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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Plaidoyer pour une sixième République

Pour en finir avec la honte
et
renouer avec la démocratie.





    Une nouvelle affaire succède à la précédente mais elle ne tardera pas à être éclipsée par la suivante. Ainsi va la vie de notre cinquième République en phase terminale depuis si longtemps que plus personne ne croit en son trépas. Pourtant les citoyens s'honoreraient à chasser le personnel politique en place depuis si longtemps, que le renouvellement de ces tristes faces ne se fait jamais.

        Perdants, accusés, montrés du doigt, inculpés, corrompus, suspectés, congédiés, incarcérés, ils reviennent par la fenêtre et ils se trouvent toujours une bonne place, bien appointée pour recaser les incassables. Bêtement, nous finissons au second tour par porter nos voix, faute d'une règle du jeu enfin acceptable, aux moins épouvantables d'après nous, de cette jolie bande de voyous.

        Le fric est le nerf de leur guerre. Ils ne lésinent devant aucune bassesse pour se l'approprier sur le dos des peuples africains ou d'un carrefour du développement, sur le compte des travaux publics ou d'une vente d'armes, sur des jeux d'écriture ou sur des fraudes amnistiées par eux-mêmes. L'argent circule sous le manteau, en enveloppe kraft, dans des valises ou dans des comptes nippons. Tout est bon pour rester en place sur le dos d'une démocratie où le pognon décide le plus souvent des résultats du premier tour.

        Rassurez-vous, dans les deux camps vous trouverez les mêmes personnages interlopes qui tirent les ficelles de ces manipulations nauséabondes. L'argent politique a une odeur, elle est répugnante à souhait en dépit des lois qui n'ont fait qu'accroître la cagnotte des deux grandes familles mafieuses en leur ouvrant des appétits toujours plus voraces. Il faut changer entièrement les règles du jeu et définir une stricte égalité de financement des campagnes sur des sommes bien inférieures à ce qui se pratiquent aujourd'hui.

        Il est impérieux de revoir tout le système en déclarant une bonne fois pour toute que la politique ne peut être un métier mais un passage provisoire entre deux activités professionnelles. Un seul mandat à chaque poste, un retour à une vie active réelle et non dans ces postes de complaisances pour les amis de nos amis, une période d'immersion dans le monde professionnel avant que chercher éventuellement à franchir une étape ultérieure. Mais surtout une règle incontournable, l'échec ne donne pas la possibilité d'une nouvelle candidature le coup d'après. Circulez, il n'y a plus rien à espérer.

        La fin d'un système présidentiel qui donne tous les pouvoirs à un seul homme sans aucun système sincère et indépendant de contrôle. Un pouvoir donné au parlement avec une dose de représentation proportionnelle pour ouvrir le parlement aux minorités significatives, quelles qu'elles soient. L'abandon définitif de toute immunité politique avec une indépendance totale de la justice. La fin du bénévolat pour les petites communes avec une réduction drastique des postes à pourvoir mais en accompagnant chaque fonction élective d'une interdiction d'exercer une autre activité durant son mandat.

        Voilà bien vite quelques éléments indispensables à mettre en place pour revoir totalement un système qui contient en lui les germes de la corruption, des arrangements entre faquins, des combines et autres malversations dont nous sommes toujours les victimes.

        La démocratie ne donne pas des droits supérieurs à nos représentants, ils voyagent comme nous, se garent là où il y a de la place, ne disposent d'aucun privilège, paient leurs places dans les spectacles et ne disposent pas de places réservées. Ils sont des citoyens ordinaires, qui le temps limité d'un mandat, bénéficient d'un pouvoir de décision soumis au contrôle permanent des citoyens.

        Il ne doit pas être très compliqué de trouver des hommes de bonne volonté en dehors de cette classe, décrédibilisée par une suite insupportable de scandales, pour établir une nouvelle règle du jeu, remettre l'éthique au premier rang, donner une nouvelle image de la vie publique que cette mascarade qui nous lasse. Vite, une révolution des consciences pour chasser tous ces félons !

    Radicalement leur.

Vidéo :
Appel à la révolution des consciences (Vendetta) par Niels33160

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Circé 18/09/2011 17:04



Rrès rapidement, le titre de votre billet " sixième " et non sicième...



BR 18/09/2011 17:24



Circé


 


Merci, le c et le x étant voisins, j'ai commis faute de frappe et comme d'habitude, la relecture me manque.


 


Bonne soirée à vous, lectrice attentive et scrupuleuse.



Le ch'timi 17/09/2011 17:42







BR 18/09/2011 08:25



Patrick


Encore un message silencieux.


Que se passe-t-il ?


Avez-vous publié votre billet promis et que j'attends encore ?



Jean du MoDem 17/09/2011 16:06



Est-ce une interprétation de la charte d'Anticor?


http://anticor.org/qui-sommes-nous/charte-ethique-des-collectivites-locales/



BR 18/09/2011 08:24



Jean


 


Homme Libre, je n'appartiens à aucune chapelle, ni  confrérie. J'avance mon chemin d'homme et j'aspire à y défende mes idées.


Si elles rejoignent celles de quelques obédiences, je n'en suis ni responsable, ni particulièrement satisfait car seule leur avénement me soucie vraiment.


Redefinir strictement la règle du jeu c'estrepenser l'éthique !