Chroniques-ovales
Quand les souvenirs finissent par nuire !
À TOUS CEUX QUI POUR UN TEMPS SEULEMENT SE RETROUVENT DANS CETTE GALÈRE ….
Dans le sport comme hélas, dans les restaurants gastronomiques, les plats ne passent qu'une fois. Inutile d'escompter
un second service et encore moins d'emporter et de réchauffer ce qui vous a fait saliver …
Au Rugby, vivre du souvenir des occasions manquées, de ces belles années, d'une génération bénie des dieux, c'est prendre l'énorme risque de figer la sauce, de rester prisonnier du passé et de ne pas aborder comme il convient un présent un peu moins digeste.
Tout passe, tout lasse aussi. Quelquefois les truismes sont bons à écrire pour ceux qui se cachent derrière la palissade pour oublier de regarder vers ces lendemains qui déchantent.
Quand le noyau dur d'une formation vieillit aussi inexorablement qu'avancent les nouvelles saisons; quand le
renouvellement des générations ne se fait pas pour de multiples raisons, le ronron des années dorées anesthésie les vieux grognards qui risquent de se réveiller à l'étage inférieur.
Quand les personnes références sont parties sur la pointe des crampons, ceux qui restent oublient de remplir le vide ainsi créé. L'illusion du passé persiste pour les joueurs fidèles mais incapables d'assumer les responsabilités des absents. Personne ne vient les aiguillonner pour les sortir d'une léthargie qui accompagne matches et entraînements jusqu'à ce que l'inéluctable apparaisse enfin à tous !
Quand les quelques jeunes égarés ici, ne trouvent pas une place pleine et entière dans un groupe dominé par la
nostalgie, quand la différence d'âge devient barrière d'incompréhension et de non communication, quand l'intégration se heurte à ces défaites qui chagrinent, le malaise s'installe, la jeunesse
n'apporte pas la flamme qui fait défaut et le club s'enfonce dans les défaites.
Quand l'objectif initial n'est plus aussi enthousiasmant que celui des années de gloire, quand il faut se battre comme des chiens à chaque match pour engranger des petits points, quand la survie impose sacrifice et abnégation, le discours de maintien ne s'improvise pas au fil des désillusions. Il se doit d'être implicite dès le départ pour placer chacun dans un contexte réel de combat !
Quand le statut d'un club change d'une année à l'autre, quand personne n'a vu venir cette dégradation symbolique, quand les visiteurs viennent en pays conquis sans la crainte des années précédentes, il faut resserrer les rangs pour trouver en soi la force de renverser les montagnes.

Quand l'arbitre regarde le classement, qu'il ne juge plus de la même façon, que les décisions ne sont plus aussi favorables que par le passé, il faut serrer les dents, courber l'échine et garder patience et confiance.
Quand les amis, les spectateurs, les dirigeants ont perdu cette conviction qui les poussaient à vous encourager dans la tourmente, quand le silence se fait dès les premiers points encaissés, quand les dos se tournent et les gradins se vident, il faut croire en soi et se moquer du reste pour rester droit dans ses crampons jusqu'au dernier coup sifflet final.
Quand la presse s'empresse de ne plus rendre compte, quand les compte-rendus fondent comme neige au soleil, quand le ton est plus incisif, même s'il est plus facile de baisser les bras que de se révolter, il faut pour relever le gant seul contre tous !
Mais la chute n'est jamais inéluctable. Changer de posture, accepter l'adversité, se resserrer autour de ce maillot,
souffrir à l'entraînement, se parler et se moquer des railleries sont autant de conditions indispensables à la réalisation d'un miracle qui demeure accessible. Seule la fuite ne permet jamais
d'inverser le cours des choses.
Rustiquôpiniatrement vôtre.
À TOUS CEUX QUI POUR UN TEMPS SEULEMENT SE RETROUVENT DANS CETTE GALÈRE ….
Dans le sport comme hélas, dans les restaurants gastronomiques, les plats ne passent qu'une fois. Inutile d'escompter
un second service et encore moins d'emporter et de réchauffer ce qui vous a fait saliver …Au Rugby, vivre du souvenir des occasions manquées, de ces belles années, d'une génération bénie des dieux, c'est prendre l'énorme risque de figer la sauce, de rester prisonnier du passé et de ne pas aborder comme il convient un présent un peu moins digeste.
Tout passe, tout lasse aussi. Quelquefois les truismes sont bons à écrire pour ceux qui se cachent derrière la palissade pour oublier de regarder vers ces lendemains qui déchantent.
Quand le noyau dur d'une formation vieillit aussi inexorablement qu'avancent les nouvelles saisons; quand le
renouvellement des générations ne se fait pas pour de multiples raisons, le ronron des années dorées anesthésie les vieux grognards qui risquent de se réveiller à l'étage inférieur.Quand les personnes références sont parties sur la pointe des crampons, ceux qui restent oublient de remplir le vide ainsi créé. L'illusion du passé persiste pour les joueurs fidèles mais incapables d'assumer les responsabilités des absents. Personne ne vient les aiguillonner pour les sortir d'une léthargie qui accompagne matches et entraînements jusqu'à ce que l'inéluctable apparaisse enfin à tous !
Quand les quelques jeunes égarés ici, ne trouvent pas une place pleine et entière dans un groupe dominé par la
nostalgie, quand la différence d'âge devient barrière d'incompréhension et de non communication, quand l'intégration se heurte à ces défaites qui chagrinent, le malaise s'installe, la jeunesse
n'apporte pas la flamme qui fait défaut et le club s'enfonce dans les défaites.Quand l'objectif initial n'est plus aussi enthousiasmant que celui des années de gloire, quand il faut se battre comme des chiens à chaque match pour engranger des petits points, quand la survie impose sacrifice et abnégation, le discours de maintien ne s'improvise pas au fil des désillusions. Il se doit d'être implicite dès le départ pour placer chacun dans un contexte réel de combat !
