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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Les cinq doigts au feu !

La main de Dieu !




Quand on est pris la main dans le pot de confiture (la chose semble plus grave que cela), il arrive parfois que l'on jure ses grands dieux qu'on y est pour rien. Si le parjure n'est pas très joli, il est monnaie courante dans le monde de la politique. Le démenti est la première réaction à toute accusation, c'est une habitude tellement enkystée qu'il ne sert à rien de lire les communiqués de presse de nos ministres montrés du doigt.

Alors, devant tant de mensonges, d'omissions ou de simples travestissements de la vérité, nous en venons à exiger le jugement du très haut. De son palais, celui que l'on ne doit pas nommer, pointe un doigt inquisiteur vers le fautif. Depuis bientôt une année, il ne manque pas de travail et doit souvent mettre au feu l'un de ces membres vermoulus !

À force ainsi de se couper les doigts un à un, il n'est pas aisé de pouvoir jurer n'y être pour rien et continuer son action. Certains pensent qu'il serait grand temps de passer la main quand le très grand enfile un gant de fer pour cacher les plaies ouvertes. La technique passe pour l'heure inaperçue mais ne doutons pas qu'elle finira par attirer l'attention.



Commençons par le premier doigt, celui qui eut l'honneur d'inaugurer cet engrenage maléfique. Même si l'homme n'était pas tout blanc dans l'affaire, il ne s'agissait alors que de peccadilles, des cigares achetés au frais de la princesse. Depuis ce sont les soubrettes qui trinquent. L'affaire fit long feu. Depuis hélas, cigares et pipes sont surtout en des bouches subalternes à l'insu de leur plein gré !



Puis un homme donna dans la démesure ancillaire. Un petit appartement de 600 mètres carrés, voilà qui s'appelle mener grand train ! Trop à l'étroit dans son ministère, c'est à l'instigation du canard qu'il dût rendre le palais. Mais il ne tomba pas pour autant car il y avait un précurseur en matière aéronautique qui fut contraint de sauter en plein vol. Le petit doigt de nos ministres aurait du les alerter mais quand la soupe est bonne, il faut se brûler pour cesser de se servir.



Il y eut alors la main dans le panier. Non, n'y voyez pas toujours allusion graveleuse. Le doigt suivant se fit prendre le doigt sur l'enveloppe en papier kraft. Quelques petits subsides pour les frais courants, des renvois d'ascenseur et un petit doigt sur la couture du pantalon. Les ordres du très haut ne sont pas discutables. Un départ presque spontané sous la pression d'une opinion désolée de tant d'hypocrisie.



Puis il y eut la main qui file en jet privé. Un doigt bien coriace celui-ci qui ne voulait pas abandonner la place ni reconnaître ses erreurs. Une amputation douloureuse, un doigt récalcitrant qui refusait de se démettre de la main. Il faut cependant sacrifier le membre malade pour épargner le corps en souffrance. A un doigt près, c'eût pu être la fin des haricots !


Maintenant il y a un doigt de pied qui vient de sauter. Le remède était nécessaire, il avait le doigt là où il est d'usage de réclamer l'hospitalité. Mais le pauvre orteil aimait investir la place sans attendre que l'on l'y invite. Quand il trouvait chaussure à son pied, il s'empressait de l'enfiler sans autre forme de procès. Il est contraint de quitter le navire, il perd ses prérogatives, celles qui lui donnaient un charme fou auquel il est si difficile de dire « Non ! ».

Cinq doigts en moins ! Voilà la belle affaire. Le rythme ne choque ni ne scandalise un bon peuple de France revenu de tout depuis de longues années. C'est la main sur le cœur que bon nombre d'entre nous, seront près une fois encore à donner leur suffrage aux uns et aux autres, ceux qui profitent à tour de rôle des largesses de ce système qu'il est grand temps de changer.

Ils ont mis la main sur le pouvoir, tous les pouvoirs. Alors, puisqu'ils ne peuvent plus montrer patte blanche, profitons en une bonne fois pour toute pour les bouter de la place. Exigeons vite une sixième république éthique et transparente.

Lamainquifilement vôtre.

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Le ch'timi 08/06/2011 00:15



Mille excuses..jorge Semprun n'est pllus...


vous m'avez tellemnt chamboulé


amitiés de nuit


Patrick



BR 08/06/2011 06:28



Patrick


Jorge Semprun


Un homme parmi les hommes


Une conscience quand il y en a si peu maintenant !


 


Et le pire c'est qu'il va être célébré par des gens si éloignés de ses combats, son courage, sa moralité, son talent. C'est la loi du genre mais compte tenu de la bassesse de ceux qui vont faire
son éloges, je crains qu'il en soit vraiment révolté.


 


DE la hauteur messieurs !



Le ch'timi 08/06/2011 00:09



Cher beranrd,


Quel sacré pamphlet sur le corps humain....encorre faut-il  que ses politiques le soient..


Quel pied...bain de pieds dans la ci-tron-nade...


Déèsse de Kahn...seins-clairs....sereine..trop sereine...et comme le trop tue le trop...je vous laisse juge..


ah ! ces échangistes...


Brave Yvonne...eh oui, il faut remonter....à cette époque..que j'ai rejetée...


Mince..! je viens d'apprendre que georges Semprun est DCD...j'arrête...je laisse les fornificateurs nous baiser...


Notre petit tsar va bien nous révèler quelques galanteries..Chuuuut ! le énième prince consort dort dans le ventre de Carlita....Lifté comme tout le reste...


Chanteuse aphone...aux textes lénifiants..endort le petit Nicolas..chuuuut !


amitiés


Patrick



BR 08/06/2011 06:25



Patrick


Depuis quelques temps l'humain n'est que fragments :


pied - doigt- sexe - bouche - oreilles ...


Personne n'envisage plus l'indicidu dans sa dimension réelle entre corps - âme- conscience.


Oui tout cela est bien trop complexe pour notre président jouisseur.