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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Réglement de mécompte en Nouvelle-Zélande

Le car ... de la honte.






    Français et Anglais vont donc se retrouver pour un quart de finale du championnat du monde qui pour une fois, sentira vraiment le soufre et la peur. Les uns et les autres ne brillent ni sur le terrain ni en dehors. Les Français rejouent les dissensions de notre équipe de France de football lors de la compétition mondiale tandis que les Anglais refont le coup de la soubrette. Le Rugby ne sort pas grandi de l'affaire et en prend un joli coup dans ses incontournables valeurs !

    Revenons si vous le voulez-bien sur la lente et inexorable descente aux enfers de notre quinze national. Il a navigué à vue depuis quatre ans, mené par un gentil garçon dont nul ne viendra discuter l'honnêteté et la moralité, c'est déjà ça ! Placé à la tête de la sélection par un président de Fédération, plus soucieux de conserver la main sur sa vitrine que d'en tirer la quintessence, il s'est égaré en une multitude d'expériences humaines et techniques.

    Le Rugby exige stabilité et cohérence, simplicité et patience quand il n'eut de cesse de changer les hommes et les repères. La charnière finit par nous faire tourner la tête, les rotations firent une pléiade d'internationaux pour le plus grand bonheur des joueurs qui pouvaient ainsi voir leurs émoluments bénéficier d'une augmentation dûe à une distinction parfois trompeuse.

    Après des débuts prometteurs, bien vite, l'instabilité chronique fit tourner les têtes et les supporters furent de plus en plus désolés et désappointés devant la médiocrité des résultats. Quelques claques historiques durent alarmer les dirigeants mais ne rien faire est une règle d'or dans la gouvernance sportive pour laquelle, durer est le seul objectif qui préoccupe nos vieux barons.

    La déculottée face à l'Australie, la défaite honteuse en Italie, les tournées calamiteuses n'étaient que les prémisses d'une catastrophe annoncée. Les hommes se taisent, le terrain parle pour eux et ne nous dit rien de bon. Un jeu atone, une ambiance délétère, un manque d'enthousiasme certain furent les ingrédients d'une première partie de Coupe du Monde parfaitement insipide pour ne pas dire mieux. Tout ceci était prévu et rien ne nous surprend, hélas.

    Nos meilleurs ennemis, les Anglais ne font pas mieux pour l'instant en terme de jeu même s'ils se retrouvent avec quatre succès tirés par les cheveux. C'est dans les coulisses qu'ils s'illustrent avec des comportements dignes d'un président du FMI en goguette. Le rugby, sport d'hommes, connait parfois des dérapages de ce type. Les Français eurent aussi leur accident diplomatique en Nouvelle Zélande à cause d'un accident de table de nuit agitée.

    Tout ceci fait désordre dans un pays où le Rugby est élevé au rang de religion d'état. Les démons de la rose et les déboires du coq nourrissent les journaux à scandales d'une presse qui s'en fait la spécialité. Le sport passe au second plan avec ces deux équipes du Nord. Le hasard de la compétition, puisque Coupe du Monde il y a, veut, par une étrange ironie du tirage, que ces deux nations se rencontrent en quart de finale. Ainsi, l'une des deux va sauver la face par un concours de circonstance des plus heureux.

    Que ce soient les Anglais, enfin revenus à leur maillot blanc après une désobligeante envie de se vêtir en noir au pays des All-blacks, ou bien nos bleus à l'âme, l'une ou l'autre passera ce rendez-vous et donnera à penser à ces supporters que la compétition est réussie. Hélas, rien n'effacera ce qui vient de se dérouler sous nos yeux atterrés et les dégâts sur l'image de ce sport, école de la vie, seront durables dans l'esprit de tout observateur un peu libéré de l'esprit cocardier.

 


    Nous suivrons ce choc avec le désir fou de voir enfin du Rugby. La haine ancestrale que se voue ces deux nations en fera sans doute un choc impitoyable. Il y aura un combat acharné et les hommes redresseront la tête, poussés par une fierté qu'il avait un peu oubliée jusque là. Nous regarderons ce spectacle, mais quelque chose sera cassé dans le plaisir habituel que nous prenons à ce rendez-vous si particulier. Ayez au moins la décence d'un faire un formidable moment de pardon et d'intensité dramatique !

     Support'errement vôtre
.  

vidép :
Rugby : une équipe humiliée pour les quarts par BFMTV

Le vestiaire des Bleus après le match France-Tonga (01/10/2011)

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