Chroniques-ovales
Les belles années juniors ne s'oublient jamais !
La chronique qui racontait l'histoire de celui qui a rendu son paletot a réveillé la nostalgie et
relancé ce réseau souterrain qui unit pour toujours ceux qui un jour jouèrent dans la même équipe junior.
J'ai cru comprendre qu'il en est souvent ainsi dans les clubs. Ces années-là sont une sorte de parenthèse qui se trouve à mi-chemin de l'enfance et de la dure réalité de l'âge adulte. Dans cet entre-deux de la fin de l'adolescence, un trait d'union aussi puissant que le Rugby laisse une trace indélébile dans les mémoires.
Indélébile est sans doute l'adjectif le plus ambigu qui soit pour ce passé fait de
folies et d'excès insensés (jeunesse oblige). Il y a plus de souvenirs totalement débiles que de raison dans le coffret à
mémoire indicible. Il y eut plus de tâches obscures effacées grâce à la mansuétude d'encadrants bien plus bienveillants que ceux qui entourèrent Mathieu Bastareaud il y a peu, que d'actions glorieuses et avouables !
Mais le passé a enveloppé ce temps de l'aura magnifiée du bel âge, du bon vieux temps, de ce temps merveilleux de l'insouciance et de toutes les portes encore ouvertes devant soi. Il donne à cette période une dimension mythique d'aventure chevaleresque ou de quête initiatique.
Les années envolées ont effacé les querelles, les échecs cuisants, les déceptions individuelles, les actions inavouables. Il ne reste, gravés dans le marbre, que les heures
victorieuses et les délires magnifiques. Le Rugby ouvre la porte à des écarts qui demeureront à jamais le ciment imputrescible des générations qui les commirent !
Ainsi, à la lecture de la chronique, le réseau a fonctionné. Le texte est passé d'ordinateurs en téléphones portables, de forums en messageries, de mails en conversations directes (elles existent encore). Tous les gaziers se sont retrouvés derrière l'affront fait à l'un des leurs. Ils se sont souvenus de ceux qu'ils subirent les uns après les autres et qui les contraignirent à rompre avec ce club qui les avait réunis pour le meilleur d'abord et le pire ensuite.
Ils ont réagi en équipe, la leur, quand ils s'appelaient les
« Gaziers ». Celle qui demeurera éternellement dans leur tête ! Les messages de soutien ont donné l'occasion de se remémorer tout en apportant un réconfort symbolique à
Stéphane.
Les générations se sont confondues pour condamner ceux qui ont cassé le jouet qui avait été le leur. Ils oublient peut-être que les hommes en place au sommet de la grande pyramide ne sont pas responsables de tout. Mais comme l'écrit la sagesse indienne :
« Il faut répondre au diable dans la langue du diable ! »
et ils ne se gènèrent pas pour mettre au banc d'infamie, ces beaux messieurs cravatés qu'ils virent arriver sur la pointe des pieds, à l'époque ...
Le texte a fait le tour du pays, d'autres joueurs ont trouvé des ressemblances avec des
clubs d'ailleurs. Les hommes sont éternels et l'ingratitude est bien plus commode et efficace que la reconnaissance et les remerciements.
J'espère simplement que lorsqu'ils arriveront à cet âge d'homme où l'on pose définitivement les crampons pour rendre parfois au rugby ce qu'il vous a donné, ils deviendront des dirigeants ou des éducateurs, forts des valeurs qui furent celles des Gaziers ici, d'autres bandes ailleurs.
Gaziernostalgiquement vôtre.
La chronique qui racontait l'histoire de celui qui a rendu son paletot a réveillé la nostalgie et
relancé ce réseau souterrain qui unit pour toujours ceux qui un jour jouèrent dans la même équipe junior.J'ai cru comprendre qu'il en est souvent ainsi dans les clubs. Ces années-là sont une sorte de parenthèse qui se trouve à mi-chemin de l'enfance et de la dure réalité de l'âge adulte. Dans cet entre-deux de la fin de l'adolescence, un trait d'union aussi puissant que le Rugby laisse une trace indélébile dans les mémoires.
