Partager l'article ! Chêne ou Roseau: Encore ... On le croyait fort comme un chêne Il a ployé comme un ros ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
On le croyait fort comme un chêne
Il a ployé comme un roseau
Aux premiers coups qui se déchaînent
Sa vie peu tomber en lambeaux
Mon ami reste parmi les tiens
Nous avons tant besoin de toi
De ces émois qui font du bien
De cette présence qui est ta loi
On le croyait fort comme un chêne
Il a ployé comme un roseau
Aux premiers coups qui se déchaînent
Sa vie est devenue fardeau
Le passé est encore présent
Des anecdotes qui font sourire
Des souvenirs qui sont vivants
Pour un futur encore à venir
On le croyait fort comme un chêne
Il a ployé comme un roseau
Même si les coups se déchaînent
Sa vie est restée son radeau
Le mauvais sort va s'envoler
Les nuages vont disparaître
Et ton bonheur va s'imposer
Pour une vie qui va renaître
On le croyait fort comme un chêne
S'il a plié comme un roseau
Bien que les coups se déchaînent
Sa survie est notre cadeau
Merci la vie, merci encore
Cette lutte t'a fait vainqueur
Pour que sur ces quelques accords
Qu'on puisse te chanter en chœur
Tu te croyais fort comme un chêne
Tu as plié comme un roseau
Mais c'est toi qui nous entraîne
Sur ce magnifique adagio !
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