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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Monétairement vôtre

Argent content …




S'interroger sur cet étrange objet d'adoration c'est peut-être chercher la faille pour que ce veau d'or finisse enfin dans les abattoirs de nos consciences. La banque, temple de ce Dieu froid et volatil est en première ligne de ce compte des temps modernes.


Nos devises actuelles descendent-elles toutes d'une monnaie de singe ?
Un aveugle peut-il réaliser un retrait à vue ?
Comment doit-on s'y prendre pour arrêter un compte-courant ?
Pourquoi les pauvres manquent-ils toujours de coffre ?
A-t-on intérêt à confier son argent à une banque ?



Le retrait est -il une technique archaïque pour  éviter à l'argent de faire des petits ?
En janvier, peut-on exiger un rabais sur le solde de son compte ?
Pourquoi est-ce une carte bleue qui remplace le paiement en liquide ?
Une banque sera-t-elle un jour obligée de nous rendre des comptes ?
Est-ce faire preuve de magnanimité que de condescendre à épargner ?



Avec mon banquier, pourquoi n'est-ce jamais trop taux ?
A la fin des opérations, qui est-ce qui banque vraiment ?
Pourquoi de toutes les opérations bancaires, seule la division est oubliée ?
Comment saisir son code secret à l'abri de son propre regard ?
Comment un chèque en bois peut-il parvenir à faire couler une affaire ?




Faut-il mettre au secret les banquiers Suisses ?
Puisque l'argent n'a pas d'odeur, pourquoi les affaires financières sentent-elles si mauvais ?
Une valeur refuge vous met-elle à l'abri d'une tempête boursière ?
Pourquoi un emprunteur est-il si emprunté lorsqu'il faut rembourser ?
L'hypothèque n'est-elle qu'une simple hypothèse mobilière ?




La faillite est-elle une maladie monétaire transmissible ?
Faut-il un architecte pour établir un plan d'épargne logement ?
L'assurance vie vous garantit-elle contre une issue fatale ?
Faut-il ranger ses « Sicav » dans un coffre en sous-sol ?
Le prêt est-il vraiment un investissement à risque pour nos banquiers ?




Est-ce vrai que pratiquer l'usure n'est pas un métier de tout dépôt ?
Est-ce que les banques jouent parfois à guichets fériés ?
Est-ce que faire un chèque sans provision, c'est ne plus vouloir rester sur sa faim ?
Qui est-ce qui crée les codes secrets ?
Les agioteurs sont-ils les responsables des Agios ?

Peut-on encore raconter des histoires à une personne interdite de compte ?
Si l'action à la cote, que deviendra l'obligation à terme ?
Dans les sociétés fantômes, quels sont les revenus des revenants ?
Dans les paradis fiscaux, les intérêts sont-ils éternels ?
Comment blanchir de l'argent sans se salir les mains ?



Peut-on avancer avec un découvert dans un milieu hostile ?
Les banquiers ne demandent-ils des commissions que les jours de marché ?
Peut-on faire créance à son créancier ?
Faut-il une licence IV pour ouvrir  un  débit d'argent liquide ?
Quand le guichetier traite mes espèces, puis-je considérer qu'il m'insulte ?



Me faudra-t-il écrire un libelle contre les libellés bancaires ?
Le prélèvement précède t-il l'enlèvement de mes avoirs ?
Pourquoi le relevé aime-t-il tant la soustraction ?
Puis-je faire un dépôt légal qui me garantisse du mandat carcéral ?
N'ayant pas fait sciences-pot, suis-je habilité à effectuer un dépôt viscéral en ce lieu ?




Banqueroutement vôtre


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Le ch'timi 06/02/2011 21:25



Cher BR...


HARPAGON - Au voleur ! au voleur ! à l'assassin ! au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ?
Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ? N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent,
coquin... (Il se prend lui-même par le bras.) Ah ! c'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon
cher ami ! on m'a privé de toi ; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde : sans toi, il m'est
impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en
m'apprenant qui l'a pris ? Euh ? que dites-vous ? Ce n'est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu'avec beaucoup de soin on ait épié l'heure ; et l'on a choisi justement le
temps que je parlais à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller quérir la justice, et faire donner la question à toute la maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que
de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! de quoi est-ce qu'on parle là ? De celui qui m'a dérobé ? Quel bruit
fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l'on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l'on m'en dise. N'est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et
se mettent à rire. Vous verrez qu'ils ont part sans doute au vol que l'on m'a fait. Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux.
je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après...


Amitiés d'un trise diamnche soir , en espèrrant que la victoire fut au rendez-vous..


au plaisr de vous lire


amitiés


Patrick



BR 07/02/2011 06:33



Patrick


Savez-vous que jean-François, alors Poquelin passa par Orléans pour ses études de droit.


Qu'il fit tout le reste de travers atteste que la ville permet souvent d'emprunter d'autres chemins ...


J'essaie bien modestement de suivre le conseil


Théâtralement vôtre