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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Le romantisme n'est plus ovale.


Un match nul qui manque de souffle.

 

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Le Rugby qui gagne en Europe est de plus en plus le jeu du chasseur qui attend sa proie pour la cueillir dans des contres assassins. Mis à part les Gallois qui font encore chanter le cuir et peuvent l'emporter en tenant le ballon, les autres nations de ce tournoi aiment à s'affronter à qui joue perd ! Le spectateur regrette les chevauchées d'antan même si l'intensité du combat n'a jamais été aussi âpre !

Le quinze de France ne parvient pas à imposer son jeu. C'est une évidence qui s'impose encore plus aujourd'hui après ce match nul à domicile qui se solde néanmoins par un un bilan négatif de 1essai pour les bleus contre 2 pour les verts. On pourra se satisfaire de la remontée au score, de la défense de fer (deux essais quand même) ou de l'état d'esprit. Il en faudrait bien plus pour honorer comme il se doit un titre honorifique de vice-champion du Monde.

Le match reporté une première fois pour cause de terrain gelé s'est déroulé sous une pluie battante. Il y a des rencontres qui ne sont pas bénies des Dieux et la présence de Sarkozy n'a sans doute rien arrangé à cela. Malgré tout, le président repart sans la défaite, il a eu chaud, d'aucuns se seraient gaussés dont votre serviteur.

La première période est à l'image de son mandat. C'est la catastrophe intégrale. Le jeu des tricolores est étriqué, ils rendent le ballon trop souvent par un jeu au pied approximatif et pneumonique, ils le perdent en route et à l'impact comme ce fut assez souvent le cas pour le talonneur Swarzewski qui manque encore son match.

L'interception des Irlandais sur le troisième ballon d'attaque des joueurs de Saint André a certainement refroidi plus sûrement leurs ardeurs que la pluie du jour. Un débours de sept points d'entrée de jeu n'est pas l'idéal. Puis les choses continuèrent sur le même registre. Les Irlandais jouent, les Français attendent pour contrer.

Huit attaques en première main du côté bleu pour une première période sans flamme. Quatre relances seulement dirais-je tant les verts jouent beaucoup de ballons. Le score évolue par quelques pénalités jusqu'à la trente neuvième minute où les coqs tentent de bouger leurs adversaires. Un ballon encore perdu, une contre attaque fulgurante et le score est de 17 à 6 aux citrons aigres.

La seconde période sera légèrement plus ambitieuse pour nos tricolores. Ils exploiteront franchement dix ballons. Ils marquent même un essai sur une de leurs rares relances. Poitrenaud remonte le ballon, Fofana met les gaz pour un essai en coin qui rapproche son équipe. À la 57ème minute, le score sera à parité grâce à une pénalité puis ce sera presque tout du côté Français.

Les Irlandais vont remettre la main sur le ballon pendant une dizaine de minutes. Les bleus se contentent de défendre et de se dégager. Cela dure, on sent comme une impuissance collective à déborder l'autre, à franchir la ligne. À dix minutes de la fin, c'est le contraire : domination des bleus et défense courageuse des verts.

Pourtant, je sens comme une différence notable dans l'approche des temps forts. Les Irlandais les ont joués pour essayer de passer, de battre leurs vis à vis pour aller en terre promise. Les Français espèrent la faute, le coup de sifflet de l'arbitre et jouent de mêlées en petits tas poussifs. Parfois, l'idée du drop leur vient et par deux fois, l'échec sera au rendez-vous.

Finalement, la partie se termine par une poussée de fièvre, une tentative, enfin, de débordement, par Malzieu qui se termine hélas en touche. Je n'aime pas ce jeu sans romantisme, je n'aime pas m'ennuyer devant un match de rugby. J'attends bien plus de ce sport qu'un plan comptable ! Un peu de romantisme messieurs et faites un peu chanter le cuir !

 

Laborieusement leur.

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Salles de Gym Montpellier 07/03/2012 20:49


Drôle de match en effet de la part des Français... on aurait aimé plus de jeu, plus de risques et surtout de réussite... Bref du spectacle !

C'est Nabum 08/03/2012 07:37



SGM


Je crains que le rêve ne soit plus à l'ordre du jour.


Le pragmatisme ou le réalisme, voilà les deux mots clefs du Rugby que je n'aime pas !