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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Mon Festi'village

Merci à tous les autres …






Samedi à 17 heures s'ouvrait la partie gratuite du Festival de Travers. La place Saint Aignan a pris ses habits de fête au village. Un grand chapiteau central avec parquet et estrade afin d'accueillir les spectateurs et les chanteurs. Tout autour, des stands et des buvettes, des tentes ou des barnums pour donner au lieu une allure de place forte du bonheur.

Tous les bénévoles de l'association ABCD s'affairent pour, espèrent-ils, recevoir le plus grands nombre de curieux, de flâneurs, d'écouteurs discrets ou de passionnés attentifs. Tous est prévu pour que le temps d'une journée et demi et que l'endroit puisse tenir un siège : buvettes, friandises, cantine, friteries, bar à vin, huîtres et plats exotiques. L'intendance est toujours au rendez-vous.



Les premiers fidèles arrivent, ils goûtent aux contes africains, aux chansons à voir, au programme complet du Festival. Les premiers verres passent de main en main. Il fait beau, la météo clémente laisse penser que la soirée sera douce. Puis, imperceptiblement, tranquillement, la place va se remplir. Les uns se poseront sur les bancs et les chaises de l'espace restauration, les autres tournent sur le promenoir, les derniers battent la semelle sur le parquet ou devant l'abattoir.

De ci de là des grappes se forment, des conversations interrompues l'an passé, reprennent entre gens qui ne se voient qu'à cette belle occasion. La place devient village, la ville, lointaine, ne nous impose plus sa masse effrayante, sa folie consumériste, son obsession sécuritaire. Nulle escouade de gens en armes, nulle crainte non plus ! C'est la vie comme avant ; les enfants, les jeunes gens, les quadras, les quincas et tous les autres se mêlent, s'embrassent, se saluent, discutent dans une harmonie retrouvée.



La musique est prétexte. Sur la scène, un Larron se propose à leurs écoutes fugitives. Il a une voix intéressante le garçon, un peu de gouaille et une belle présence. Malgré tout, je ne peux m'y attarder. Je lui trouve une petite nuance de vulgarité qui ne me plaît guère et deux personnages se donnent en spectacle sur le devant de la scène. Ceux-là, sont venus armés de leur stock de bières personnelles, fortement alcoolisées. Ils n'ont pas la décence de rendre à l'association par quelques dépenses locales. Ils seront gentiment écartés mais ils m'exaspèrent trop pour rester là.

Partout ailleurs, la quiétude est de mise. Les badauds déambulent de conversations en petites consommations raisonnables. Les gens vivent ces derniers soubresauts de l'été avec une jubilation certaine. Ici, un trio propose, hors programme, un petit impromptu musical. Une contre-bassine, un accordéon et une guitare pour le plus grand bonheur des clients de l'Abattoir, bar de nos vins d'ici et des huîtres d'un peu plus loin. Pierre, le maître de cérémonie, maîtrisant la langue de Shakespeare, déclare à tous ceux qui l'écoutent que c'est un récital « Off ! ».


La nuit tombe, la maison Teilier prend le relais sur la scène. Le son n'est pas parfait, les basses dominent et j'avoue ne pas tout saisir des paroles. Déjà un peu sourd, je vais protéger mes oreilles et mettre en danger mon foie. On ne peut pas tout avoir. Le petit blanc de la grande maison est un délice. Il donne des couleurs à la soirée.

Une petite soupe et quelques tartines me permettent de retrouver ma dignité abandonnée un temps auprès du comptoir. On débat de tout et surtout des primaires qui tiennent le haut du pavé. Je doute que nos amis socialistes aimeraient cette référence à ces petites parallélépipèdes de pierre pour des souvenirs qui ne seront jamais les leurs. Le vote fait débat, certains avouent du bout des lèvres s'y rendre à reculons.

Laissons tomber ces temps qui ne s'annoncent pas aussi radieux que ces instants merveilleux. La nuit est douce, le temps s'étire tranquillement. J'apprends tout ou presque sur la technique de la gravure à l'eau forte. Les œuvres de Jacques Dauphin, sont exposées à deux pas de là, promis juré, dimanche entre deux concerts, j'irai admirer son travail. Les bénévoles, eux,  n'ont pas laissé leurs stands, grâce à eux, nous avons vécu une soirée comme dans nos villages d'alors. Merci à tous les adhérents de l'association ABCD.

Bienheureusement leur.

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Jacinto 16/10/2011 23:44



Ah, Jacques Dauphin, graveur... de l'art, et pas du cochon, tout y est bon.



BR 17/10/2011 06:43



Jacinto


Il était belle tête de l'art et joli cul de chalutier.


Ainsi va l'ami Jacques, jamais là où on l'attend.


Graveurement sien