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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Mais qu'avons nous fait pour mériter ceux-là ?

La cabane est tombé sur les chiens d'Orléans …




    Étrange restera éternellement notre bonne cité Johannique. Rien ne s'y déroule comme nous l'espérons. Nous devrions vivre une période de félicité générale après l'immense succès du cinquième festival de Loire. Six cent cinquante mille personnes pour à nouveau sceller l'histoire d'amour d'une ville avec son fleuve, les gens heureux et les élus fort de cette reconnaissance nationale.

        Que nenni, même dans le bonheur, il faut un petit grain de sable, pour rappeler à tous qu'un cœur de pierre bat dans ce corps à la main de fer. Le Festival pas même terminé et trente cinq véhicules de participants se retrouvent à la fourrière. L'ordre est premier, quelles que soient les circonstances et rien ne saurait entraver la juste sévérité de la loi.

        Celle-ci s'exprime d'ailleurs avec une constance merveilleuse dans notre ville. Dès qu'il faut attenter aux libertés, l'arrêté municipal pointe son nez. Tout est prétexte à quelques excentricités ubuesques pour dénicher les fauteurs de trouble à l'ordre public. La mendicité au pilori, la prostitution à la lanterne, les bandes des jeunes mineurs de moins de treize ans à la maison et les mariés sous les drapeaux sans pétales de rose, ni coups de klaxons intempestifs.

        On ne plaisante jamais, le Prince sans Rire, Grand Chambellan de la ville, n'aime rien tant que pourfendre tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. Il ne fait pas bon se gausser de sa majesté, il prend la mouche et fait appel à ses bons amis les juges. Gare au potache, il sera illico montré du doigt, ostracisé par les grands démocrates d'alentours. Fansolo paya fort cher le manque d'humour de celui qui porte l'écharpe tricolore comme un bandeau de pirate.

        Que la justice finisse par casser la décision inique et le magistrat nie l'évidence, se déclare moralement vainqueur devant un parterre de journalistes locaux peu scrupuleux de respecter la déontologie de la profession. Un des leurs, correspondant du journal Libération est prié de ne pas franchir les portes de la maison du peuple et tous les autres de ne pas s'offusquer de la négation locale de la liberté de la presse. L'oukase est monnaie courante en Cenabum !

 



        Fansolo croise par hasard le chemin de son bourreau. Il lui offre la coupe du pardon et se voit envoyé sur les roses. Pire, une brève dans le journal officiel des amis sincères de Serge Grouard présente le fait plutôt amusant sous l'angle douteux de ceux qui voient tout, toujours d'un mauvais œil naturellement. Les mots employés sont sans équivoque, le camp est clairement choisi …


        Mais la coupe n'est pas pleine. Le maire aime à être cité en contre exemple sur les chaines nationales. Plus on parle de lui et de son système rigide, plus il jouira d'une côte d'amour dans une population de plus en plus acquise à cet ordre nouveau. La primaire socialiste n'aura que miettes et trois malheureuses salles pour recevoir les électeurs dominicaux. Qu'ils aillent voter dans un estaminet ne dérange pas ce grand démocrate.


        Ainsi va la vie en bord de Loire. Les hommes en place ne supportent pas les règles communes à l'instar de ce vice président du conseil général menaçant de fendre la foule des manifestants pour sortir d'un hôtel départemental où il n'est que notre représentant et rien de plus. Il appela des sbires aux lunettes fumées qui arrachèrent des mains d'un journaliste un microphone. Des policiers regardaient complaisamment cette nouvelle entrave aux règles en vigueur dans un pays de droit.

        L'élu enfermé dans son véhicule immobilisé, partit dans une colère outrée, affirmant le plus sérieusement du monde qu'il allait déposer une plainte pour entrave à la liberté de circulation. La manifestation était dument déclarée et respectait scrupuleusement le parcours déposé en préfecture. Mais rien ne peut ici, s'opposer aux exigences de nos chefs suprêmes. La démocratie a des limites que nous mesurons chaque jour dans ce département modèle ! Mais qu'avons-nous fait pour mériter de tels représentants ?
   
    Liberticidement leur.

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Philippe 12/10/2011 22:26



mon cher Bernard je pense que pour ce mecreant la balle au pannier est plus importante que la vie quotidienne de l'orleanais dans bas il me rappelle un maire qui s'il n'avait pas la barbe serait
son jumeau pour 2012 si il faut aller voter a l'estanquet j'en tiendrais le bureau de vote et clamerais haut et fort la liberté de penser ©florent P



BR 13/10/2011 09:52



Philippe


 


Il ne faut pas dresser un sport contre un autre mais simplement exigé justice et modération dans la façon d'agir d'un homme qui n'est que notre représentant et rien de plus. Qu'il n'oublie pas
d'où il vient et ce qu'il est !


Tout simplement un homme comme les autres ...



bodard 12/10/2011 19:24



Du grand,de l'authentique Achille Z:un délice.


Merci l'ami.


Savoureusement!


Yves Bodard



BR 13/10/2011 09:53



Yves


 


Merci à toi.


Tu passes quand tu veux, aujourd'hui encore le texte à de l'allure me semble-t-il et devrait te plaire ...