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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

RCO 10 - Nevers 06

 

L'essai casquette et les petits tas.


La victoire au bout de l'ennui.

 

 

 

Il y avait un vent à décorner les bœufs sur la plaine des Montées et ce sont eux pourtant qui emportèrent la mise en ce dimanche de Rugby. L'approche des fêtes n'inspira pas les tenants du Rugby champagne et nous assistâmes à un combat de tranchées sans vent dans les voiles.

 

Les locaux entamèrent la partie avec le zéphyr dans le dos. Paradoxalement ce fut Nevers qui débuta le mieux la partie en multipliant les temps de jeu tout en franchissant fréquemment le premier rideau adverse. Leurs cinq premiers ballons furent d'ailleurs un exemple de maîtrise et de précision (19 regroupements positifs).

 

L'inquiétude gagnait même les travées et seul, l'inoxydable supporter à la grosse caisse s'égosillait pour encourager les noirs. Le public orléanais n'est pas très aidant pour ses couleurs, l'extinction de voix ne sera jamais une maladie locale !

 

Puis, sur l'une des rares incursions du RCO dans le camp des bleus, une pénalité marqua le tournant de ce match parfaitement ennuyeux. Un coup de pied manqué, un ballon qui traîne dans l'en-but sans que les arrières de Nevers ne s'en préoccupent et une course folle permet de pointer à dame un magistral essai casquette !

 

À partir de là, le combat changea d'âme. Nevers tint encore le ballon mais sans vraiment savoir qu'en faire Les séances de conservations se firent plus courtes et moins tranchantes, les pertes au sol se multiplièrent et surtout, leur mêlée donnait déjà des signes de faiblesses.

 

Ensuite, plus rien ou presque. Des pénalités pour meubler le score et maintenir le suspens uniquement au tableau d'affichage. Les intentions étaient réduites aux petits tas. Pour le RCO, des suites de passages par le sol sans attaque frontale de la ligne adverse et avec la seule volonté de passer par le sol. Pour Nevers les prémices d'un jeu par bloc qui firent rapidement long feu.

 

Le changement de camp ne changea presque rien. Nevers ne conservait plus et se contentait d'envoyer des coups de pied d'occupation. Orléans garda davantage le ballon sans modifier la stratégie des petits tas. Rien ou presque à se mettre sous la dent jusqu'à la 76 ° minute ou les noirs firent le siège des 5 mètres adverses.

 

Trois mêlées consécutives, toutes dominatrices, la dernière suivie d'une action avec 12 passages par le sol pour finir par reculer de dix mètres. Aucune imagination, aucune solution possible du côté des arrières. À ce moment là, l'homme à la grosse caisse exhorta le public à pousser son équipe préférée mais oublia de donner le rythme !

 

Les bleus s'arcboutèrent, résistèrent tant bien que mal et se virent même offrir deux ballons de hold-up dans les arrêts de jeu. La rapine ne se produisit pas et normalement, l'équipe qui en avait le plus envie emporta la mise. Sur le bord du terrain, Gilles versa sa larme, les joueurs fort bien élevés souhaitèrent de bonnes fêtes aux malheureux qui s'étaient gelés pendant toute la partie.

 

Orléans reste maître sur sa pelouse. Un paquet très dynamique qui ferait bien de changer parfois de stratégie en organisant des môles à distance plus lointaine du tas précédents. On a pu voir que lorsqu'ils réussirent à rester debout, ils étaient supérieurs à leurs homologues.

 

Mais quel ennui je le répète et je le démontre statistiques à l'appui. En première période Nevers a exploité 12 ballons avec l'intention de faire du jeu. Ils sont passés 37 fois au sol et furent pénalisés quatre fois. En seconde période Nevers ne joue plus : 12 exploitations réelles mais seulement 20 regroupements provoqués et 8 pénalités subies. Par contre le RCO garde la main sur la balle avec 15 exploitations sérieuses pour 55 passages par le sol.

 

Vivement les fêtes que les bouchons sautent un peu pour donner du plaisir aux gens !

