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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Le silence des Français ...

Parodie de communication.



     Neuf Français, triés sur le volet, mesurés auscultés, radiographiés, moralisés sont désignés par la main de Dieu, un préfet ou un circuit complexe de décisions stratégiques pour représenter la diversité de la population de ce pays. Le panel dans son condensé le plus extrême. L'incarnation d'une population pour avoir le droit, oh récompense suprême, de s'approcher de sa majesté Nicolas Premier, prince d'ici et Grand partout ailleurs !

La distribution est faite, le peuple face à sa conscience et dans un petit coin, le journaliste de la France profonde, le chantre du terroir, l'anesthésiste de la sieste méridienne, le valet et son maître. Jean pierre Pernod en plante d'ornement, la négation vivante des valeurs du métier, obséquieux silencieux, le servile docile, la carpette parfaite.

La scène ne peut se dérouler ailleurs que chez l'ami fidèle, celui qui a tant fait pour assurer l'élection de son obligé. Monsieur Bouygues et cette première chaîne qui mériterait bien une confiscation en cas de retour de ce pays à la démocratie. Rien de ce qui se trame sur la Une n'est marqué du sceau de l'honnêteté. Manipulation, Bidouillage, Conditionnement sont les trois mamelles de cette officine au service d'une idéologie et d'un homme.

C'est justement cet homme qui se dresse face à l'échantillon de la France réelle. Il est seul contre tous, il tient la barre dans la tempête, il affronte les éléments avec un courage qui mériterait l'admiration de tous si les gens n'étaient pas si mesquins. Il a réclamé un plateau, il le voulait plus grand que le précédent car sa gloire a besoin d'espace. Il avait besoin de s'expliquer, non pas de se justifier, car voyez-vous, l'homme n'a de comptes à rendre à personne , pas même à sa conscience s'il en avait une !

Le décor est planté, il paraît qu'il était miteux mais je ne puis vous le certifier. Il y a des choses que ma dignité m'interdit de regarder, celle-ci est en tête de ma liste noire et il était hors de question que je cède à la curiosité malsaine, ce fonds de commerce de nos télévisons qui font d'un tremblement de terre un spectacle à ne pas manquer et d'un tsunami de la pensée une émission de deux heures trente !

Car ce pensum a duré une éternité télévisuelle pour faire entendre un homme seul répondre aux questions qu'il a lui même dictées, imposées, demandées de l'avis même d'un participant regrettant qu'on lui ait changé sa petite participation personnelle au dernier moment. Voilà ce qu'on donne aux Français ; une émission calibrée par des experts, formatée pour rentrer dans des créneaux définis au préalable par des sondages d'opinion que nous avons payés sans le savoir.

Que la même chose se fut déroulée à Cuba ou dans un pays africain et nous eussions raillé ces peuples enchaînés à des despotes d'opérettes, cette mascarade de démocratie qui atteste de l'immaturité de ces nations pas encore candidates à l'histoire ou à la démocratie. Mais non, tout ceci se passe en France sous le silence assourdissant d'une opposition décervelée, d'une presse majoritairement aux ordres, d'un peuple qui trouve encore huit millions des siens pour regarder le vide d'une pensée éponyme.

C'est là ce qui me surprend le plus. La prestation de ce triste sire a dû, pour ce que j'en ai compris au travers des analyses, être conforme à ce qu'on peut attendre du personnage.  Mais comment diable, de braves gens se laissent-ils encore emberlificoter par pareille supercherie ? Je  désespère de mes compatriotes ! Ont-ils perdu tout esprit critique pour se précipiter, moutons bêlants, au spectacles des grimaces d'un pantin maléfique ?


Honteusement leur.

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