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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Quand la chronique tient la chandelle ...

Billet aphrodisiaque ?




    Indubitablement, il y a grand risque de confusion quand l'objet se travestit, se prenant pour un autre au nom de quelques formes subjectives. La corne de rhinocéros ou le gingembre se voient ranger dans cette catégorie car leurs formes oblongues font rêver quelques soubrettes et garçons d'ascenseur. Je reste par devers moi dubitatif quant à la capacité des mots à dériver de leur sens sous prétexte fallacieux de consonances malicieuses.

    Inutile de pinailler, le risque est bien faible de prendre une vergue pour ce qu'elle n'est pas et l'orthographe vient promptement au secours de la mâture. Le marin peut tout à loisir prendre une biture, tomber dans l'élément aqueux, il garde dignité et contenance et se gardera de bien de ces approximations divergentes.

    Rien ne résiste à l'analyse débitée vertement ici. C'est à l'envie que l'on peut multiplier les exemples, il faut être consentant pour bifurquer sur des chemins de travers. Le sens prime à toute autre considération et rien ne justifierait de se retrouver avec quelques épines aux pieds. La saillie ne se perd pas en chemin et le mot reste au bord des lèvres quand la conviction fait défaut.

    D'autres portent l'affaire ou les affaires en justice. Se déclarent innocent à la barre, restent fermes sur leurs positions pour scabreuses et condamnables qu'elles soient. Le prince de la Pinacothèque est à ce titre un exemple fâcheux. Il résista cependant au mijotage à petit feux que lui firent subir des maîtres queux américains qui lui faire cracher le morceau ailleurs que sur la moquette. Le consternant personnage sortit blanc comme neige de l'affaire mais le nez bien plus long que celui de Pinocchio. Il est de turgescence qui se perdent à la face du monde !

    C'est la passion de la femme qui l'habite, la belle affaire que voilà et il serait bon de tirer au clair les dessous de la suite confuse des dernières épisodes. Il pense sortir grandi de ses succès juridiques alors que c'est la queue entre les jambes qu'il va s'ériger en victime expiatoire dans les jupons d'une journaliste de ses connaissances.

    L'envie me prend de couper court à la morgue du personnage, de trancher dans le vif et réduire à néant l'objet du délit. Il faut se pénétrer de cette vérité hélas bien consternante, que l'on soit puissant ou bien misérable, la justice n'est pas la même pour tous. Nous sommes bien impuissants face à de tels propos que nous débitent à longueur d'antenne bien des confrères de l'humour convaincant.

    Je débite des sornettes, j'enfile les lieux communs, je couche sur le papier de belles niaiseries, me voici acculé dans mes retranchements, les mots enflent sous l'emphase, les dissonances s'articulent à leur aise et malgré mon désir brûlant, je me trouve le bec dans l'eau. Il ne suffit pas de convoquer des mots de vilaines vies pour porter l'étendard de la lubricité.

     J'ai besoin d'un sextant pour retrouver ma voie, ma route et mes esprits. La forme n'est rien si le fond ne s'y love pas délicatement. Je vous espère conciliant et souhaite que vous pardonniez ce billet sans queue ni tête où je risque fort de passer pour un gland à moins que, ultime paradoxe, vous me traitiez tout de go de petit con.

    Les approximations de sens et de son ne suffisent donc pas à faire rougir Margot. Je passe la main, l'allusion grivoise n'est pas pour moi, j'ai perdu mon pari fait durant une foire du cochon qui se dédie. Tout va de mâle en pis, je sombre au cœur d'étrange caverne, je bois le nectar qui suinte le long de leurs parois. J'ai perdu le sens commun, cela ajoute à ma confusion et je jette l'éponge.

    Voici que je me pique de penser qu'il est trop dard pour revenir en arrière, je saute de considérations friponnes en expressions oiseuses et mon propos tombe à plat. Reconsidérant le projet liminaire, j'avoue mon échec patent, c'est la débandade et je suis contraint de déposer à vos pieds mes plus humbles excuses.

        Chroniquement vôtre

Billet né d'un défi lancé par Jean, libéchien d'Orléans. Je vous en demande pardon !

 

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mobal 01/11/2011 15:24



Cornegidouille!Que voilà une gerbe diablement troussée!


La vidéo liminaire de tonton Georges est bougrement adéquate et masque simplement le sourire coquin de Frédéric Dard .


Chapeau l'André Boniface du verbe!


La notion d'érection spirituelle(spiritueuse?) s'impose lentement...



BR 01/11/2011 16:18



Mobal


 


André Biniface du verbe, je suis rouge et vert de confusion.


Je fais plus surement chanté les mots que le cuir. Et frédéric Dard s'imposait pour ce gentil billet, chronique vertueuse et non licencieuse. D'ailleurs la fédération ne m'eut certes pas donné
licence pour de tels faits.


 


Quant à l'érection, je la préfère textuelle, étant obsédé de la chose.