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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Sarkozy à Orléans, la délinquance en question ...


Un sujet maîtrisé de l'intérieur.





    Aujourd'hui, en notre bonne ville un grand expert de la chose délinquante vient tenir réunion de travail à l'invitation d'un non moins spécialiste ! Le premier se dresse sur ses ergots pour que tremblent trublions et racailles, chenapans et malandrins, bandes organisées et groupuscules potentiels. Le second a la réputation bien trempée, un main de fer dans un gant d'acier ! C'est vous dire si l'homme ne plaisante pas !

    Le délégué à la sécurité de Cenabum (cf vidéo) connait une nouvelle heure de gloire. Son modèle en toutes choses vient sous sa juridiction traiter* (*l'insulte n'est pas à exclure non plus …) du délicat sujet de la lutte contre la délinquance. Les deux compères ne sont jamais en mal d'imagination dès qu'il faut pourfendre celui qui franchit la ligne continue, qui transgresse la loi, qui menace l'ordre établi. Ils sont là au cœur de leur mission et il faudrait avoir un esprit chagrin pour leur en tenir rigueur.

    Pourtant, j'ose émettre quelques réserves d'une place qui ne m'autorise nullement à porter la contradiction à la plus haute autorité de l'état. Je me permets cette fantaisie au risque qu'il m'en coûte énormément mais je ne cesse de constater avec une étonnante régularité à quel point les valeurs que je perçois chez les jeunes en déshérence sont proches de celles de celui qui les combat avec une opiniâtreté qui pousse au règlement intime !

    Souvent il m'est arrivé de demander à nos jeunes des quartiers ce qu'est pour eux le bonheur. Ils m'ont toujours répondu : «  Avoir de l'argent ! ». Puis en fouillant un peu cette réponse, ils développent immanquablement un modèle qui est assez proche des amis de notre grand expert. Ils rêvent de l'argent facile qui se gagne sans efforts véritables. Ils se voient entourés de belles femmes, roulant dans des voitures luxueuses, s'offrant des vacances au soleil et des bijoux de grand prix.

    La dolce vita en quelques sorte. Loin sont les notions d'effort, de mérite et d'épanouissement personnel. L'argent pour unique raison de vivre, à n'importe quel prix, si je puis me permettre avec dans la rétine les images des joueurs de football, des vedettes du cinéma ou de show business. Qu'importe s'il faut en passer par des interdits ou des prises de risque : le trafic, la combine, le vol ou l'agression.

    D'autres n'agissent pas très différemment. Délocalisation, exploitation, fraude fiscale plus ou moins légale, spéculation au mépris des conséquences sur la vie des êtres réels. L'indifférence aux autres, l'effacement des souffrances, la recherche exclusive du profit, du plaisir personnel au mépris des autres sont leurs comportements communs.

    Ils ont beau être à deux extrémités de notre société, ils opèrent tous en nourrissant leur appétit inextinguible de richesses sur les pauvres gens qui les entourent. Aucun état d'âme dans les deux clans, aucun scrupule. Tout pour eux et rien pour les autres. Même le vocabulaire tend à se ressembler, comme l'absence de culture humaniste et de remords.

    Notre président, puisque c'est de lui qu'il s'agit est la copie conforme des petites frappes à qui il a juré de faire la peau. Il n'agit pas différemment. Il roule les mécaniques, montre ses marques de richesse, parle fort, menace, invective. Il est le clone des mômes de nos quartiers.

    Pour lutter contre la délinquance, Monsieur qui se veut grand, il faudrait proposer un projet de société qui ne se fonde pas sur l'acquisition de biens matériels. Ce qui permettrait à ces jeunes de retrouver un peu d'humanité ce serait la mise en œuvre d'un grand dessein de vie commune, une vraie conception généreuse de citoyenneté, un contrat collectif porté par des modèles incontestables qui agiraient de façon parfaitement désintéressée . Tout le contraire des deux personnages qui ratiocineront sur le sujet.


    Exemplairement vôtre

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Le ch'timi 08/02/2011 17:45



Cher B.R...exemplairement votre avez-vous dit ?


 Alors que la ministre des Affaires étrangères est au coeur d'une polémique pour avoir utilisé, lors de ses vacances de fin d'année en Tunisie, l'avion d'un proche du président déchu
Ben Ali, François Fillon a avoué avoir emprunté un avion « de la flotte gouvernementale égyptienne » pour se rendre d'Assouan à Abou-Simbel, lors de ses congés de fin d'année. | Bertrand
Guay



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Après l'avion de Michèle Alliot-Marie en
Tunisie, celui utilisé par François
Fillon en Egypte pourrait également faire jaser. Alors que la ministre des Affaires étrangères est au coeur d'une polémique pour avoir utilisé, lors de ses vacances
de fin d'année en Tunisie, l'avion d'un proche du président déchu Ben Ali, François Fillon a avoué avoir emprunté un avion « de la flotte gouvernementale égyptienne » pour se rendre
d'Assouan à Abou-Simbel, lors de ses congés de fin d'année.





Trois semaines avant le début de l'énorme vague de contestation en Egypte.

L'information a en fait été révélée par le Canard Enchaîné, qui paraîtra demain mercredi, et a été confirmée par Matignon via un communiqué. « Dans un souci de transparence »,
explique le texte en préambule, et sans doute pour tenter de désamorcer une éventuelle nouvelle polémique.

Dans ce communiqué, Matignon détaille donc les modalités de ce voyage effectué du 26 décembre 2010 au 2 janvier 2011. «Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités
égyptiennes. Le Premier ministre, toujours à l’invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d’Assouan à Abou Simbel où il a
visité le temple. Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions.»

François Fillon a rencontré Moubarak

Autres précisions: « le Premier ministre a rencontré le président Hosni Moubarak, le jeudi 30 décembre 2010 ». Et pour se rendre en Egypte, François Fillon, «accompagné de son épouse et de
ses enfants », a utilisé « un Falcon 7X » du gouvernement français, comme le veut l'usage habituel pour le Premier ministre. Mais le communiqué s'empresse également de préciser que «
s’agissant d’un déplacement privé, son billet et celui des membres de sa famille lui sont facturés, sur ses deniers personnels, au tarif établi par l’armée de l’air, conformément à la règle qu’il
s’est lui-même fixée et qu’il applique à chaque déplacement privé ».

Cette information intervient alors que François Fillon vient de réaffirmer son soutien à Michèle Alliot-Marie .
amitiés


 


Patrick



BR 08/02/2011 22:08



Patrick


J'ai écrit un billet sur la dame Alliot Marie, il sera en ligne demain.


J'ai essayé l'humour pour éviter d'en pleurer.


Quant à tous ces jolis messieurs, ils se servent alégremment de leurs positions.


Abus de pouvoir !


Denie de justice et de démocratie


 


Honte à eux