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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Théâtre en Herbe


L’heureux pas ...




Il y a quelques années de cela, le Théâtre en Herbe de Saran signifiait pour nous le début des vacances. C'était le dernier rendez-vous de nos familles : pique-nique, culture, rire et émotions. Nos enfants ont grandi avec ce merveilleux moment qui leur a donné le goût du spectacle, de la culture et ouvert des horizons nouveaux.

Puis, les restrictions budgétaires, le recul de la culture au profit des productions comme à la télévision ont poussé les militants de la Tête Noire à nous priver un long moment de ce bonheur sur herbe. Il manquait quelque chose à nos fins d'année et nos enfants étaient partis.

Ce week-end, Théâtre en Herbe nous est revenu comme un bonheur merveilleux, sous le soleil. La nostalgie n'a pas pris une ride. Nous avons retrouvé à l'identique les principes qui faisaient la grandeur de ce moment magique. La scène ouverte où l'on s’agglutine pour rire, s'émouvoir, s’enthousiasmer ou rêver, le parc où des trésors s'offrent à nos émerveillements, des chapiteaux pour des spectacles, un feu d'artifice pour la féerie d'un soir et le coin convivial pour se restaurer autrement.

Rien n'avait changé et même nos enfants sont repassés pour attester que le biberon culturel laisse toujours des traces. Raconter un festival n'est pas chose aisé et je laisse à d'autres le plaisir de vous décrire par le menu les grands moments de cette édition de la renaissance. Merci encore aux organisateurs de nous avoir redonné ce qui nous manquait tant. J'ai le dessein de mettre en avant un moment rare, une animation simple et grand public qui a ce formidable mérite de satisfaire tous les publics sans jamais rentrer dans les facilités de nos affligeantes soirées télévisuelles.

Le Repas, puisque tel est le nom de cet Ovni culturel, un Cabaret participatif sous chapiteau. Création collective du Cheptel Aleïkoum proposée par Mathieu Despoisse. Le temps du spectacle est celui d'un repas, avec l'avant, le pendant et l'après... Un chapiteau se dresse au milieu de l'espace. Des jeunes gens se pressent pour vous y accueillir avec le sourire, un broc d'eau pour vous laver les mains et un économe pour la suite des festivités. D'autres vous font la sarabande.

Des tables sont dressées au milieu et sur les côtés de cet immense espace. Le ton est donné, l'accueil est chaleureux, les tables se constituent au hasard. Quelques pitreries agrémentent la mise en place d'une foule qui se demande encore à quelle sauce elle va être mangée. Nous sommes dans un cirque, il y a des anneaux, des cordes, des roues, des instruments mais pas de gradins.

Puis le Repas commence, à moins que ce ne soit le spectacle, le hors d’œuvre ou bien la farce. Toto et ses amis nous prennent par la main pour faire de ce repas à moment à nul autre pareil où chacun à son tour sera acteur, spectateur, garçon de piste ou chef de chœur. Rien de ce qui va se dérouler ici ne ressemble à ce que vous avez connu.

Je dois rester évasif, je ne dois en rien dévoiler la surprise. Elle est grande, elle est belle, elle se doit d'être vécue. Laissez-vous porter par la magie du cirque, le bonheur simple du partage, l'effacement des distances et des conventions. Ici, les masques tombent et la bonne humeur est de rigueur. Vous pénétrez dans un autre espace temps où la grise mine est prohibée. Ici, on ne marche pas sur des œufs, quoique !



Nous sommes sortis un peu du cadre théâtral. Le repas est vraiment un concept grand public dans le sens le plus noble de cette expression si souvent galvaudée. Vous voulez accueillir 150 personnes, une fête de village, un moment particulier dans une association ou une entreprise, vous souhaitez que les gens se parlent, se découvrent et s'amusent, vous ne vous prenez pas au sérieux, vous n'avez qu'à contacter la joyeuse bande du Cheptel Aleïkoum et leur dire que vous venez de ma part. Gardez-moi une place, j'arrive !

Finesherbement vôtre

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