Indélébile est sans doute l'adjectif le plus ambigu qui soit pour ce passé fait de
folies et d'excès insensés (jeunesse oblige). Il y a plus de souvenirs totalement débiles que de raison dans le coffret à
mémoire indicible. Il y eut plus de tâches obscures effacées grâce à la mansuétude d'encadrants bien plus bienveillants que ceux qui entourèrent Mathieu Bastareaud il y a peu, que d'actions glorieuses et avouables !Mais le passé a enveloppé ce temps de l'aura magnifiée du bel âge, du bon vieux temps, de ce temps merveilleux de l'insouciance et de toutes les portes encore ouvertes devant soi. Il donne à cette période une dimension mythique d'aventure chevaleresque ou de quête initiatique.
Les années envolées ont effacé les querelles, les échecs cuisants, les déceptions individuelles, les actions inavouables. Il ne reste, gravés dans le marbre, que les heures
victorieuses et les délires magnifiques. Le Rugby ouvre la porte à des écarts qui demeureront à jamais le ciment imputrescible des générations qui les commirent !Ainsi, à la lecture de la chronique, le réseau a fonctionné. Le texte est passé d'ordinateurs en téléphones portables, de forums en messageries, de mails en conversations directes (elles existent encore). Tous les gaziers se sont retrouvés derrière l'affront fait à l'un des leurs. Ils se sont souvenus de ceux qu'ils subirent les uns après les autres et qui les contraignirent à rompre avec ce club qui les avait réunis pour le meilleur d'abord et le pire ensuite.
Ils ont réagi en équipe, la leur, quand ils s'appelaient les
« Gaziers ». Celle qui demeurera éternellement dans leur tête ! Les messages de soutien ont donné l'occasion de se remémorer tout en apportant un réconfort symbolique à
Stéphane.Les générations se sont confondues pour condamner ceux qui ont cassé le jouet qui avait été le leur. Ils oublient peut-être que les hommes en place au sommet de la grande pyramide ne sont pas responsables de tout. Mais comme l'écrit la sagesse indienne :
« Il faut répondre au diable dans la langue du diable ! »
et ils ne se gènèrent pas pour mettre au banc d'infamie, ces beaux messieurs cravatés qu'ils virent arriver sur la pointe des pieds, à l'époque ...
Le texte a fait le tour du pays, d'autres joueurs ont trouvé des ressemblances avec des
clubs d'ailleurs. Les hommes sont éternels et l'ingratitude est bien plus commode et efficace que la reconnaissance et les remerciements.J'espère simplement que lorsqu'ils arriveront à cet âge d'homme où l'on pose définitivement les crampons pour rendre parfois au rugby ce qu'il vous a donné, ils deviendront des dirigeants ou des éducateurs, forts des valeurs qui furent celles des Gaziers ici, d'autres bandes ailleurs.
Gaziernostalgiquement vôtre.
Lun 2 nov 2009
3 commentaires
Patrick
Je suis heureux de te retrouver parmi les visiteurs de mes chroniques. Tu viens de rentrer dans le Cercle des mécontents, des insatisfaits, des pas fréquentables, des rebelles ...
Dans le Rugby d'ici, les gentils sont mis en avant. On oublie que ce sont les gens de carractère qui mènent les vrais combats. Et sans bataille, pas de victoires impossibles obtenues par la seule volonté du courage.
À BIENTÔT sur cet espace de liberté.
Je suis heureux de te retrouver parmi les visiteurs de mes chroniques. Tu viens de rentrer dans le Cercle des mécontents, des insatisfaits, des pas fréquentables, des rebelles ...
Dans le Rugby d'ici, les gentils sont mis en avant. On oublie que ce sont les gens de carractère qui mènent les vrais combats. Et sans bataille, pas de victoires impossibles obtenues par la seule volonté du courage.
À BIENTÔT sur cet espace de liberté.
BR
merci pour mon intronisation dans le cercle de ceux qui ne veulent pas céder et courber l'échine. Ces memes dirigeants (dont un prétentieux mini dictateur assoiffé de pouvoir t'avait
donné beaucoup d'espoirs un moment) m'ont mis au ban de la société RCO. Je leur en veux beaucoup mais les miens me brident pour ne pas réagir. Mais un jour, ils devront rendre des comptes.
