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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 07:23
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Les rugbymens
Le talent de la pépite …


    La furieuse bataille contre les Boocks vient à peine de s'achever que nos experts de la télévision nationale, par un chemin obscur et sinueux, déclarent que le meilleur joueur de ce combat de tranchée est «  Louis Picamolles ».

    Le sus-dit est loin d'avoir démérité, il a avancé sur chaque ballon qu'on lui donna. Il ne refusa pas sa part dans la terrible confrontation des paquets. Il poussa, plaqua, sauta, … Tout cela est vrai et il faut rendre hommage au néo-toulousain pour l'énergie donnée aux siens.

    Quelques esprit nécessairement tatillons feront remarquer qu'il achève systématiquement ses perforations par un passage au sol qui arrête l'action et ne la rend pas aussi utile que veulent bien le dire nos commentateurs avisés. Qu'importe, la victoire est belle et ce monde a besoin de personnaliser le succès, ce sera Picamoles qui héritera de la coupe Mickey.
    Faut-il être aveugle pour oublier de distinguer deux hommes qui ont sur cette partie atteint au sublime. Capitaine fer de lance et pilier d'anthologie ont crevé l'écran, broyé les verts de rage devenus verts de trouille dans l'épreuve de la mêlée fermée. Thierry Dussautoir comme chaîne en or, Vincent Barcella comme pépite étincelante, voilà les véritables héros de cette bataille quand on cède à l'injonction sociétale de distinguer parmi les hommes les plus valeureux, les plus méritants.

    Depuis quand avons nous vu un pilier « dézinguer » son vis à vis, « destroncher » les pauvres méchants d'en face, « bouffer » l'espace et l'adversaire, « casser » les vagues adverses et courir plus vite que tous. Il était partout, il illumina ce match d'une énergie incroyable, d'une efficacité exceptionnelle, d'une hargne communicative.
    Il est entrée de plain pied, de pleines épaules, à bout de bras et de courage, à la force du poignet et de son cœur dans la légende des « monstres » de ce sport où les hommes savent si bien s'élever au-dessus de la pauvre condition de mortel.

    Monsieur Barcella fut gigantesque, il a renversé la montagne hautaine, méprisante, féroce des champions du monde en exercice. Derrière  lui, tous les autres se sont mis au diapason pour oublier les coups, les chocs, les interrogations classiques lorsqu'ils affrontent une nation majeur de l'hémisphère sud.

    Son compagnon le capitaine rendit une copie presque aussi convaincante. Il était partout, déchirait le rideau adverse et donnait des ballons (lui !) qui trouvaient souvent l'homme aux trois poumons ; le pilier ailé.
    Les gazelles se sont cassé les dents ! Face à elles, il y avait des éléphants qui couraient plus vite et poussaient plus fort qu'elles. Le combat était inégal, pour une fois.

    À ma modeste place, je tenais à réparer l'injustice faite à ces deux garçons. Quand on tient absolument à mettre en lumière la performance d'un homme dans ce jeu si collectif, on ne comprend pas grand chose au rugby, ce qui n'est pas très surprenant puisque la récompense est patronnée par une banque*, on ne doit surtout pas se fourvoyer et passer à côté de l'exceptionnel, du sublime, du gigantesque.

    C'est un peu comme si la banque* en question n'avait pas vu venir la crise économique et le scandale des fonds pourris. Pardon, je m'égare ce qui ne risque pas d'arriver à notre paquet avec ces lascars merveilleux !

    Il faut maintenant trouver une vraie touche et des lancements de jeu avec les trois-quarts pour enfin rêver à une couronne mondiale sur laquelle brilleront ces joyaux.


    Dithyrambiquement vôtre.
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