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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Nous sommes tous des "Fansolo" !

Le silence par les tribunaux …

 

Messieurs et mesdames, vous qui lisez ces quelques lignes, vous participez sans le savoir à une action dangereuse qui peut conduire à la ruine et à la déchéance. La liberté de la presse est sans doute encore protégée pour quelque temps par crainte de dévoiler trop rapidement les desseins de ce pouvoir qui use à merveille des ressorts d'une justice souvent servile et conçue ainsi.

Je vous écris d'une ville qu'il est plus prudent de désigner par son ancien patronyme. À Cenabum, il y a quelques années, des hommes d'autorité ont souhaité expérimenter les grandes et belles idées de leur maître en matière de sécurité publique. Nous savons tous ce qu'il advient lorsque le pouvoir se gargarise de mots tels que : « Ordre, sécurité, délinquance, surveillance,… »

La vie change de nature dans ces cités qui se trouvent engluées dans les filets de la suspicion, de la délation, de la peur et de la menace. Rien n'est simple et tout prend des proportions qui échappent aux règles habituelles de la démocratie, du débat d'idées et du désaccord public.

Dans ce contexte délétère, une élue municipale d'opposition, fille d'un grand ministre assassiné par la milice eut maille à partir avec le bras séculier de notre maire. Ces gens sont férus de procédure, ils usent de leur pouvoir pour faire plier et la crainte de l'assignation fait reculer les paroles de vérité.

Arrivé au pouvoir suprême, leur modèle en toute chose a innové dans un domaine pourtant où ses victimes potentielles ne peuvent se défendre à armes égales.  Dans la corporation, on bénéficie d'une immunité qui avait toujours convaincu ses prédécesseurs de ne point traîner en justice un concitoyen. Notre Petit Prince, tel Saint Louis, ne se priva pas pourtant de faire feu de tout bois de chêne en la matière.

Notre bon maire, Pharaon des bords du fleuve Liger, bénéficiant lui aussi d'une immunité parlementaire a traîné en justice un blogueur pasticheur : le sieur Fansolo, qui osait se gausser en s'appropriant le nom même de l'idylle municipale. La chose était grave, le crime manifeste et les conséquences dramatiques pour celui qui ne pensait qu'à rire un peu au détriment d'un puissant.

Le plaisantin, la justice est terrible quand elle s'en prend aux plus faibles, est condamné à verser 16 000 € pour usurpation factice et néanmoins humoristique d'identité sous couvert de l'anonymat du blog. Les défenseurs de ce maire au grand cœur semblent plus redouter un blog qu'un organe officiel de presse.

L'affaire n'est pas anodine. Outre l'argent qui ne place jamais les justiciables à égalité, la belle affaire a contraint Fonsolo à déménager et quitter une ville où la vie ne lui était plus agréable. La Grandeur d'un homme politique serait de passer l'éponge sur des broutilles pour ne se préoccuper que des choses essentielles.

Je doute que monsieur notre premier magistrat use de son droit de pardon. La volonté de détruire un homme est plus grande que la compassion qui sied à la fonction. Un geste de mansuétude permettrait de grandir l'un et de soulager l'autre !

Je mesure aussi le risque que je prends. Mon disque dur a déjà eu quelques soucis, curieusement après un billet qui fit un peu de bruit dans notre Landerneau local. La prudence est de mise et contrairement à ce que peuvent penser ces tenants de l'ordre, il y a plus de courage à agir seul qu'à se prévaloir de son statut tout en usant de ses réseaux.

Soutien à Fansolo

Bienimprudemment vôtre.

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polikarpov 15/05/2010 12:15



Louable combat d'essayer de ramener à la raison ce notable orléanais. Mais l'homme croit à son destin national et il ne peut être entaché de ces vilénies "bloguesques" et "potachesques". Le Sieur
Fansolo doit être exécuté. Mais nous sommes là et nous veillerons à ce que ce notable se ramasse une veste doublée et fourrée lors des prochaines élections.




BR 16/05/2010 09:31



Polikarpov


 


Les plus beaux combats sont ceux que l'on mène en sachant qu'ils sont perdus d'avance.


Le rugbyman sait parfaitement celà et le basketeur l'ignore. C'est ce qui me distingue de notre homme qui a besoin de s'entourer de grands hommes pour mettre la main dans le panier aux œufs d'or.


Arena, la Loire, Fansolo, la sécurité, le Basket ……


La liste d'un homme devenu seul dans la griserie du pouvoir, oublieux de l'intérêt général et des bons conseils de ci de là. La crise d'un homme dépourvu d'opposition aussi.


Fin de partie prochaine et surtout pas temps mort !