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Le monde selon C'est Nabum

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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Tournent les moulins

Le bon grain est livré …



Un filet d'eau accourt

Un brin de vent qui souffle

Les moissonneurs qui courent

Quand mon vieil âne s'essouffle


Tournent les moulins chagrins

Roulent les gros grains coquins

La roue beigne dans l'eau

Les pales s'étirent en haut


La meule écrase et moud

Quand le meunier veille

Ce grain est à son goût

Il n'aura pas sommeil


Tournent les moulins vilains

Roulent les gros grains coquins

La roue beigne dans l'eau

Les pales s'étirent en haut


Des minotiers félons

Nous ont tourné le dos

L'aube ne tourne plus rond

Les ailes sont au repos


Tournent les moulins hautins

Roulent les gros grains coquins

La roue beigne dans l'eau

Les pales s'étirent en haut


L'énergie va manquer

Les éléments remplacent

Cette électricité

Qui a perdu la face


Tournent les moulins câlins

Roulent les gros grains coquins

La roue beigne dans l'eau

Les pales s'étirent en haut


De l'aube au crépuscule

Sans prendre de quartier

Une meule qui calcule

Le nouveau prix du blé


 Tournent les moulins mâtins

Roulent les gros grains coquins

La roue beigne dans l'eau

Les pales s'étirent en haut

 
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