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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Mon petit Mélenchon illustré.

Jour J

Les raisons d'une adhésion de cœur.

J'ai retrouvé le goût de l'espoir, l'envie de me battre, le désir de mettre en avant mes convictions grâce au souffle d'une campagne brillante, enthousiaste, combative et joyeuse. Alors en cette dernière étape, alors que Jean-Luc Mélenchon va tenir son dernier meeting au Parc des Expositions, je découvre les délices d'une écoute collective sur écran géant, dans l'une de ces officines secrètes qui préparent depuis si longtemps le grand soir.

 

Il est dix neuf heures, la haine des riches est de retour affirme en tremblant un hebdomadaire qui participe à la grande campagne de dénigrement qu'imposent les scores espérés du candidat du Front de Gauche. Les revendications légitimes, le refus de la misère sur ordonnance ou destinée sociale, la colère face à la cupidité et l'égoïsme d'une caste qui se goinfre sur le dos de tous, tous ces éléments et bien d'autres ont réveillé un peuple qui avait appris à courber l'échine.

 

Le retour de la cause du peuple, c'est la fin de l'acceptation d'une conception injuste des rapports sociaux, c'est l'exaspération devant une République qui fait la part belle à l'argent, à l'oligarchie, aux élus à vie, aux barons. L'insurrection populaire c'est désormais le refus d'avaler les couleuvres de l'Europe, d'une commission à Bruxelles sans aucune légitimité, d'un parlement qui ne représente plus les diverses composantes de notre Nation, qui n'agit et ne pense qu'au nom de logiques partisanes verrouillées par un bipartisme absurde et sans renouvellement.

 

La Résistance est en marche. Oui, messieurs, le mot n'est pas trop fort. Il y a une caste d'occupation. Des nantis, des caciques, des petits professionnels de la politique qui n'agissent plus que pour la seule préservation de leur poste quitte à retourner leur veste. La Résistance, c'est imposer une nouvelle constitution qui balaiera les pesanteurs, les injustices, les lourdeurs, les lâchetés, les incohérences d'un système au seul service de deux appareils hégémoniques.

 

C'est encore le combat sans pitié contre un système international fondé sur l'iniquité, la prévarication, le mépris des travailleurs, l'exploitation de la planète, le pillage de toutes les richesses, la destruction des peuples, l'asservissement des masses. Le capitalisme va mourir et nous sommes prêts à croiser le fer pour hâter une chute qui est inévitable mais dans laquelle nous ne voulons pas être entraînés.

 

Le Front de gauche c'est enfin la réponse qui convient pour se dresser face à la bête immonde, cette peste brune qui, par ses discours enjôleurs, avait attiré dans ses rets les désespérés de cette société sans éthique, sans âme, sans honneur. Les uns et les autres pour jouir encore de leurs privilèges avaient laissé monter cette peste effroyable, cette haine des autres, ces solutions réductrices. Mélenchon c'est celui qui a osé la bataille de la dignité retrouvée d'une Nation, c'est le refus du racisme, c'est le rejet du fascisme. Comment ne pas être fier cette première victoire ?

 

Le Front de Gauche c'est encore la digue dressée contre les compromis, les faiblesses congénitales du PS, un parti foncièrement bourgeois, fondamentalement conforme, désespérément frileux, inébranlablement servile. C'est l'aiguillon qui sera nécessaire pour que la Gauche, une fois encore ne s'égare dans les allées du pouvoir, ne se grise sous les lambris, ne se perde dans les combats de clan, les luttes d'égo. C'est le recours qui évitera la catastrophe annoncée, qui se dressera quand les marchés attaqueront et que les amis socialistes seront hélas incapables de les juguler.

 

Alors, oui, pour la première fois j'ai mené une campagne du bonheur, un mouvement où l'espoir se disputait avec la conviction profonde qu'il n'y a pas d'autre alternative. C'est à l'espoir où à la mort. Plus de place pour les mollesses, les compromis, les équilibres à trouver. Cette fois, nous sommes en marche pour cette insurrection populaire qui changera la donne, qui ouvrira les portes d'un autre monde.

 

Mélenchon arrive sur le podium. Il jubile, il jouit de cette foule qui l'acclame, il mesure le chemin parcouru. Il se gausse : Les rats quittent le navire, les traîtres professionnels sont en déroute. Pagnol est au texte, Raimu est au pupitre. Quel bonheur, quel artiste !

 

Dans la salle on rit aux éclats, des éclats qui vont faire des victimes car pour une fois, le ridicule va les tuer. La France s'est réveillée, le monde des pitres et des faquins s'effondre. Le Peuple réclame son dû contre les renégats du référendum. Puis le tribun retrousse ses manches et attaque frontalement les vrais ennemis du peuple. C'est de ça que nous avons besoin et non de larbins si polis qu'ils en sont lâches.

 

Il termine sa campagne par le nouveau serment, ce sera celui du Parc des expositions et ce ne sont pas les paumes qui se dressent vers le ciel, ce sont des poings tendus, des poings serrés, des poings prêts à en découdre qui jurent de ne rien lâcher jusqu'à l'insurrection finale, jusqu'à la victoire de la cause du peuple contre tous les égoïsmes de la finance.

 

Nous nous jurons fidélité et persévérance, nous jurons notre foi en la justice sociale et aux valeurs inscrites sur nos frontons qui ne seront jamais aussi fortes que dans cette sixième République, que nous placerons sur le devant de la scène, que nous imposerons à tous et à toutes les nations ! La France est une Nation universaliste et nous serons l'avant-garde du sursaut de tous les opprimés de cette Terre !

 

Insurrectionnellement vôtre.

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Kakashi 22/04/2012 08:51


http://www.dailymotion.com/video/x1h2po_mourir-pour-des-idees_music

C'est Nabum 22/04/2012 10:01



Kakashi


Ce ne sera pas de mort lente, c'est certain


La réaction reprendra le pouvoir et nous aurons des balles dans la peau car le commerce doit continuer et le profit aussi. Ils sont prêts à tout ....



Kakashi 22/04/2012 08:37


Bref, le retour à la Commune de Paris de 1871.


La misère est réelle mais en moindre proportion que jadis.


Par contre, il est vrai que les travailleurs se font exploités.


Je comprends votre colère, mais je pense que celle-ci vous égare.


Je vais allez accomplir mon devoir citoyen dans l'espoir que l'individu qui nous fait honte depuis 5 ans éjecte de son trône.


 

C'est Nabum 22/04/2012 09:59



Kakashi


C'est une vision des choses et je sais l'envie de beaucoup que nous en terminions comme les communards, colés contre un mur.


Je partage la honte mais j'ai besoin d'une colère plus grande encore pour casser le ssytème qui a enfanté un tel personnage.