banderilles toujours d'usage, qu'elle soit passée de vie à trépas ?

Pour le coup, le rouge me vient au Front, aurai-je digressé ?
Commentaire n°2 posté par Circé le 19/03/2010 à 17h57
Circé

Laissez les entrailles et usez de vos chants enjôleurs pour troubler le perfide Anglois.

Quant à la dame qui préfère la Rose, qu'elle n'oublie pas qu'il est parfois des victoires qui laissent des traces amères.
Que Martine se souvienne de la bataille d'Héraclée et qu'il ne sa gause pas d'un raclée dont elle n'est pas responsable …

Pyrrhussement vôtre
Réponse de BR le 20/03/2010 à 10h01
Par BR
 
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