Chroniques-ovales

Quelques recommandations occultes.
        

Le rugby a décidé de s'offrir un nouveau champion de France après les années sans partage de la bande des trois. Pour que nous entrions vraiment dans l'ère de l'inédit, l'inscription du nom de Clermont sur le bouclier de Brennus s'impose à tous les briseurs de malédiction !

Que les perpignanais m'excusent, mais je viens éclairer le versant obscur des monts d'Auvergne afin de  fournir quelques recommandations occultes aux autochtones.  Qu'ils puissent ainsi sortir de leur spirale diabolique des échecs en finale. Je dispose en la matière d'une crédibilité sans faille puisque à l'image des glorieux « Jaunards, » comme joueur puis comme entraîneur, j'ai perdu les cinq finales auxquelles j'ai participé !

Les données techniques, tactiques ou stratégiques ayant toutes montré leurs limites, je me permet d'indiquer à Monsieur Vern Cotter et à ses troupes quelques procédés inavouables que l'on trouve de ci et dans l'au-delà de nos campagnes profondes …

Pour se concilier les forces obscures du mal, il y a bien sûr les grands classiques qui semblent devenus l'exclusivité de la Française des jeux. Au premier rang d'entre-eux, on trouve le célèbre trèfle à 4 feuilles. Je déconseille de perdre trop de temps, lors des entraînements de la semaine à cette vaine recherche. Nos pelouses de plus en plus issues des semences de « Monsanto » en sont totalement dépourvues. Par contre à Clermont Ferrand, il serait de bon ton d'abandonner la modernité du pneu Michelin pour retrouver le plaisir du Fer à cheval, aux vertus si bénéfiques !

Le port d'une patte de lapin était très efficace pour se concilier les ondes positives mais les poches ont depuis quelques années abandonnées les short de rugby tout comme les braguettes (tout se perd et on n'est jamais assez prudent avec ou sans coquille). Le pompon de marin n'est pas plus opérationnel pour la finale, je doute qu'il soit possible d'en poser au sommet des casques de nos guerriers modernes.

Mettons encore de côté les doigts croisés qui sont particulièrement recommandés à qui veut multiplier les en-avants et autres maladresses, toute comme le conseil rituel de toucher du bois qui à chaque fois coûterait 3 points au malheureux botteur.

Entrons dans le véritable spiritisme pour déclencher les forces maléfiques au service de l'ASM Clermont Auvergne. Que chaque joueur prenne la précaution de poser ses chaussures à crampons à l'envers sous son lit lors de la sieste d'avant finale. Dans le même temps, qu'un complice hôtelier (ce qui n'est pas difficile à trouver dans le monde des bougnats), jette une poignée de clous sous chaque lit adverse. Le cœur de bœuf fraîchement tué est tout aussi efficace mais en trouver un en Seine Saint Denis n'est pas aisé.

Mes amis vierzonnais recommandent de clouer une chouette à la porte du vestiaire de Perpignan. Ce procédé risque de vous mettre à dos Brigitte Bardot, habituellement protectrice des ânes et des mulets, ne fâchez pas nos avants ! Évitez pour la même raison, de tuer tous les chats noirs que vous croiserez d'ici samedi soir. Par contre, jeter une poignée de gros sel sur le terrain, du côté des sang et or peut refroidir leurs ardeurs.

 

Il vous reste à fabriquer quelques « dagydes », des figurines de cire à l'effigie des joueurs de l'USAP qu'un sorcier berrichon enclouera lors d'un rituel ésotérique. Un passage par Blancafort, le fief de la sorcellerie, vous fera faire un tout petit détour, mais l'enjeu en vaut bien ce gros cierge.

Voilà, vous disposez des secrets les mieux gardés pour transformer le maléfice ancien en bénéfice historique pour ce samedi 6 juin qui peut entrer dans l'histoire d'Avernes. Que Lucifer et ses associés soient avec vous. Bons maléfices et autres sortilèges chamaniques.

 


Occultement vôtre.  
BR

 

Dim 31 mai 2009 Aucun commentaire