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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Portrait : Jean-Luc Partie 1

 

Le touche-à-tout compulsif.

*Le ch'timi de Corrèze…*

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Jean-Luc, prince de la Dame Blanche a pris le temps d'un petit déjeuner pour me narrer son existence professionnelle. Une heure trente plus tard, je reprenais la route avec le poids d'une confession à transcrire et d'un copieux repas matinal.

 

 Ses arrière- grands-parents étaient Belges et Allemands. Ses parents avaient entrepris la lente descente vers le sud en lui donnant naissance à Dunkerque. Il a bourlingué de Senlis à Paris, d'Auxerre à Chatellerault pour au bout de ses tergiversations intérieures, poser provisoirement ses valises à Meyssac en Corrèze.

 

Jean-Luc est de ces garçons qui n'ont pas aimé une école qui leur rendit bien leur aversion. « Au-delà de cette limite votre inscription n'est plus valable ! ». C'est ainsi qu'il entrait dans la vie active le jour de ses seize ans....

 

Il choisit une filière en guise d'orientation. Technicien textile devant une machine de tricotage, il se forma six mois avant de suivre la route du Cachemire jusqu'à Paris. Trois années durant, il joua dans la soierie avant de remplir son devoir militaire dans la gendarmerie nationale, en passant par l'école d'Auxerre.

 

De retour à la vie civile, il troqua l'uniforme pour les vêtements de Luxe. Cinq années de gloire, de podiums et de femmes célèbres. Jean-Luc côtoya les plus grandes : Ines de la Fressanges, Claudia Schiffer et même la petite Carlita !

 

La crise de la trentaine, un chef qui joue les terreurs et voilà Jean-Luc qui doit aller se rhabiller beaucoup plus sobrement. Il est licencié, il regarde le ciel et se dit : « Enfin tu es libre ! » Pourtant cette liberté se paiera chèrement et elle ne le conduira pas immédiatement en Corrèze.

 

 Durant deux ans, il alterne les petits boulots, les missions intérim et les boulots de merde. Parce qu'il a été gendarme, on lui proposera même, dans les méandres du cerveau d'un directeur des ressources humaines, d'être pilote d'essai pour la firme Matra. Si tu ne vas pas à Lagardère, c'est Lagardère qui ira à toi !

 

La tentation de l'uniforme le reprend, il réussit le concours d'entrée à l'école de gendarmerie de Chatellerault. La discipline, l'école, une vie trop cadrée (et même gradée) interrogent notre homme. À moins d'un mois du concours de sortie, il devance l'appel en déclarant tout de go : « Mon capitaine, je démissionne ! ». L'autre lui répond : « Vous êtes courageux, au revoir ! »

 

L'aspirant gendarme déchu se lance dans les aspirateurs, représentant de commerce pour d'autres petits boulots qui ne l'inspirent pas plus. Il retourne à la case école, celle qu'il a fui si tôt. Il passe et réussit le concours d'ambulancier à Montfermeil.

 

Il va exercer deux années en Picardie. Un travail de fou, des horaires insensés et un salaire qui ne suit pas l'allure de l'ambulance. Il repose sa trousse de secours et change de voie, une fois encore. Il se jette à l'eau et postule à l'école de Créateur d'entreprise de Lille.

 

 Là, un graphologue assez pertinent lui affirme : « Vous êtes totalement inadapté à notre société ! ». cela ne l'empêche pas, alors qu'il est recalé, d'emporter le morceau en faisant le siège du bureau de la directrice. Il sera l'élève supplémentaire. Ses yeux clairs, profonds et persuasifs ont sans doute troublé la dame qui ne croyait pourtant pas en son projet d'aquariophilie.

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Si ce projet tourna en queue de poisson, ces six mois de formation firent germer l'idée qui me permit de le trouver sur mon chemin. Mais nous le verrons dans un prochain billet.

J'aimepasl'écolement vôtre.


Je suis arrivé à Assier parce qu'Andrée et André m'ont fait bifurquer mon chemin. Demain Figeac pour une journée de repos juste après celle des cyclistes. La fin s'annonce difficile !

 

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Patrick 22/07/2010 00:40



Figeac . . . un nom qui sent bon la belle campagne, l'accent et le rugby d'antan.


J'espère que tu y trouveras les qualités d'accueil que l'on prete. Fitsac, c'est son nom d'origine et le lot possède quelques joyaux identiques.


J'espère que tu t'en mets plein les yeux et que tu nous raconteras tout ça. L'arrivée commence à se dessiner.


Je te souhaite bonne nuit et à demain.


Salut l'Ami



BR 22/07/2010 06:16



Patrick


 


Je vais prendre le temps de la découverte et du repos en cette ville que je ne fais que traverser en voiture en remontant de l'Aveyron.


Le Rugby est en vacances et je ne compte plus sur eux.


Je taille ma route avec mes espoirs déçus en tachant d'en construire de nouveaux.


Moralistement vôtre



Rene de GS du cjf RUGBY 21/07/2010 23:07



Salut mon BERNARD, régulièrement je lis tes pas et ton aventure...dans l'attente de te revoir, je bosse au quotidien, bon courage à toi et vive l'aventure!!



BR 22/07/2010 06:13



René


Je sais que je suis un privilégié avec toutes ces vacances.


Alors j'espère offrir un coin de soleil à tous ceux qui sont restés au boulot.


Et pour moi, ce périple est un vrai travail tout en étant une belle aventure. Qui sait, aurai-je trouvé la clef de la victoire finale, celle qui me fuit depuis toujours !


Je suis désolé de ne pas avoir traversé le Cantal.


Lotement vôtre



rené 21/07/2010 21:30



bonsoir mon Ami!!


Elle sera bien merité celle là ... j'esperes que le moral est toujours au rendez vous et que tout va pour le mieux



BR 22/07/2010 06:11



René


 


Une journée de repos pour arriver au bout du voyage.


J'ai besoin de récupérer, de trouver une laverie, de vérifier mes pauvres pieds.


Et puis à moi l'Aveyron puis le Tarn.


Souslapluiement vôtre