Quand le statut d'un club change d'une année à l'autre, quand personne n'a vu venir cette dégradation symbolique, quand les visiteurs viennent en pays conquis sans la crainte des années précédentes, il faut resserrer les rangs pour trouver en soi la force de renverser les montagnes.

Quand l'arbitre regarde le classement, qu'il ne juge plus de la même façon, que les décisions ne sont plus aussi favorables que par le passé, il faut serrer les dents, courber l'échine et garder patience et confiance.
Quand les amis, les spectateurs, les dirigeants ont perdu cette conviction qui les poussaient à vous encourager dans la tourmente, quand le silence se fait dès les premiers points encaissés, quand les dos se tournent et les gradins se vident, il faut croire en soi et se moquer du reste pour rester droit dans ses crampons jusqu'au dernier coup sifflet final.
Quand la presse s'empresse de ne plus rendre compte, quand les compte-rendus fondent comme neige au soleil, quand le ton est plus incisif, même s'il est plus facile de baisser les bras que de se révolter, il faut pour relever le gant seul contre tous !
Mais la chute n'est jamais inéluctable. Changer de posture, accepter l'adversité, se resserrer autour de ce maillot,
souffrir à l'entraînement, se parler et se moquer des railleries sont autant de conditions indispensables à la réalisation d'un miracle qui demeure accessible. Seule la fuite ne permet jamais
d'inverser le cours des choses.
Rustiquôpiniatrement vôtre.
Mar 24 nov 2009
2 commentaires
Merci inconnu et néanmoins lecteur enthousiaste (ne pas trop en faire quand même) !
BR
Bonjour BR,
Vous avez probablement bien cerné la problématique d'un club qui sombre!
Mais cette situation est tellement propice aux purges diverses et variées...
Le dirigeant en Blazer, le joueur qui n'a pas d'âme, l'entraineur sans solutions...
Comme toutes les crises de croissance, il faut en passer par là pour mieux rebondir!
Pour un entraineur, c'est une bénédiction: on propose, on capte, on impose, on recadre, on cherche, on exige, on change et on recommence...
C'est tellement mieux quand tout va mal car c'est dans la m.... que l'on se révèle!!!
deux solutions: on s'assoie et on pleure, ou l'on se bat sans certitude de succès!
Lavéritésijemens,
N le texan
Vous avez probablement bien cerné la problématique d'un club qui sombre!
Mais cette situation est tellement propice aux purges diverses et variées...
Le dirigeant en Blazer, le joueur qui n'a pas d'âme, l'entraineur sans solutions...
Comme toutes les crises de croissance, il faut en passer par là pour mieux rebondir!
Pour un entraineur, c'est une bénédiction: on propose, on capte, on impose, on recadre, on cherche, on exige, on change et on recommence...
C'est tellement mieux quand tout va mal car c'est dans la m.... que l'on se révèle!!!
deux solutions: on s'assoie et on pleure, ou l'on se bat sans certitude de succès!
Lavéritésijemens,
N le texan
N le texan - le 03/12/2009 à 19h16
Pour ce qui est des expériences de ce genre, j'ai été particulièrement bien servi.
Je suis de ces entraîneurs qu'on vient chercher quand on n'a plus beaucoup de budget.
Souvent bénévole, rarement contacté, j'ai connu des galères terrible de feu la promotion nationale jusqu'à l'honneur.
J'ai choisi de reprendre les juniors après de longues années avec les seniors.
J'ai entraîné avec Fouroux, dans la catégorie : on pleure mais on continue à se battre, ce fut épique et formidable. J'ai travaillé avec Dider Nouralut pendant trois années mais je n'ai pas de NOM …
C'est ainsi, il ne fau ni le regretter ni en faire une gloire.
par contre, j'ai toujours eu l'assentiment des joueurs sur la variété, la pertinence et l'intérêt de mes entraînements et dans le même temps, j'ai connu la haine des dirigeants.
Celà vient de cet esprit frondeur qui transpire sans doute dans mes chroniques.
Monsiur le texan, bienvenue au club des rebelles d'Ovalie et des grandes gueules qui ne reculeront jamais pour un mauvias mot à dire.
Irrémédiablement vôtre.
Br
Je suis de ces entraîneurs qu'on vient chercher quand on n'a plus beaucoup de budget.
Souvent bénévole, rarement contacté, j'ai connu des galères terrible de feu la promotion nationale jusqu'à l'honneur.
J'ai choisi de reprendre les juniors après de longues années avec les seniors.
J'ai entraîné avec Fouroux, dans la catégorie : on pleure mais on continue à se battre, ce fut épique et formidable. J'ai travaillé avec Dider Nouralut pendant trois années mais je n'ai pas de NOM …
C'est ainsi, il ne fau ni le regretter ni en faire une gloire.
par contre, j'ai toujours eu l'assentiment des joueurs sur la variété, la pertinence et l'intérêt de mes entraînements et dans le même temps, j'ai connu la haine des dirigeants.
Celà vient de cet esprit frondeur qui transpire sans doute dans mes chroniques.
Monsiur le texan, bienvenue au club des rebelles d'Ovalie et des grandes gueules qui ne reculeront jamais pour un mauvias mot à dire.
Irrémédiablement vôtre.
Br
BR
bonne continuation et a bientot