 

Correspondantlibrement leur.

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Le ch'timi 22/12/2010 17:11



Cher Br..Je dépose ma plume chez-vous ( pas besoin de réponse )...j'ai lu le compte-rendu digne 'être dans la gazette  votre région..mais j'ai surtout apprécié les deux commentaires
et vos réponses...


On y ressent, l'amour de ce sport..même si la stratégie tecnique est mise en avance..malgré un temps qui sévit d'habitude chez-moi...


amitiés


Patrick


Découvrement vôtre



BR 23/12/2010 06:54



Ch'timi


 


Point de réponse ? Que nenni !


 


Jamais je ne renverrai le silence à qui que ce soit. Alors à mon ami du Nord, encore moins.


Vous avez pu constater l'amour que j'ai pour ce sport. Expliquez-le à mes anciens amis du club évoqué. Ils ne m'ont jamais compris.


Cette fois encore, ils pensent que tout cela n'est que frustration.


 


Bonne fêtes à vous et préparez-moi le billet que j'espère, Gaston mérite bien une chronqiue du Ch'timi.


 


Ovalidement vôtre



lucien 21/12/2010 17:01



Merci de votre prompte réponse.


je suis Nivernais mais réside depuis longtemps sur Orléans.


Bien que ne me sentant pas du tout Orléanais , je suis très souvent aux Montées ou à La Source ( tout en essayant également d'être souvent au Pré-Fleuri à Nevers) . je suis un peu sidéré
également par le nombre d'orléanais d'origine qui ne s'intéressent pas du tout à leur clubs et qui n'ont jamais mis les pieds de leur vie aux stades.


Le succés relatif du basket ne doit pas faire illusion . Le palais de sports a bien du mal a être rempli malgré un bon millier d'invitations gratuites distribuées à chaque match ( subvention
supplémentaire déguisée de 360 000 € chaque saison de la ville qui achète des places et les redistribue, en plus des 1 050 000 € de subvention régulière). Le Public du basket n'est également à
mon avis, pas celui du plein air, Bon nombre de spectateurs sont communs à l'USO et au RCO mais ne fréquentent pas le palais des sports ou le Zénith.


Je sais que l'USON suscite quelques jalousies eu égard au budget de près de 3 miillions d'euros , mais comme je ne cesse de l'expliquer, un tiers de cette somme est partie dans le stade,
notamment la nouvelle tribune de 2114 places et quasiment un autre tiers dans le centre de formation nouvellement créé avec 40 jeunes de la région, l'objectif étant d'en amener le plus possible
en équipe première dans les années qui viennent   tout en préservant une bonne scolarité primordiale pour ceux qui ne perceront pas. D'ailleurs les résultats en Balandrade et Teulière sont
là.


la quasi totalité des joueurs qui ont participé à la montée ont été conservés, à part 4 qui ont manifesté le désir de signer alleurs, même ceux dont on savait tès bien que le niveau fédérale 1
allait être un peu une montagne à gravir pour eux.


1/3 des joueurs de l'effectif sont de la région.


A mettre au crédit du club également, la transparence financière , alors qu'on voit certains clubs annoncer des budgets restreints et faire venir des gars de pro D2 voire de top14 ( le cumul
indemnités de chômage + dédommagement du club n'est certainement pas une légende :-))


Il manque certainement 2 ou 3 joueurs ayant l'expérience du haut niveau chez les avants mais enfin, je pense qu'on peut être globalement satisfait de cette saison, en n'oubliant pas que les
mêlées étaient simulées la saison dernière en féd 2 et que ça fait une grosse différence.


Pour en revenir au match, pour moi le manque d'attention a été flagrant sur l'essai, les joueurs ayant oeut-être aussi mal apprécié la profondeur de l'en-but des Montées qui doit approcher de la
taille maximale autorisée (22 m) alors qu'au près-Fleuri c'est plutôt la distance minimale (12 m), ce qui permet d'ailleurs à de nombreux spectateurs de se masser derrière les en-buts.


