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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 06:57
- Publié dans : Compétition et conséquences
Entraînement en zone connue.

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    De retour au Cercle depuis fin août, je n'avais pas eu le plaisir jusqu'alors de retrouver vieux grognards et petits nouveaux du clan senior sur la pelouse d'entraînement. La bande à Jules ayant pris ses quartiers d'intempéries à Saint Jean de Braye, ville qui bénéficie d'un micro-climat plus propice à la préservation des brins d'herbe …

    Les Julots profitèrent de l'opposition proposée une ou deux fois par semaine par nos amis du JAS, il me semblait pertinent d'aller se mesurer à un niveau théoriquement supérieur. Cela fut fait ce mardi soir avec plaisir et nostalgie, avec tension et un peu de gêne aussi.
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    Sur les coups de 19 heures, il n'y avait pas foule en tenue. Les années changent et les pendules ne se règlent plus sur le même pas. Qu'importe les difficultés d'acheminement, je débutai  l'entraînement avec les juniors et quelques seniors curieux de la nouveauté. J'espère qu'ils ne furent pas déçus par ces petites facéties sur sac de plaquage et pneus automobiles.

    À 19 heures 30, nous avions enfin synchronisé nos chronomètres et le quorum était atteint, comme l'aurait proclamé Bernard s'il n'avait eu mieux à faire ! Mais ce qui est commencé doit être terminé et je poursuivais un travail de constitution du maul derrière un ballon ramassé sans me soucier du gros de la troupe plus âgée.

    L'échauffement des tenants de l'heure un peu plus tardive étant cette fois achevé, nous pouvions débuter à 20 heures le plat principal : un entraînement dirigé en opposition face aux seniors du cercle. Je n'irai pas prétendre que cela se passa sans un petit pincement au cœur.

    Je redoutais à la fois la mise en échec des juniors, l'attitude de quelques seniors qui n'ont pas oublié le coup pendable que je leur ai joué, la fracture due au temps passé. De tout cela, il n'en fut rien ou bien on ne me l'a pas montré.
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    Je me suis retrouvé au milieu de la pelouse à vociférer, m'agiter, vitupérer et grogner comme si le temps ne s'était pas joué de nous et de nos ambitions et de nos espoirs. J'ai même apprécié les progrès de quelques débutants d'alors, la vitalité de grands anciens ( je n'use pas à dessein d'autres adjectifs moins glorieux).

    Les minots n'ont pas eu à rougir de l'affrontement. Ils ont montré le chemin accompli, ils se sont inscrits comme candidats potentiels et crédibles à la succession. Ils ont su ployer sans craquer, ils ont planté quelques banderilles que leur jeunesse rend si faciles.

    Bien-sûr, il en est bien qui se sont cachés dans un coin, trop anxieux, vite dépassés par l'engagement supérieur à ce qu'ils connaissent habituellement. Il faut leur laisser un peu plus de temps sans doute et ne pas leur jeter cette pierre que leur capitaine avait bien envie de lancer.

    J'espère que cette initiative ne restera pas sans lendemain, que d'autres retours à la maison se feront dans les mois à venir pour alterner un peu les entraînements entre nos deux clubs supports principaux.

    Vendredi, les Julots seront aux Montées pour mesurer l'écart considérable qui les sépare du niveau international. Parfois, cela remet les pendules à l'heure et les idées en place ! J'aurai le plaisir de leur présenter mon ami le sorcier du Gers, le plus sûr connaisseur de la chose ovale et de la formation de ce pays.

    France-Japonnement vôtre
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