Chroniques-ovales
Aveyron et ovale.
Mon ami Henry ne m’en voudra pas si j’affirme qu’il y a un autre département de cocagne dans notre magnifique pays de France. L’Aveyron est un prétendant sérieux au titre envié de plus beau département d’Ovalie.
L’Aveyron, c’est une longue relation d’amour entre l’histoire, la tradition culinaire, la géographie et les hommes. La dureté y côtoie la douceur, l’hiver y est tout aussi rude que ses étés généreux en soleil.
Les rivières y ont façonné un paysage à vous couper le souffle, au figuré lorsqu’on admire des panoramas somptueux, au propre lorsqu’il vous vient la folie d’enfourcher un V. T. T. C’est vrai que le sport fait bon ménage avec la nature dans cet espace préservé de la folie des hommes.
Entre Causses et rivières sauvages, la nature vous a construit le plus bel espace de sport qui soit. Sur l’onde tumultueuse du Tarn, de la Jonte, de la Dourbie, de l’Aveyron, du Viaur et de tant d’autres impétueux, vous pouvez pratiquer toutes les activités nautiques : le Kayak et son petit frère Canoë, le Rafting pour des sensations fortes plus accessibles, l’hydrospeed pour celui qui aime se jeter à l’eau, le canoying pour les plus téméraires, la natation pour le repos de tous.
En sortant de l’eau, il suffit de lever la tête pour découvrir les immenses possibilités de cette nature ciselée par des millions d’années d’érosion de ces plateaux calcaires. L’escalade, la via ferrata, le delta plane, parapente pour ceux qui aiment prendre de la hauteur. Le saut à l’élastique pour les accros à l’adrénaline et du retour rapide sur terre.
Pour les amateurs du plancher des vaches ou des moutons, le V.T.T. vous permet de décliner tous les plaisirs du sport, de la nature, de l’émotion et de la déclivité. Le cyclisme sur route est ici, le cousin aveyronnais de la montagne russe, pas une seconde de répit ; pour les yeux comme pour le cœur.
Le sac au dos et les jumelles en bandoulière, le randonneur marchera sur un nuage de béatitude. Les rapaces au dessus de sa tête, des paysages variés et sauvages, du relief et du sublime. Des chemins de spiritualité et d’émotions. Une nuit dans un gite ou dans une grotte et toujours des rencontres inoubliables.
Les gens de ce pays sont à l’image de la nature. Chaleureux et exigeants, rudes et ouverts, généreux et secrets, accueillants et réservés. Pour les découvrir vraiment, il faut aller à la rencontre d’une gastronomie qui s’est construite dans la modestie des années noires des siècles d’austérité.
La sanguete ou le farcous, les tripoux et l’aligot, le bajanat et la truffade sont autant de plats d’un monde qui ne connaissait pas l’opulence. Puis le confit et le magret, le foie gras et la viande d’Aubrac ont fait basculer cette cuisine de la modestie vers la grandeur tout en restant toujours simple.
Le vin de Marcillac a pris son envol grâce à des magiciens vignerons qui ont su faire chanter ce rustique cépage mansois. Vous avez dans le verre un vin à nul autre pareil qui ressemble tant à cette terre.
L’agriculture n’est pas en reste avec des produits de tradition et de raison.
Le veau du Ségala ou la vache de l’Aubrac, le roquefort et le bleu des Causses, les fruits de Paulhe et les brebis du larzac.
La liste est longue et le joueur de Rugby trouve dans ce pays les mille et une facettes qui lui donnent goût à la vie, et à tous les plaisirs simples. Le bonheur est dans le pré, sur la rivière, dans les assiettes et dans les montagnes de ce pays qui est le paradis du Stage sportif, du séjour pour des vacances autrement, pour un retour aux sources de l’authenticité !
Pittoresquement vôtre.
BR
Je cherche à construire un ensemble cohérent dans une veine littéraire sur le rugby.
Votre encouragement est utile dans un désert où rare sont ceux qui s'attachent à ce que j'écris.
Trop de texte, trop compliqué, mots savants parfois, … sont des critiques fréquentes pour ceux qui renoncent à fréquenter ce blog. Il y a aussi le refus d'en faire la promotion par les instances régionales du rugby qui ne perçoivent pas l'intérêt d'une critique caustique.
Je vous souhaite la bienvenue dans le clan très fermé de mes lecteurs éclairés.
Humblement vôtre.
BR
Vous êtes musicien, j'use parfois de la métaphore musicale et ai écrit quelques chansons pour un ami gersois. Elles sont dans la partie gauche du blog, "à la lumière d'une chandelle !"
Je ne sais pas quel genre est le vôtre mais vous pouvez lire la chronique sur la chorale de Saint Fulbert et consulter les liens, tout comme celle sur l'ami Grabowsky. Le marinier Jacques est également chanteur et des liens sont proposés dans la chronique ' Vent d'ouest".
Une collaboration rugbystiquo musicale ou inversement, peut être envisagée pour, qui sait, enfin prophétiser en nos pays !
Vive la parole libre comme l'air de la chanson !
Mélodieusement vôtre.
BR



