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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 06:54
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : partage
Il s'use et personne ne le remplace
À Philippe et tous ces présidents qui ne sont pas perchés sur leurs ergots (egos) !
  •     Dans nos associations à essais non lucratifs, il est une fonction dont personne ne veut, la première de toutes ! Pour le plus conciliant, le moins exigeant, le plus coulant,  le moins méfiant, on promet un bureau soudé, des tâches partagées, des réunions écourtées, des obligations diluées. Mais au bout des tous ces mécomptes, le président assumera seul un immense fardeau !
  •     J'en ai connu de ces fous furieux de la disponibilité coûte que coûte, lavant les maillots, installant les drapeaux de touches et les protections, rangeant le club-house et fermant seul, la buvette en poussant vers la porte, ceux qui ne doivent pas avoir de famille …

  •     Du matin au désespoir, ils sont sur le pont : Capitaines d'une embarcation sans officiers, seuls mousses à bord. Du soir au chagrin, ils assistent à toutes les rencontres, tous les entraînements, marathoniens du quotidien de leur club, ils négligent femme et enfants pour une bien ingrate maîtresse, toujours insatisfaite. (Que des pléonasmes)

  •     Quoiqu'ils fassent, les présidents ont tort, c'est le préalable à toute discussion. Où qu'ils soient, ils ne sont pas  où il le faudrait, c'est un principe incontournable. Ils s'époumonent, se dispersent, s'épuisent en vain. Ils n'en font jamais assez aux yeux de ceux qui ne font rien ou pas beaucoup. Plus ils en font, plus ils en ont à faire et plus les autres s'indiffèrent. La Mairie impose, le Comité dispose, le bureau expose, les équipes reposent, les entraîneurs composent et au final, les présidents explosent !
  •     Ils devaient être la tête pensante, ils ne sont que des esclaves corvéables à merci mais toujours sans merci. Leurs associations les mangent à petit feu puis, petit à petit, à gros bouillon. « Mais ils n'ont qu'à déléguer ! » Le « Y'a qu'à » du grand « Faut qu'on » a encore sévi. Le conseil, s'il est suivi, provoquera une levée de boucliers.

  •     Le président personnifie l'association, il l'incarne ! Figure tutélaire, il se doit de donner son temps sans compter et finit par tout perdre autour de lui, dans cette autre vie qu'il semble avoir mis entre parenthèses. Il est entré en présidence comme d'autres rentrent dans les ordres, un sacerdoce laïc, sportif, gratuit et permanent.
  •     Quand revient le temps de l'assemblée générale, toutes les critiques s'estompent et personne ne se propose pour prendre la place de celui qui n'en peut plus. On s'accordait bien à penser qu'un changement était nécessaire. On évoquait un homme neuf, providentiel, brillant …
  •     « On », ce magnifique prénom impersonnel qui permet de se cacher derrière ce singulier si hypocrite, « On » ne trouve pas ce joyau de la république et « On » revote comme un seul homme pour cet homme usé et décrié.

  •     « On » entoure alors le président élu pour un nouveau mandat. « On » lui promet, cette fois, juré, craché, de l'épauler comme jamais, de lui apporter ce soutien qui lui a manqué la saison dernière et celle d'avant comme toutes les précédentes du reste ! Le Président, encore naïf, les croit et se donne une année pour mettre le pied à l'étrier, à ce successeur qui viendra d'un claquement de doigts.
  •     La suite ne sera qu'un éternel recommencement. « On » disparaît bien avant le premier coup de Trafalgar et laisse, une fois de plus, le Président dans son incommensurable solitude.  Mais tout lasse, tout casse aussi. Un jour, la corde se rompt, la machine se détraque. Le Président tire sa révérence pour se sauvegarder.

  •     « On » s'étonne, « On » s'indigne, « On » dénigre ! Mais personne ne prend cette place si exposée et l'association perd la tête au grand étonnement de tous ces « On ».
  •     Associatiénormément vôtre.
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