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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Terrain interdit : le spectacle continue …

Effort d'imagination.


    Les autorités ont décrété l'interdiction, nous n'y pouvons rien et pourtant nous avons un devoir vis à vis des membres d'une association qui ont payé leur licence pour pratiquer un sport particulier, qui exige un grand espace herbeux et à défaut, une activité physique préparatoire.

    Partant de cette obligation, de ce devoir, de cette politesse, appelez-ça comme vous voulez, l'entraîneur qui apprend la mesure doit offrir à ses joueurs une solution alternative sans aucun moyen, sans solution de secours et sans suggestion du censeur.

    Beaucoup optent pour la discussion au coin du bar. Ceux-là n'ont sans doute pas l'habitude de subir pareille mesure. C'est une solution agréable, rafraîchissante même à la condition de ne pas en abuser. La loi me contraint même à préciser qu'il faut en user avec modération.

    Dans notre ville si soucieuse de l'état de ses pelouses, l'alcoolisme nous guetterait si nous avions recours à cet expédient. La pondération et l'esprit sportif nous oblige alors à multiplier les inventions les plus acadrabantesques pour maintenir à flot la condition physique de ceux qui ne peuvent gambader sur le pré.

    Mais surgit alors une autre contrainte induite par l'heure et le terrible interdit. La nuit enveloppe notre pays d'un voile noir qui n'éclaire pas beaucoup la situation. L'arrêté municipal a plus d'effet qu'un préavis de grève à EDF puisqu'il nous coupe l'herbe sur le pied et la lumière des projecteurs dans le même mouvement d'humeur.

    Il faut alors quérir le lampadaire public, l'éclairage incertain et tremblotant qui permettra de ne pas se perdre dans d'obscure contrée. Celui-ci a pris l'habitude dans ce pays de se situer à proximité d'un espace dédié au goudron et peu sensible à l'excès d'eau. Mais le bitume a une préférence notable et affirmée pour dame automobile. Celle-ci est une rivale rédhibitoire à nos envies d'exercices physiques.


    C'est vers le parking, toujours cette voiture chérie, qu'il faut se tourner. Hélas, l'entraineur de rugby ne dispose pas du pouvoir de police pour organiser le rangement de ces petits cubes métalliques portés par quatre roues qui ont une fâcheuse préférence pour le rangement aléatoire à vocation  dispersée.

    Ce ne serait pas irrémédiable si les propriétaires des véhicules éparpillés ne considéraient d'un très mauvais œil l'éventualité d'une trace possible sur une carrosserie rutilante et à l'arrêt entrant maladroitement en contact avec un ballon ovale et en mouvement.
    Il convient alors de se priver de cet objet rebondissant et très indépendant tant les risques d'algarades, de constats d'échec et d'ennuis à venir sont évidents. C'est sans la prunelle de ses yeux, ce merveilleux volume ovale, que le rugbyman au chômage pluvieux devra vaquer.

    Les moins réactifs se contentent d'un footing sur les trottoirs de la cité qui n'aime pas les sportifs. L'activité est vite lassante et fort risquée du reste. Les coins de rue se succèdent rapidement et on n'est jamais à l'abri de perdre un pilier en méforme ou qui n'a jamais été en forme du tout.
    Le vieux routiers de l'interdit s'est constitué une multitudes d'activité idiotes mais distrayantes susceptibles de se contenter de peu, tant au niveau de l'espace que de la lumière. Le chronomètre en bandoulière, le sifflet comme rythmique diabolique, les plots, les lattes de Gillou, les cerceaux, les pneus (encore la reine automobile) et roule ma poule, l'association remplira son objet social.

    À lire comme ça, on peut penser que la chose est amusante. Une fois peut-être mais à chaque colère des cieux, la lassitude vient aussi vite que l'exaspération et la colère monte contre cette mesure de facilité qui tend à se généraliser un peu partout.

    Bitumement vôtre.

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boutard philippe 09/12/2009 20:17


je me souviens aussi de mon dessaroi quand j'etais le président du club n'en déplaise a certain je me suis démener comme un beau diable ne serait-ce juste pour avoir une salle, un eclairage (que
profite maintenant le club) malgréles refus de la mairie j'ai toujours garder espoir meme si je savais en vain que je n'aurais pas ce que je demandais. Je sais que trop bien ce que tu ressents moi
meme j'ai eu ce sentiment d'impuissance face a cette machine a debiter des belles paroles et decret gens qui se pavanent et aime montrer leurs "pouvoir".En fait j'ai garder surtout a mon esprit que
je me heurtais a des gens qui pronaient la culture alors qu'ils n'avaient aucun echantillons sur eux, face a ces elus de ce type la cause est perdue mais gardons espoir


BR 10/12/2009 11:29


N'en déplaise à certains ...

La formule peut servir de chronique.
Agir au sein d'une association, c'est toujours rencontrer des insatisfaits.
C'est la loi du genre ...

Il me plaît quant à moi que tu es croisé le fer avec cette muniicpalité qui n'aime plus le sport depuis qu'elle a changé de couleur.
Le rouge en faisait peut-être trop, le bleu vert de gris n'en fait certainement pas assez.
La réussite est impossible. Seules les clubs pro ont droit de cité et de subvention généreuse.
Le peuple n'a qu'à bien se tenir devant sa télé pour devenir des cerveaux vides et bien votants.

Amicalement
BR