J'ai d'ailleurs toujours eu du mal à comprendre cette différence de profondeur autorisée, presque du simple au double, alors qu'il n'y a que 3 m de tolérance pour la largeur (66 à 69 m) et 5 pour
la longueur du terrain (95 à 100).  Enfin, ce sont les anglais qui font les règles :-))


 


 



BR 21/12/2010 17:19



Lucien


Je ne puis répondre à tous les points de ce long commentaire. Pour le public d'Orléans, je crois qu'il est à l'image de la ville, inhospitalier et froid. Les vrais sportifs (à l'exception des
basketteurs dans l'âme qui sont assez rares) vont rarement au basket où se joue quelque chose qui n'a plus de rapport avec le sport.


 


Pour la jalousie que provoque le budget de Nevers, Orléans a connu pareille mésaventure autrefois mais n'a pas su investir dans le long terme. La construction du stade des Montées à été pour moi
un recul affectif sans précédent avec la mise à disposition de moyens illusoires qui ont desservi les utilisateurs.


Profitez des temps présents, gardez vous de trop d'affichage de la chose et agissez en profondeur. J'en sais quelque chose moi qui me suit occupé au RCO d'une équipe Reichel qui fit trembler les
plus gros clubs mais dont tous les anciens furent évacués du club pour des raisons assez incompréhensibles. 


Attention, la formation demande du temps, de la conviction et des adversaires plus forts. J'espère que vous réussirez là où Orléans puis Tours ont échoué.


 


Ovalidement vôtre



lucien 21/12/2010 12:41



une équipe d'Orléans qui a joué sur ces point forts , c'est-à-dire les avants , les picks-and-go et les phases de ruck. Des années que sont les bases de jeu du RCO. Et un Nevers qui a déjoué , en
ne montrant pas, une fois de plus à l'extérieur ce qu'il est capable de faire au Pré-Fleuri au niveau du rugby en mouvement, Nevers pénalisée en outre par une mêlée toujours un peu faiblarde pour
le haut de tableau de féd 1   . Je suis quand même optimiste pour le moyen terme pour Nevers , un club historique né en 1903 et proche de l'élite à la fin des années 50, qui attire plus de
3000 personnes pour une aire urbaine de 102 000 habtiants là ou Orléans en attire 600 pour une aire de 360 000 personnes.


Ce manque d'engoument des Orléanais pour leurs clubs sportifs a toujours été un réel problème. Ceci s'explique, je pense, par le manque d'identité d'orléans, complètement dans la mouvance
parisienne et avec  une majorité d'habitants venus ici uniquement pour travailler en ayant souvent laissé leur coeur et leur tête dans leur région d'origine qu'ils rejoignet à la retraite.



BR 21/12/2010 12:59



Lucien


 


Permettezmoi de penser qu'il y aurait beaucoup mieux à faire avec ce point fort :


- en éloignant la zone d'affrontement d'une simple passe de 9


- en cherchant plus souvent à rester debout en bloc


- en jouant lancé et frontalement pour agresser à plusieurs.


 


Quant à Nevers, l'essai casquette leur est tombé sur la tête et le début plutôt prometteur resta feu de paille. Sur les cinq premiers ballons pourtant Nevers conserva le Ballon sur 19 temps de
jeu en avançant souvent dans une logique de franchissement éloigné.


Sur les renversement de sens, la fragilité des noirs paraissait évidente mais plus rien ne se passa après l'impardonnable cadeau de vos arrières. 


La faiblesse de votre mêlée est inquiétante à qui a des ambitions. Si vous acceptez le combat sans déplacer le jeu, il est normal alors que la mêlée vous fasse perdre.


Pour l'analyse du comportement des orléanais, il n'y a rien à ajouter. La ville est peu accueillante, elle est froide, hostile même et cela se ressent dans le comportement des spectateurs
rarement supporters.


 


Pour se reconnaître dans une équipe faut-il des joueurs locaux. Je pense ainsi mais le relatif succès de l'équipe de Basket démontre exactement l'inverse. Il n'y a jamais de vérité en ce domaine.


 


Merci de votre analyse et bonne chance à votre équipe