Comme tu le sais je suis à la retraite et j'avais misé sur le RCO pour me creer des occupations. J'ai du temps de libre et si cela te dit, tu peux éventuellement me solliciter.
A + peut être
Comme tu le sais je suis à la retraite et j'avais misé sur le RCO pour me creer des occupations. J'ai du temps de libre et si cela te dit, tu peux éventuellement me solliciter.
A + peut être
Paddy DUSSART - le 02/11/2009 à 18h39
La retraite et le flambeau !
Une belle chronique à écrire. L'histoire d'un rejeté de plus, d'un rejeté de trop qui s'en va en guerre contre les impies de la grande pyramide …
La bataille est perdue d'avance, l'argent, la gloire et les honneurs sont pour eux !
Je te propose de travailler à la base, loin de ce sommet inaccessible qui corrompt et rend aveugle aux réalités. Tu fais la publicité pour ce site que j'anime avec l'énergie de l'espoir en l'homme.
Chaque matin, proposer l'aticle à des lecteurs potentiels.
Ce n''est pas grand chose mais ça ennuie ceux qui ne nous supportent plus.
Lis la main du diable et tu comprendras un peu ...
Tu peux également participer à la folle aventure de la Bane à Jules.
Les mêmes recettes qu'autrefois, la rigueur sur le pré, le sérieux en dehors, l'approche à la fois du joueur et de l'homme en devenir et les progrès viennent. Ils sont peu nombreux mais ont une foi incroyable dans leur groupe.
Tu les aurai vu gagner aux Montées face à une équipe 2 ayant 2 gars du pôle et 5 de la Balandrade.
La Bande, de bric et de broc leur a donné une leçon d'envie.
Bientôt ce sera de rugby.
A bientôt au pied d'une pyramide qui finira par s'effondrer ……
Une belle chronique à écrire. L'histoire d'un rejeté de plus, d'un rejeté de trop qui s'en va en guerre contre les impies de la grande pyramide …
La bataille est perdue d'avance, l'argent, la gloire et les honneurs sont pour eux !
Je te propose de travailler à la base, loin de ce sommet inaccessible qui corrompt et rend aveugle aux réalités. Tu fais la publicité pour ce site que j'anime avec l'énergie de l'espoir en l'homme.
Chaque matin, proposer l'aticle à des lecteurs potentiels.
Ce n''est pas grand chose mais ça ennuie ceux qui ne nous supportent plus.
Lis la main du diable et tu comprendras un peu ...
Tu peux également participer à la folle aventure de la Bane à Jules.
Les mêmes recettes qu'autrefois, la rigueur sur le pré, le sérieux en dehors, l'approche à la fois du joueur et de l'homme en devenir et les progrès viennent. Ils sont peu nombreux mais ont une foi incroyable dans leur groupe.
Tu les aurai vu gagner aux Montées face à une équipe 2 ayant 2 gars du pôle et 5 de la Balandrade.
La Bande, de bric et de broc leur a donné une leçon d'envie.
Bientôt ce sera de rugby.
A bientôt au pied d'une pyramide qui finira par s'effondrer ……
BR
salut BR!
Heureux de te retrouver, heureux d'avoir des nouvelles de cette generation dorée du RCO qui fut sacrifiée au fil des ans. Je te salue bien bas et te dis a bientôt au bord d'un terrain. Lilian
Heureux de te retrouver, heureux d'avoir des nouvelles de cette generation dorée du RCO qui fut sacrifiée au fil des ans. Je te salue bien bas et te dis a bientôt au bord d'un terrain. Lilian
lilian - le 04/11/2009 à 17h28
Bonjour Liian.
Tu te conscres au massages réparateurs …
Je donne dans les messages accusateurs …
Unepetite lettre nous sépare et nous nous retrouverons sur une vague qui n'a pas, heureusement, que des creux !
Tu te conscres au massages réparateurs …
Je donne dans les messages accusateurs …
Unepetite lettre nous sépare et nous nous retrouverons sur une vague qui n'a pas, heureusement, que des creux !
BR
Combien de joutes tu as menées et non des moindres! souviens toi du petit homme du Gers.
Quelques bons souvenirs qui restent gravés.
Merci pour Stéphane et tous les autres gaziers.
A te revoir au détour d'un stade
Amitiés rugbystiques