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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Vol à l'étalage du net.

Un bien petit journal.

 



        Le Tarn et Garonne est un département qui est dans la zone de couverture de « La dépêche du Midi » organe de presse aux mains de la famille Baylet. Vous trouverez aisément  la couleur pastel de ce quotidien qui ressemble en tous points à ses collègues de la presse régionale. Il est difficile d'y trouver un article de fond, plus aisé de croiser des rubriques d'une merveilleuse médiocrité au milieu des dépêches d'agence sans lesquelles ces journaux ne seraient rien ou presque …

        Pour que la pluralité existe au moins dans ce département, Le petit Journal du 82, propose sa vision des choses. J'approuve des deux mains la pluralité et j'aimerais que le Loiret suive cet exemple, garant de la démocratie. Hélas, le rival de la Dépêche ne brille pas plus que son adversaire idéologique par la qualité même si la pagination semble être de meilleure qualité.

        Mais laissons-là ces querelles qui ne concernent véritablement que les habitants du plus petit département français. Notre pays se meurt d'un maillage de presse qui réduit aux acquêts la démocratie locale et le pluralisme. Une seule voie, une seule pensée, la plus possible au ras des pâquerettes et le refus du débat à l'image d'une grande chaîne de télévision qui pratique l'information à la truelle.


Photo : La Dépêche du midi.



        Ce Petit Journal dans son édition du lundi 29 août 201 a publié un article à la gloire de l'un des enfants du pays qui venait de briller dans un grand club de Rugby, champion de France. Si le sujet ne passionne pas les foules, il touche la famille, les amis et les anciens partenaires de ce solide garçon. Belle occasion de faire plaisir et d''accroître de quelques unités les ventes du jour. Il n'y a pas de mal à tout ça.

        Mais là où la chose devint inélégante et peu déontologique c'est que l'article reprit une bonne partie du billet que j'avais mis en ligne la veille sur ce garçon qui gravite dans mon environnement familial. Je comprends aisément qu'on puisse trouver plus agréable de proposer à ses lecteurs quelques paragraphes un peu mieux troussés qu'à l'accoutumée, le style n'est pas la principale préoccupation des journalistes locaux qui se trouvent contraint de « pisser » de la ligne à longueur de journée (réduction des effectifs oblige et augmentation des charges de travail  obligent …).




        Cependant, si l'emprunt n'est pas méthode qui ne contrevient pas à la déontologie du métier, l'absence de citation ou de référence frise l'incorrection et l'absence de courtoisie. Quant au plagiat, il relève des lois qui protègent la création intellectuelle. Je fus naturellement informé le jour même de cette indélicatesse, de ce vol à l'étalage du net qui aurait parfaitement pu se terminer devant une juridiction. L'emprunteur aurait dû se douter que malgré mon éloignement géographique, je devais avoir quelques accointances en ce lieu !

        J'envoyai immédiatement un mail à la rédaction
- " Messieurs...On me dit qu'un article paru dans vos colonnes ce jour concernant le match de Gillian Galan a été fortement inspiré d'un de mes textes publié sur mes deux blogs : « ... »
J'espère que vous n'avez pas oublié de signaler vos sources comme tout bon journaliste se doit de le faire et je me réserve le droit de vous poursuivre si vous ne réparez pas ce qui ne serait qu'un oubli fâcheux J'ose croire en votre bonne foi tout en doutant sérieusement de votre déontologie ainsi que de votre courtoisie.
    Merci
.

        Je téléphonai pour ne tomber que sur la standardiste, le rédacteur en chef s'absentant tout l'après-midi … Je finis par obtenir promesses de réparation avec cette réponse laconique :
 Bonjour, l'erreur a été réparée.
 Voici le texte qui passera dans notre prochaine édition.
« Gillian Galan, une rentrée réussie »
 Nous remercions M. B... R...  pour les informations concernant Gillian Galan et rappelons que deux articles (il n'y a un qu'un ) le concernant, de cet auteur, sont disponibles sur ses blogs
    Cordialement.

        L'anecdote n'a d'intérêt que pour stigmatiser une pratique qui semble ne pas être unique. Je sais qu'un journal francophone d'Abidjan a repris in-extenso le billet d'une blogueuse féministe, militante engagée et publiant également sur le Post, sans qu'elle fut citée une seule fois, et sans répondre à ses plaintes. J'ai découvert également que beaucoup de mes billets circulent sur la toile chez d'autres personnes qui n'ont pas eu la délicatesse de prévenir à défaut de demander. À l'heure où le pouvoir veut casser le dos des blogueurs, ce réseau fort gênant d'écriveurs du quotidien, d'arpenteurs des idées et des faits de société, il serait grand temps qu'on les respecte un peu ! Le devoir de citation devrait être écrit en toutes lettres dans les chartes internet et au sein des rédactions.

       Discourtoisement leur

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